Quelle assurance pour votre animal de compagnie ?

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© Eva Blanco

Pourquoi une assurance santé ?

Pour les chiens, les chats ou, plus rarement, les nouveaux animaux de compagnie (NAC), comme les lapins, les furets, les perroquets, les chinchillas ou les hamsters, il est possible de financer une sorte de sécurité sociale privée. Si, pour un cochon d’Inde, la nécessité d’une couverture santé se discute (leur durée de vie est courte), pour un chien ou un chat qui va vous accompagner pendant une dizaine, voire une vingtaine d’années, les hésitations peuvent être levées. « En effet, pour les familles et les personnes âgées, l’animal est au cœur du foyer et, compte tenu des soins nécessaires de plus en plus pointus et donc de plus en plus coûteux, la souscription d’une assurance permet d’éviter à son propriétaire de renoncer à aller chez le vétérinaire », explique Christel Nkuindji, responsable produits chez Solly Azar. Et cela, même si seulement 6 % des propriétaires de chats et chiens assurent aujourd’hui la santé de leurs animaux.

Souscrire ni trop tôt, ni trop tard

Pour pouvoir prétendre à une assurance, l’animal doit être identifié (puce électronique ou tatouage), vacciné, en bonne santé et ne pas avoir déjà déclaré une maladie aiguë ou chronique. Pour une première souscription, les animaux ne doivent être ni trop jeunes ni trop vieux. Selon les compagnies, ils ne sont pas assurables avant leurs 2 ou 3 mois et ils ne doivent pas avoir dépassé l’âge de 5 ans, 7 ans ou 8 ans, parfois 10 ans. Attention, la prime d’assurance peut augmenter quand l’animal prend de l’âge. Par exemple, + 15 % dès qu’il atteint 10 ans chez Assur O’Poil. D’autres sociétés peuvent décider de ne plus assurer un animal trop âgé et mettre unilatéralement fin au contrat.

Des exclusions

Comme toujours, lisez attentivement les contrats car ils ne couvrent pas tous les animaux – par exemple, les chiens dits « dangereux » d’attaque, voire de défense et de garde – ni toutes les pathologies. Ainsi sont exclus les maladies et accidents antérieurs à la souscription du contrat mais aussi leurs suites et conséquences, les accidents de chasse, de compétition, de concours, parfois les frais d’euthanasie, de prothèse. Les maladies congénitales, certaines étant spécifiques à des races particulières, sont également écartées. C’est notamment le cas de la dysplasie des hanches chez le chien comme chez le chat. De même, il est inutile de compter sur l’assurance pour payer le comportementaliste de votre chien. Si vous devez voyager, vérifiez si les soins vétérinaires à l’étranger vous seront remboursés à votre retour.

Un délai de carence sans assurance

Les assureurs ne tiennent pas à prendre en charge les frais de santé d’un animal déjà malade à la souscription du contrat ou pour lequel une intervention chirurgicale est programmée. EIles prévoient donc un délai de carence pendant lequel votre animal ne sera pas couvert : quelques jours, deux mois ou plus. Les actes de chirurgie peuvent être soumis à un délai de carence plus long (six mois). Pour les accidents, par définition imprévus, ce délai est inexistant ou beaucoup plus court (quelques jours seulement).

N'oubliez pas l'assurance de responsabilité civile

Si votre chat saccage les rideaux des voisins ou que votre chien provoque un accident, vous pourrez faire jouer la garantie responsabilité civile de votre multirisque habitation. Cette garantie, qui couvre les dommages que vous, votre conjoint, vos enfants et vos animaux familiers causez à des tiers, est généralement incluse dans votre assurance habitation, sans supplément de prix. Toutefois, s’il s’agit d’un chien de défense, de garde ou d’attaque, vous devrez vérifier que votre compagnie vous assure, gratuitement ou moyennant un supplément de prime (une trentaine d’euros par an, voire davantage).

Des remboursements à la carte

Les assureurs proposent plusieurs niveaux de protection avec des prises en charge plus ou moins étendues selon la formule. Les remboursements se font sur présentation des factures dans les jours qui suivent leur envoi, par courrier postal ou par mail. À côté des assurances coups durs (seulement chez quelques assureurs) qui ne couvrent que les gros frais d’hospitalisation, mais toujours dans une enveloppe limitée, les contrats basiques couvrent généralement les frais liés à une maladie ou un accident : honoraires du vétérinaire (consultation, visite, intervention chirurgicale) ; médicaments prescrits ; analyses, radios et divers examens recommandés ; frais d’hospitalisation, de séjour en clinique vétérinaire ; frais de transport en ambulance animalière. Ces dépenses sont prises en charge en partie (à 50 ou à 60 %), avec ou sans franchise (la somme qui reste à votre charge) et dans la limite d’un plafond annuel. Les formules plus complètes annoncent des prises en charge plus larges, à 80 ou 100 % (souvent avec des franchises dans ces derniers cas) et des plafonds de dépenses plus importants.

© DF

Des forfaits prévention

De plus en plus de formules, d’entrée de gamme ou pas, incluent dans leurs garanties des forfaits dits « de prévention », pour une enveloppe entre 20 et 100 euros par an, afin de couvrir les frais de soins antiparasitaires (contre les tiques, les puces) et de vermifuge, les vaccinations, la stérilisation, l’identification (puce électronique, tatouage), le détartrage des dents, etc

Des services d'assistance

Les formules englobent souvent des services d’assistance plus ou moins généreux selon la formule souscrite : prise en charge, par exemple, pendant trente jours maximum, de votre animal dans un chenil si vous êtes hospitalisé ; remboursement des frais d’hébergement s’il doit être soigné sur place ; démarches consécutives à sa disparition (paiement des frais de recherche, publication de petites annonces dans une enveloppe de 100 euros par an, chez Pacifica notamment) ; remplacement (c’est-à-dire remboursement) de l’animal à sa valeur le jour de sa perte ; capital décès si le chien meurt d’un accident ou d’une maladie et non de vieillesse (par exemple, 510 euros pour un chien chez SantéVet) ; renseignements juridiques, etc.

Des plafonds d'indemnisation et des franchises

Quelle que soit la formule choisie, les frais couverts sont pris en charge (de 50 à 100 %) avec ou sans franchise et dans la limite d’un plafond annuel de dépenses. En effet, toutes les assurances prévoient, hors forfait prévention et services d’assistance, des plafonds annuels pour les soins et la chirurgie – de 800 à 2 500 euros – qui ne pourront pas être dépassés. « Attention notamment aux contrats qui promettent des remboursements à 100 % mais qui l’assortissent d’une franchise déduite de chaque acte. Ainsi, pour chaque acte ou prestation, surtout dans les formules annoncées à 100 %, un reste à charge est défalqué », prévient Camille Lespagnol chez Pacifica. Par exemple, le non-remboursement de la somme de 30 euros par acte avec une formule confort qui annonce pourtant des remboursements à 100 %.

Combien coûte le vétérinaire ?

Les chiens et les chats peuvent aussi bénéficier d’outils de diagnostic et de soins de pointe, comme un scanner, une IRM, une radiothérapie ou de la chimiothérapie en cas de tumeur cancéreuse. Toutes ces techniques ont un coût et la facture peut vite grimper, car les tarifs des vétérinaires, sont totalement libres. Par exemple, comptez en moyenne une centaine d’euros pour une gastro, une otite ou une infection dermatologique, 150 euros pour une pneumonie (médicaments compris), 450 euros pour soigner une rupture de ligament ou encore 1 000 euros pour la chirurgie d’une fracture.

 

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