Parkinson : voir la maladie autrement

Grâce à des traitements de plus en plus efficaces, la grande majorité des parkinsoniens mène une vie presque normale.

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3mn de lecture

La maladie de Parkinson est une maladie du système nerveux central. C'est la disparition prématurée, lente et progressive d'un petit nombre de neurones situés dans une toute petite partie du cerveau, appelée la substance noire.

Leur rôle est considérable, car ils sécrètent la dopamine, une molécule qui permet de faire passer l'influx nerveux entre certaines cellules nerveuses, notamment celles qui commandent la réalisation des mouvements.

C'est ce déficit en dopamine qui provoque les difficultés à se mouvoir, et la lenteur propre à la maladie de Parkinson.

Ce n'est pas une maladie de personnes âgées

Cette affection n'est pas une maladie du vieillissement des cellules : elle peut toucher des personnes jeunes. En effet, si la majorité des patients débutent la maladie autour de la soixantaine, 10 % en sont atteints avant 50 ans. Elle touche plus de 100 000 personnes en France, deux fois plus d'hommes que de femmes.

Elle n'est pas forcément héréditaire

On n'en connaît pas la cause exacte, mais on sait qu'il s'agit d'une maladie génétique. Certains facteurs de prédisposition ont été découverts, et des gènes responsables identifiés dans quelques cas familiaux.


Le tremblement n'est ni le premier ni le seul symptôme

La maladie revêt des formes très variées, pas forcément toujours graves, mais elle présente toujours cette grande gêne de la motricité.

Le tremblement est le symptôme le plus connu mais le moins constant ; il ne se manifeste qu'au repos.

De plus, la personne montre une grande lassitude, se déplace lentement, se courbe en avant, a tendance à traîner les pieds, parle moins fort, sa voix devient monotone, son visage paraît inexpressif, comme figé, alors que son regard est vif.

Un diagnostic difficile : il y a 15 % d'erreurs

Aucun examen de sang ou radiologique, ni le scanner ou l'IRM ne peuvent confirmer le diagnostic : il n'y a que l'examen clinique qui le permet.

Afin de lever le doute, le médecin effectue un test simple qui consiste à donner un médicament proche de la dopamine.


Les traitements s'améliorent

Il est possible de traiter les symptômes jusqu'à un stade avancé de la maladie, même si on ne peut toujours pas la guérir.


Mais il faut adapter le traitement au fil des ans et éviter notamment des doses trop fortes qui entraînent des effets secondaires opposés (mouvements excessifs). D'autres médicaments complètent le traitement, le rendant plus efficace ou supprimant d'autres effets observés comme l'insomnie, l'anxiété, la dépression.

On ne perd pas ses facultés mentales

Avec un traitement bien équilibré, bon nombre de personnes atteintes de la maladie de Parkinson poursuivent normalement leurs activités professionnelles pendant de longues années, car les facultés intellectuelles restent intactes.

C'est seulement en fin de maladie qu'il arrive, parfois, que les fonctions mentales se dégradent.

L'activité physique est indispensable

Pour se maintenir en forme, il faut poursuivre une activité physique normale, sans hésiter à faire du sport.

Être encouragé par un professionnel et par son entourage est essentiel, car ce qui est entrepris est un véritable combat pour l'autonomie.


La chirurgie au secours des formes les plus sévères

La technique la plus récente, d'ordre chirurgical, consiste à poser des électrodes dans le cerveau et à les relier à une pile placée sous la clavicule. Elle permet une amélioration de 70 % des symptômes et du même coup la diminution de la dose quotidienne des médicaments.

Cette chirurgie est réservée aux formes les plus sévères. La liste d'attente est longue, car peu d'équipes pratiquent cette intervention (une quizaine d'hôpitaux en France).

Enfin, le coût très élevé de la pile est également un frein important.

C'est la disparition prématurée, lente et progressive d'un petit nombre de neurones situés dans une toute petite partie du cerveau, appelée la substance noire.

Leur rôle est considérable, car ils sécrètent la dopamine, une molécule qui permet de faire passer l'influx nerveux entre certaines cellules nerveuses, notamment celles qui commandent la réalisation des mouvements.

C'est ce déficit en dopamine qui provoque les difficultés à se mouvoir, et la lenteur propre à la maladie de Parkinson.

Contact utile

Association France Parkinson,




Créée en 1984, l'Association France Parkinson compte environ 8 000 adhérents.

df
Publié le

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