Quel poêle à bois installer chez soi ?

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© perfectlab - iStock

Pour un chauffage continu ou intermittent ?

Souvent installé au rez-de-chaussée dans la pièce à vivre, un poêle à bois peut répondre à deux objectifs.

Devenir un chauffage d’appoint et procurer le plaisir de belles flammes et du crépitement du bois. Dans ce cas, un poêle à bûches est indiqué. Il faudra alors le faire vivre en l’alimentant régulièrement à la main.

Chauffer votre maison en continu, en complément, voire en remplacement, d’un chauffage principal (à l’électricité, au gaz, au fioul). « Dans ce cas, privilégiez un poêle à granulés (aussi appelés pellets), indique Cédric Laurent, directeur commercial du groupe Seguin, spécialiste de la production et la distribution de matériel de chauffage au bois et aux granulés. Ces appareils programmables s’autoalimentent grâce à un réservoir intégré qui leur confère une autonomie pouvant aller jusqu’à trois jours. » Vous pouvez, par exemple, lui ordonner d’atteindre les 21 °C le matin au réveil ou le soir, lorsque vous êtes à la maison, et de maintenir une température de 18 °C le reste du temps. Certains sont même pilotables depuis un smartphone s’ils intègrent un module Wi-Fi.

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Comment évaluer la puissance nécessaire ?

Le calcul pour déterminer la puissance (exprimée en kilowatts, kW) dont vous avez besoin paraît simple : 1 kW permet de chauffer 10 m2 (ou 20 m2 dans une maison construite aux normes RT2012). Soit un poêle d’une puissance de 6 kW pour chauffer environ 60 m2 ou 8 kW pour 80 m2.

Attention, cette formule ne tient pas compte de la hauteur du plafond ni du niveau d’isolation de votre maison qui est déterminant. Ne cédez donc pas à la facilité en choisissant le poêle le plus puissant : il pourrait être surdimensionné par rapport à vos besoins. Résultat, il fonctionnera en sous-régime, la combustion sera de mauvaise qualité, ce qui encrassera plus vite le conduit de fumée, raccourcira la longévité de l’appareil et pourrait vous mettre en danger !

« Mieux vaut faire appel à un professionnel qui va étudier le dimensionnement nécessaire par rapport à la taille et la configuration de la pièce dans laquelle il sera installé, et au niveau d’isolation de la maison, conseille Axel Richard, responsable du label Flamme verte. Il vérifiera aussi s’il existe un conduit d’évacuation des fumées, qui garantit un bon tirage et la sécurité de l’installation, ou s’il faut en créer un. »

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© DF

Combien ça coûte ?

Dans les grandes enseignes de bricolage ou chez les revendeurs spécialisés, les poêles à bûches vont de 300 à 6 000 euros et les poêles à granulés de 700 à 7 000 euros. Le prix dépend de leur matière (tôle, fonte, métal...), de leur puissance, de leur rendement, de leur design, des technologies de combustion (turbo avec une seule chambre ou à double combustion, à air ventilé...) ou de la présence de matériaux réfractaires qui libèrent progressivement la chaleur. « Pour un appareil performant, il faut compter autour de 2 000 euros pour un poêle à bûches, 3 000 euros pour un poêle à granulés, hors installation, accessoires et éventuelles options », indique Cédric Laurent.

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À qui confier l’installation du matériel ?

À des professionnels ! En vous adressant à des artisans ou des entreprises possédant la certification Qualibois et surtout, reconnus garants de l’environnement (RGE, liste à retrouver à cette adresse : Faire.gouv.fr/trouvez-un-professionnel​​​​​​​), vous pouvez bénéficier d’aides pour financer votre acquisition.

Second avantage : vous bénéficierez d’une TVA à 5,5 %, plutôt qu’à 20 % si vous l’achetez vous-même et le faites poser, ce qui représente de belles économies. « Dans l’idéal, choisissez une entreprise qui vend, installe et assure l’entretien des poêles (labellisée Qualibat fumisterie ou Qualibois) et vérifiez qu’elle possède bien une assurance décennale, pour être couvert en cas de problème », recommande Cédric Laurent.

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Comment optimiser ses performances ?

« Même dans un très bon appareil, utiliser un combustible de mauvaise qualité, très humide par exemple, sera contreproductif : la majorité de l’énergie servira à sécher le bois avant de pouvoir chauffer la maison », prévient Axel Richard. « Vérifiez que vous utilisez des essences brûlables, c’est-à-dire du feuillu (de préférence du chêne, du hêtre, du charme), dont le taux d’humidité doit être autour de 18 % », indique Cédric Laurent. Les bûches sans écorce, un peu plus chères, sont aussi à privilégier pour réduire les émissions de fumée. Trois labels vous permettent de repérer le bois de bonne qualité : NF Bois de chauffage, France bois bûche et ONF Énergie bois. Pour les granulés, issus de déchets de bois récupéré en scieries, raboteries et fabricants de palettes, choisissez aussi des produits certifiés : DINplus (qualité supérieure), NF Granulés biocombustibles ou ENplus (plusieurs niveaux de qualité).

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Quel entretien après la pose ?

Pour assurer une qualité de chauffe optimale et veiller à la longévité de votre appareil, un entretien régulier (hebdomadaire ou bimensuel) est recommandé. Il s’agit de décendrer la chambre de combustion pour que l’air continue à bien circuler. Il faut aussi débarrasser la paroi vitrée des résidus de fumée, idéalement à l’aide d’un papier journal imbibé d’eau et trempé dans la cendre plutôt qu’avec des produits chimiques.

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4 poêles à granulés performants

La rédaction a sélectionné quatre poêles haute performance labellisés Flamme verte. Certains peuvent proposer une personnalisation des façades (couleurs, matières).

© DF

Les règles de bon usage d'un poêle à bois

Deux obligations pèsent sur les propriétaires d’un poêle (ou les locataires d’un bien qui en est équipé), afin de réduire les risques d’incendie et d’intoxication au monoxyde de carbone. 

  • Un entretien annuel doit être réalisé par un professionnel qualifié (environ 180 €). Son intervention consiste à vérifier que le poêle est en bon état de fonctionnement.
  • Un ramonage mécanique des conduits de fumée (30 à 80 €) doit être effectué deux fois par an, dont un pendant la période de chauffe. Le ramoneur vous remettra un certificat que vous serez susceptible de transmettre à votre assureur en cas de dégâts causés par votre poêle.
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