Après Dunkerque, Nice et Mayotte, 20 départements pourraient reconfiner

Bouches-du-Rhône, Moselle, Ile-de-France… Comme dans les Alpes-Maritimes ou à Dunkerque, de nouvelles mesures de restriction pourraient être prises dans 20 départements afin de ralentir la propagation de l’épidémie de Covid-19.

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Après les Alpes-Maritimes et Dunkerque, d’autres territoires pourraient instaurer un confinement partiel. « La situation est préoccupante dans 20 départements », a déclaré le Premier ministre, Jean Castex, jeudi 25 février lors d’une conférence de presse. Ils ont été placés en « vigilance maximale » en raison d’une importante circulation du coronavirus.

Cette vigilance concerne « toute l’Île-de-France, une grande partie des Hauts-de-France et de Provence-Alpes-Côte-D’azur, mais aussi les départements du Rhône et de la Drôme, de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle, et enfin l’Eure-et-Loir »

« Ces territoires cumulent des indicateurs défavorables : un niveau d’incidence élevé, autour de 250 cas pour 100 000 habitants, une part de variant cinq fois supérieur à 50 %, une pression hospitalière proche du seuil critique et, enfin, une circulation virale qui commence à s'accélérer sérieusement », a expliqué Jean Castex. 

Dans ces départements, les préfets vont engager des concertations avec les élus locaux afin d’envisager « dans tout ou partie de ces territoires, des mesures de freinage proches de celles mises en place à Nice et Dunkerque », où a été décidé un confinement le week-end. En cas de dégradation de la situation sanitaire, des mesures pourront être prises « à compter du week-end du 6 mars».

Nice et les Alpes-Maritimes 🔴

Dans les Alpes-Maritimes, où le taux d’incidence est le plus élevé de France (588 cas positifs pour 100 000 habitants, trois fois supérieur à la moyenne nationale), le préfet, Bernard Gonzalez, a annoncé lundi 22 février la mise en place d’un confinement de la zone littorale du département pour au moins les deux prochains week-ends. Dans les 63 communes concernées, les déplacements seront interdits du vendredi 18h au lundi 6h, sauf attestation dérogatoire, comme lors des deux précédents confinements.

Dunkerque et le Nord 🔴

Dunkerque enregistre le taux d’incidence la plus élevé du pays, avec 901 cas positifs pour 100 000 habitants dont un nombre important de cas dus au variant anglais (environ 72 %). C’est plus que la métropole niçoise où l’on recense 700 cas pour 100 000 habitants. A l’issue d’une concertation avec le maire de Dunkerque, Patrice Vergriete, le Premier ministre, Jean Castex, avait promis, le 23 février, des « mesures de freinage supplémentaires ». Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé mercredi 24 février, le reconfinement de Dunkerque et de son agglomération, le week-end, à l'instar de celui de Nice. Les centres commerciaux de 5 000 m² et plus  ne pourront vendre qu'en clic and collect. 16 700 doses de vaccins viendront renforcer la campagne vaccinale. 

Mayotte 🔴

À Mayotte, le nouveau confinement, en cours depuis le 5 février, est prolongé pour au moins quinze jours. Alors que l'île est toujours sur un pic épidémique, il est plus que probable que le confinement sera prolongé cette semaine.

Les Bouches-du-Rhône 🔶

Deuxième département de France le plus touché par le Covid-19, les Bouches-du-Rhône sont également sous surveillance. Le taux d’incidence s’élève à 331,6 cas pour 100 000 habitants.

La Moselle 🔶

Dans le Grand-Est, c’est la Moselle qui inquiète. La piste d’un confinement local avait déjà été évoquée mi-février en raison de la forte circulation des variants sud-africain et brésilien. Ils représentent 40 % des cas de contamination dans le département, un cas unique au niveau national.

L’Ile-de-France 🔶

En Ile-de-France, « la situation est tendue depuis plusieurs semaines. Il y a une augmentation régulière et lente du nombre d’entrées en réanimation, a expliqué lundi 22 février sur France Inter Martin Hirsch, le directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP). En janvier, nous avions 25 entrées par jour. Aujourd’hui, nous en avons 50 tous les jours. La semaine va être cruciale, c’est la semaine de vérité », a-t-il déclaré. Alors que le seuil d’alerte est de 60 %, le taux d’occupation des lits de réanimation s’élève à 57 % à Paris et à 66 % en Ile-de-France. Quant au taux d’incidence, il est supérieur à 250 cas pour 100 000 habitants dans cinq des huit départements franciliens : Paris, le Val d’Oise, la Seine-et-Marne, la Seine-Saint-Denis, et le Val-de-Marne.

La Réunion 🔶

Hors métropole, la situation sanitaire s’aggrave à La Réunion. En une semaine, 700 nouveaux cas de contamination ont été détectés sur l’île.

Et peut-être plus...

Si l'on s'en tient au seuil d'alerte de 50 cas pour 100 000 habitants, 98 départements devraient déjà être classés rouge depuis le 20 février.

 

Mais le taux d'incidence n'est pas le seul indicateur à prendre en compte. La tension hospitalière en réanimation, le taux de positivité des tests et le facteur de reproduction (ou "R 0") sont aussi considérés pour décider du confinement. Tout n'est pas écarlate, mais les courbes ne vont pas dans le bon sens. Dans l'exécutif, la réthorique a changé : on ne veut plus éviter à tout prix le confinement... mais le « confinement généralisé »

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