Vers une forte hausse des prix de l'électricité en 2022

2 min de lecture

Retrouvez ce contenu dans votre compte en cliquant sur ce lien

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris

Voir mes favoris

Ce contenu a bien été supprimé de vos favoris

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
© Pascal Rossignol - Reuters

Le coup de massue de la hausse moyenne de 10 % des tarifs réglementés du gaz au 1er juillet dernier avait déjà été mal accueilli par les consommateurs. Nul-doute que cette autre (très) mauvaise nouvelle le sera tout autant.

Ainsi, selon nos confrères de BFMTV, les prix de l’électricité pourraient croître de près de 6 % en France au 1er février 2022. Une augmentation importante qui suit de près celles déjà observées sur le marché du pétrole et du gaz. De quoi continuer d’impacter grandement le pouvoir d’achat des ménages. 

L’inquiétude de l’exécutif

Cette hausse prévisionnelle n’est pas passée inaperçue du côté du gouvernement et du chef de l’État, soucieux des conséquences d’une telle annonce sur le moral et le portefeuille des ménages. En effet, rappelons qu’au-delà des conséquences sociales et économiques de la crise sanitaire, le sujet du coût de l’énergie est particulièrement sensible au sommet de l’État depuis la crise des gilets jaunes, dont la première des revendications était liée au prix du carburant.

Ainsi, toujours d’après BFMTV, des réunions s’enchaînent depuis plusieurs semaines entre des représentants de l’Élysée, de Matignon et du régulateur de l’énergie. L’objectif étant de trouver des solutions pour limiter au maximum cette forte hausse attendue. D’autant qu’outre la grogne sociale, l’exécutif aimerait se passer d’une mauvaise nouvelle en pleine campagne pour les élections présidentielles.

Vers une baisse des taxes ?

Pour l’exécutif, il n’y a pas trente-six solutions afin de contenir cette forte augmentation des tarifs de l’électricité : il faut assurément baisser les taxes. Oui, mais lesquelles et dans quelle proportion ?

BFMTV rapporte qu’un scénario circule entre les ministères depuis plusieurs jours : il consisterait à baisser la « contribution au service public de l’énergie » (CSPE) qui pèse sur un tiers de la facture finale. Les recettes de cette taxe sont d’ordinaire destinées au financement de la transition énergétique. Mais, cette année, l’État a pu économiser 2 milliards d’euros et pourrait ainsi rendre indirectement cet argent aux consommateurs.

Une solution qui ne plaît pas à tout le monde au sein du gouvernement. En effet, du côté de Bercy, on met en avant l’explosion du déficit budgétaire pour tenter de convaincre que ce n’est pas une bonne solution…

Autre hypothèse sur la table : augmenter la quantité d’électricité vendue à bas prix par EDF à ses concurrents (ENI, Total, Engie…) afin de faire baisser les prix sur le marché de l’électricité. Au risque de pénaliser le producteur français d’électricité qui compte sur cette manne financière. L’exécutif a encore quelques mois pour trancher cette délicate question.

En vidéo : 2 minutes pour comprendre : Le chèque énergie

A lire aussi