Objet perdu en Île-de-France : une plateforme de déclaration préalable

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© Monthira Yodtiwong - iStock

Lorsqu’un objet est trouvé en région parisienne, dans la rue, dans un parc, un aéroport ou un musée, dans le métro, le RER ou un taxi, il doit être rapporté dès que possible au commissariat, aux guichets des stations de métro, ou au service des objets perdus dans les aéroports - La SCNF dispose de son propre réseau d’objets trouvés. Il peut même être glissé dans une boîte aux lettres. S’il n’a pas été réclamé au bout de 48 heures, il est alors envoyé au Service des objets trouvés, installé depuis 1939 au 36 rue des Morillons dans le 15ème arrondissement de Paris.

Eviter tout déplacement inutile

« Avec 135 033 objets en 2018 et 121 146 en 2019, nous réceptionnons habituellement entre 600 à 700 objets par jour – 2020 ayant été, bien sûr, une année de baisse exceptionnelle avec les confinements », explique ainsi Delphine Pommeret, cheffe du bureau des objets trouvés et des scellés à la Préfecture de Paris. « Depuis la crise sanitaire, nous souhaitons éviter les déplacements inutiles. Auparavant, 100 à 150 personnes venaient chaque jour faire leur déclaration de perte sur nos bornes : aujourd’hui, sans rendez-vous, vous ne devez plus vous déplacer rue des Morillons ».

Une procédure dématérialisée en trois étapes

Désormais, vous devez au préalable enregistrer votre déclaration de perte sur la plateforme des objets trouvés de la Préfecture de police de Paris (Ppbot.fr). La procédure s’effectue en trois étapes : après avoir créé un compte sur la plateforme accessible 7 jours sur 7, 24 h sur 24, décrivez ce que vous avez perdu le plus précisément possible, y compris les dates et lieux de perte.

Un algorithme vérifie ensuite s’il y a des concordances avec les critères des objets enregistrés rue des Morillons. Dans ce cas, vous recevez soit un courriel vous demandant des précisions, soit un courriel qui confirme que votre bien est retrouvé. S’il n’y a pas de résultat, réitérez régulièrement votre demande ou attendez d’être recontacté par le Service des objets trouvés.

Des frais de garde et, éventuellement, d’expédition

Si votre objet est retrouvé, vous devrez alors payer en ligne 11 € de frais de garde par objet – ce tarif n’est plus majoré selon la valeur du bien. « En revanche, nous conservons sans droit de garde les titres et documents délivrés gratuitement par l’Etat et trouvés seuls (pas dans un portefeuille, par exemple) : cartes d’identité, cartes de séjour, permis de conduire, livrets de famille, carnets de santé, carte d’invalidité etc. », explique Delphine Pommeret.

Vous pouvez ensuite soit venir le chercher, sur rendez-vous (au 3430, numéro non surtaxé), soit, de préférence, vous le faire expédier par la Poste à l’adresse de votre choix, y compris à l’étranger, mais à vos frais, bien sûr. « En 2020, 14 487 objets (essentiellement des portefeuilles, valises, téléphones, ordinateurs etc.) ont ainsi été expédiés à leurs propriétaires », se réjouit Delphine Pommeret. « Le taux de restitution est désormais de 25,28 %, alors qu’il ne dépassait pas 20 % il y a encore quelques années », poursuit-elle.

Une aide pour les personnes sans internet

Bien sûr, les personnes qui ont des difficultés pour utiliser le service peuvent être guidées par téléphone, au 3430. Et si elles n’ont pas internet, elles peuvent, sur rendez-vous uniquement, se rendre rue des Morillons pour être accompagnées dans leur déclaration.

Conservation et restitution

Si la personne qui a trouvé l’objet - on parle de « l’inventeur » - a laissé ses coordonnées lorsqu’elle l’a déposé, elle pourra, au bout d’un certain délai, le récupérer : les biens d’une valeur inférieure à 100 euros sont conservés trois mois pour le propriétaire, et l’inventeur dispose ensuite d’un mois pour le réclamer. Ceux dont la valeur excède 100 euros sont gardés un an, et l’inventeur dispose ensuite de 6 mois pour le demander. Attention : les objets qui contiennent des données personnelles, comme les téléphones, les tablettes et les ordinateurs ne sont pas restitués à l’inventeur. Quant aux objets non réclamés, ils sont confiés aux Domaines qui, au choix, les détruit, les vend aux enchères, ou les remet à une entreprise partenaire.

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