Que faire quand l’un des conjoints refuse de faire vacciner son enfant ?

Votre conjointe ne veut pas que votre fille soit vaccinée contre le papillomarivus, officiellement recommandé contre le cancer du col de l’utérus ? Vous disposez de solutions pour trouver un accord.
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Trois mille nouveaux cas de cancers du col de l’utérus sont diagnostiqués chaque année en France, causant annuellement le décès de 1 100 femmes (Institut de veille sanitaire).
Trois mille nouveaux cas de cancers du col de l’utérus sont diagnostiqués chaque année en France, causant annuellement le décès de 1 100 femmes (Institut de veille sanitaire).

Ce vaccin est officiellement recommandé pour toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans, afin de les protéger contre le cancer du col du l’utérus. Il n’est pas obligatoire, contrairement à 11 autres vaccins (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, Haemophilus influenzae, pneumocoque et méningocoque C). Vous
 ne pourrez donc pas utiliser l’argument de la légalité pour convaincre votre femme.

Vous n’avez d’autre choix que de vous mettre d’accord avec elle. Les questions de santé sont en effet du domaine de l’autorité parentale qui est détenue conjointement par les deux parents, à moins que l’un d’entre eux en ait été déchu en raison d’un comportement mettant manifestement en danger la santé, la sécurité ou la moralité de l’enfant.

Pas de vaccination à l’insu de votre conjoint

Même si vous souhaitez protéger votre fille, je vous déconseille d’agir à l’insu de votre femme. Cela pourrait avoir de graves conséquences, ultérieurement, en cas de séparation : votre épouse pourrait avancer le fait que vous n’avez pas respecté l’autorité parentale, afin de solliciter le transfert de résidence à son profit, entre autres.

Affûtez vos arguments avec des sources objectives sur le risque encouru par votre fille si elle n’est pas vaccinée, sur la responsabilité dans la transmission du virus comme dans l’apparition de lésions virales à l’âge adulte, lésions qui nécessiteraient des traitements agressifs, sur la rareté des effets secondaires et des complications dus au vaccin, etc.

A lire aussi : L’autorité parentale dans les couples séparés

Le recours à un médiateur familial

Si vous ne parvenez pas à convaincre et que la discussion s’envenime, vous pouvez recourir à un médiateur familial. Adressez-vous pour cela à la Caisse d’allocations familiales (CAF) ou au tribunal de grande instance dont vous dépendez. Le coût des séances sera fonction de vos revenus.

Sachez que seul un juge aux affaires familiales peut trancher en cas de désaccord. Une alternative serait de s’en remettre au pédiatre de votre fille qui saura peut-être convaincre votre conjointe.

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df
Joanne Elia, avocate associée chez Eiffel Avocats
Publié le

Immobilier, droit du travail, retraite...

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