Sécurité routière : c’est quoi les radars double face ?

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Morane / Adobe Stock

Apparus en 2014, les radars dits double face se déploient progressivement sur le bord de nos routes. Début juillet, la ville du Mans, dans la Sarthe, en a installé un sur la rocade Ouest. Sur l’ensemble du territoire, on en compterait plus de 200 actuellement, d’après BFMTV.

Les radars double face, c’est quoi ?

Cet équipement, mis au point par la société Parifex, ne doit pas être confondu avec le radar « double sens » qui flashe les véhicules en infraction venant des deux sens de circulation. Il contrôle la vitesse de circulation à l’avant et prend une photo de l’avant et de l’arrière des véhicules de tous types flashés en excès de vitesse.

Deux modèles ont été testés à partir de fin 2014, puis homologués en 2018 :

  • un premier avec une cabine unique équipée de deux optiques permettant de flasher l’avant, puis l’arrière du véhicule ;
  • et un second équipé de deux cabines (un premier équipement couplé à un deuxième appareil de prise de vue posé sur un mât) installées à une dizaine de mètres l’une de l’autre afin de prendre deux clichés simultanément.

Fin mai, un nouveau radar automatique plus performant, le Parifex Nano, a été homologué pour contrôler la vitesse dans les radars double face. Il peut repérer les différents types de véhicules pour les flasher à des vitesses distinctes et identifier ceux en infraction.

Quel est l’intérêt de ces radars « double face » ?

L’intérêt de ces radars est triple. Ils permettent de verbaliser plus facilement les motards, dont la plaque d’immatriculation se trouve uniquement à l’arrière, mais également d’éviter de dénoncer un autre conducteur en cas d’infraction. En effet, la photo de l’habitacle du véhicule prise de face permet « d’identifier plus facilement l’auteur de l’infraction », précise le site Radars-auto.com.

Enfin, en flashant par l’avant et l’arrière, ces équipements améliorent le taux d’élucidation des infractions. En 2014, lors du lancement de l’expérimentation de ces nouveaux radars, environ 38 % des photographies prises par les radars discriminants n’étaient pas exploitables (images de mauvaise qualité, plaque d’immatriculation illisible), selon la Sécurité routière.

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