Conduite accompagnée : quelles règles s'appliquent à l'accompagnateur ?

L'accompagnateur d'un candidat au permis de conduire qui passe pas l'apprentissage anticipé se doit de respecter les mêmes règles de sécurité que le conducteur. 

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© LightFieldStudios

En tant qu’accompagnateur désigné, vous devez respecter les mêmes règles de sécurité que le conducteur. En cas de contrôle positif à l’alcool ou aux stupéfiants, vous pouvez perdre votre permis* (dont vous devez être titulaire depuis plus de cinq ans sans interruption ni délit routier).

Pas de sieste et pas de smartphone non plus. Votre enfant est sous votre responsabilité et sous votre « surveillance constante et directe »*. Vous devez veiller à ce qu’il respecte le Code de la route, en particulier les limitations de vitesse pour les conducteurs novices.

Prévenir son assureur

Vous devez prévenir votre assureur que vous allez encadrer votre enfant dans votre voiture. En général, cet avenant au contrat n’entraîne aucune surprime, les accidents pendant la conduite accompagnée étant rarissimes. Mais il peut y avoir une franchise « conducteur novice » et, en cas d’accident responsable, un malus vous sera imputé.

Plusieurs personnes peuvent être accompagnatrices si elles ont fait les démarches auprès de leur assureur et de l’auto-école. Cela peut être son autre parent, sa grand-mère, un voisin...

Le livret d’apprentissage et l’attestation d’assurance doivent se trouver dans la voiture.

Un apprentissage très jeune

Depuis 2014, les jeunes peuvent commencer dès 15 ans la conduite accompagnée (ou AAC, apprentissage anticipé de la conduite). Après avoir effectué vingt heures de conduite en auto-école et avoir réussi l’examen du code, le jeune doit effectuer 3 000 kilomètres sur une période d’au moins un an. Il peut ensuite passer son permis dès 17 ans, mais il ne pourra conduire seul qu’à partir de ses 18 ans.

75 % : C'est le taux de réussite à l'épreuve pratique pour les candidats qui ont suivi l'apprentissage anticipé de la conduite, contre 52 % pour les candidats qui ont suivi la formation traditionnelle. (Source : Sécurité routière).

Grâce à la conduite accompagnée, la période probatoire est réduite. Le permis passe de 6 à 12 points au bout de deux ans sans infraction. Depuis 2019, les titulaires du permis depuis plus de six mois peuvent même faire baisser cette période probatoire à dix-huit mois (pour l’AAC) en suivant une formation de sensibilisation de sept heures.

*Art. L234, L235 et R211 du Code de la route.

DF
Auteurs : Roselyne Poznanski  | Avec Christophe Ramond, directeur Etudes et Recherche à l'association Prévention routière.
Article publié le 

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