Vaccins Covid-19 : Pfizer annonce du retard dans les livraisons

Alors que la campagne de vaccination en France a pris son rythme de croisière, le laboratoire Pfizer a annoncé des retards de livraison pour les prochaines semaines. Explications. 

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Vaccin, injection, Pfizer-BioNTech
© Brian Snyder – Reuters

Reculer pour mieux sauter ? Ou pas. Le laboratoire Pfizer a annoncé ce vendredi des retards sur les livraisons prévues du vaccin Pfizer/BioNTech, le principal utilisé par la France. En cause : des travaux dans son usine belge... qui doivent permettre d'augmenter la cadence des livraisons au second trimestre. En attendant, pour au moins jusqu'à la mi-février, les doses commandées par l'Europe vont désormais arriver au compte-goutte : les 520 000 doses hebdomadaires attendues par la France n'arriveront pas selon le calendrier prévu. 

Malgré ce ralentissement « de fin janvier à début février », Pfizer s’est néanmoins engagé à bien livrer tout ce qui est attendu au premier trimestre. La France dispose à date de 1,5 millions de doses pour près de 400.000 personnes vaccinées. Pfizer doit faire passer ses capacités de productions de 1,3 à 2 milliards de vaccins par an.

La vaccination d’« au moins un million de personnes » en janvier

Pas de quoi remettre en cause, pour le moment, le premier objectif d'un million de Français vaccinés en janvier. Après des débuts très lents, la campagne de vaccination a pris son rythme de croisière de 70 000 personnes par jour recevant leur première injection. 

« D’ici fin janvier, les quantités reçues nous permettront de vacciner au moins un million de personnes. Nous veillerons à acheminer des doses sur l’ensemble du territoire national », a indiqué le Premier ministre.

Dans chaque département, un centre de vaccination « a déjà été ouvert », a souligné Jean Castex. Le nombre de centres va grimper dans les prochaines semaines. « Les préfets de département seront les patrons » du déploiement de la campagne de vaccination, s’occupant notamment des « opérations logistiques ».

Selon les chiffres, mis à jour toutes les 24h, de Covid Tracker, cet objectif est en passe d'être atteint. 

Qui sera vacciné quand ?

À partir du 14 janvier, les personnes âgées de plus de 75 ans qui le souhaitent vont pouvoir se faire vacciner dans un centre, en prenant rendez-vous par téléphone ou par le biais du site Sante.fr.

« Sur place, un médecin ou tout autre soignant vous posera quelques questions ou vous fera remplir un auto-questionnaire », a précisé le ministre des Solidarités et de la santé, Olivier Véran.

Une fois la vaccination faite, immédiatement après avoir rempli le questionnaire ou plus tard, « il faudra ensuite rester quinze minutes sur place avant de pouvoir rentrer », selon Olivier Véran.

La première phase de la campagne de vaccination permet de vacciner :

  • les résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et établissements du même type ;
  • les professionnels qui y travaillent et présentent un risque élevé de forme grave de Covid-19 (plus de 65 ans, pathologies).

La deuxième phase a été avancée à la mi-janvier. Elle doit permettre de vacciner :

  • les professionnels de santé, les pompiers, les aides à domicile âgées d’au moins 50 ans ou souffrant de maladies chroniques ;
  • les personnes de plus de 75 ans et les personnes à risque, avant celles de plus de 65 ans.

Enfin, la troisième phase doit s’appliquer au reste de la population dès la fin du printemps.

En vidéo : Le calendrier de la vaccination en France

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Un délai plus long entre le premier vaccin et son rappel

Le ministre des Solidarités et de la santé, Olivier Véran, a annoncé une prolongation du délai entre le premier et le second vaccin nécessaire pour le vaccin Pfizer-BioNTech.

« Il est possible sans risque et sans perte d’efficacité de différer la deuxième injection de six semaines de la deuxième dose du vaccin Pfizer », a expliqué le ministre. Cette mesure va permettre de vacciner plus de monde, plus rapidement.

200 millions de doses

« La France a précommandé plus de 200 millions de doses de vaccin qui nous seront livrés tout au long de l’année 2021 », a rappelé Jean Castex. Le gouvernement a budgété 1,5 Md€ dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2021, en vue de couvrir le coût de la campagne de vaccination.

Pour les patients, quels que soient leurs revenus, la vaccination est gratuite et facultative.

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