Trop de seniors abusent des tranquilisants pour mieux dormir

Après 65 ans, la qualité du sommeil s'altère. Mais les plaintes débouchent trop souvent sur une prescription de somnifères. À tort selon la Haute autorité de santé (HAS) qui fait des propositions aux patients comme aux médecins pour en sortir.

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Près d'un tiers des personnes de plus de 65 ans consomme des somnifères de manière chronique : benzodiazépine, anxiolytiques, tranquillisants.

Dans un cas sur deux ces traitements seraient contre-indiqués. Les risques qui découlent de cette dépendance sont connus : chutes, troubles de la mémoire, dépendance, trouble de l'attention, accident de conduite sur route...

Pour réduire la prescription systématique, l'HAS préconise des outils pour aider les professionnels à répondre à la demande pressante des séniors :

  • mieux comprendre ce qui relève des insomnies et d'un sommeil différent lié à l'âge - sommeil plus léger, fractionné - au cours d'une consultation dédiée ;
  • une meilleure orientation face à des plaintes chroniques auprès d'un spécialiste afin de repérer les douleurs, l'anxiété, la dépression, l'apnée du sommeil ou encore un problème urinaire, etc. ;
  • limiter le traitement à de courtes périodes (4 semaines maximum).

Le médecin traitant doit pouvoir proposer une stratégie d'arrêt des somnifères qui englobe une meilleure hygiène de vie, une prise en charge par des techniques de relaxation, des thérapies cognitivo-comportementales. Le patient y gagne une meilleure vigilance.

df
Marie-Claude Fayard
Publié le

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