Maladie de Lyme : gare aux piqûres de tiques dans les jardins !

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© Diy13

Avec les beaux jours, les tiques sont de retour. Après avoir passé l’hiver dans une sorte d’hibernation, ces petits acariens se sont remis en mouvement à la recherche de nourriture, c’est-à-dire de sang.

Particulièrement actifs au printemps et à l’automne, ils sont présents partout en France. On les trouve plutôt dans les zones humides et boisées et les herbes hautes des prairies mais ils peuvent aussi se cacher dans les parcs publics et les jardins privés. Au printemps 2020, lors du premier confinement, 47 % des piqûres de tiques se sont produites dans les jardins, contre 28 % seulement entre 2017 et 2019, selon la dernière étude de l’Institut de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae).

Vecteurs de la maladie de Lyme

Et ces petites bêtes sont loin d’être inoffensives. Lorsqu’elles piquent un animal ou un être humain, certaines espèces de tiques peuvent transmettre des agents infectieux (bactéries, virus et parasites) responsables de maladies. En France, la principale maladie humaine liée aux tiques est la maladie de Lyme, provoquée par une bactérie du groupe Borrelia burgdorferi. « En cas d’infection, un halo rouge caractéristique apparaît sur la peau quelques jours après la piqûre, le plus souvent autour de cette dernière, et s’étend de façon circulaire. En l’absence de traitement, la maladie peut provoquer des atteintes cutanées, musculaires, neurologiques et articulaires, parfois très invalidantes », explique l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Chaque année, environ 27 000 nouveaux cas de maladie de Lyme sont détectés en France.

Sur l’ensemble du territoire, 15 % des tiques qui piquent les êtres humains seraient porteuses de la bactérie responsable de cette maladie infectieuse et 14 % d’un autre agent pathogène, selon l’Inrae. Si aucune région n’est épargnée, la proportion de tiques infectantes est plus importante dans le nord et l’est de la France : 35 % dans le Grand Est et 43 % en Bourgogne Franche-Comté, contre seulement 18 % et 19 % en Bretagne et dans les Pays de la Loire.

Comment se protéger des piqûres de tiques ?

Alors, pour ne pas se faire piquer par une tique en forêt ou dans son jardin, on prend quelques précautions :

  • avoir un tire-tique et un désinfectant toujours à portée de main,
  • porter des chaussures fermées et des vêtements longs, clairs et couvrants,
  • protéger les enfants, qui ont la tête à hauteur des herbes hautes et des buissons, en les couvrant d’un chapeau,
  • utiliser si possible un répulsif (il existe des répulsifs pour les vêtements et pour la peau, se renseigner en pharmacie sur les contre-indications enfants et femmes enceintes),
  • éviter de marcher au milieu des herbes hautes, des buissons et des branches basses,
  • privilégier les chemins balisés.

De retour de balade, il est conseillé de :

  • changer de vêtements et de les passer au lave-linge à 60° ou au sèche-linge pendant au moins 1 heure car la tique n’aime pas la chaleur sèche
  • et d’inspecter toutes les zones du corps, notamment les plis et les parties intimes, de passer la main sur la peau pour sentir les éventuelles tiques accrochées et de répéter l’action le lendemain.

Que faire en cas de piqûre ?

En cas de piqûre, il faut retirer la tique avec le tire-tique. Toute autre méthode (alcool, éther…) est à proscrire. Il faut ensuite surveiller la zone de piqûre et son état de santé général pendant au moins les 30 jours qui suivent. En cas d’apparition de plaque rouge ou d’autres symptômes inexpliqués, vous devez consulter immédiatement un médecin.

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