Comment marche la téléconsultation médicale remboursée ?

Prises en charge depuis fin 2018 par l’Assurance-maladie, les consultations médicales réalisées à distance par ordinateur, tablette ou smartphone se banalisent. Voici comment cela se passe.

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3mn de lecture
Un patient consulte son médecin par ordinateur
© Verbaska_Studio / Istock

Après une première phase d’expérimentation, la consultation à distance est aujourd’hui possible sur l’ensemble du territoire. Objectifs : améliorer l’accès aux soins pour tous y compris dans les déserts médicaux, réduire les délais d’attente, les déplacements inutiles et limiter le recours aux urgences. Avec
85 000 actes facturés (chiffre CNAM, octobre 2019), la téléconsultation est encore peu utilisée. « Mais on observe une bonne montée en charge ces six derniers mois, et la dynamique va s’amplifier », assure Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins à la Caisse nationale de l’Assurance-maladie (CNAM).

Qu’est-ce que la téléconsultation ?

Examen médical réalisé par vidéotransmission, la téléconsultation s’effectue à domicile ou dans un lieu équipé, maison de santé pluriprofessionnelle (MSP), pharmacie ou Ehpad. Le patient peut être assisté par un professionnel de santé qui pourra l’aider,
par exemple, à mesurer sa pression artérielle ou à prendre une photo de son tympan.

Dans quel cas recourir à la téléconsultation ?

Toute situation médicale peut donner lieu à une téléconsultation dès lors que vous y consentez. « C’est le médecin qui va juger de la pertinence d’une prise en charge à distance, prévient Annelore Coury. Dans certaines situations, comme des douleurs abdominales, le face-à-face peut être d’emblée jugé indispensable, pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une affection chirurgicale ou pour ne pas différer le début d’un traitement. »

Qui la pratique et qui peut consulter ?

L’examen se déroule avec le médecin traitant ou tout autre praticien, quel que soit son lieu d’exercice (cabinet, MSP, hôpital, etc.) ou sa spécialité. « Afin de garantir une prise en charge de qualité, il est nécessaire que le médecin téléconsultant ait déjà consulté physiquement le patient au cours des douze derniers mois », insiste Annelore Coury. Hors urgence ou séance avec un spécialiste consultable en accès direct, comme les gynécologues, psychiatres ou pédiatres, la téléconsultation s’inscrit dans le respect du parcours de soins coordonné. « Le patient doit donc être orienté vers le spécialiste téléconsultant par son médecin traitant. »

Quel matériel faut-il avoir pour téléconsulter ?

La téléconsultation requiert un ordinateur, une tablette ou un smartphone avec Skype ou Facetime, applications jugées suffisamment sécurisées selon l’Assurance-maladie. Autre impératif, une connexion internet optimale, afin de permettre la vidéotransmission. Vous pouvez également téléconsulter d’une pharmacie ou d’un centre de santé qui sont équipés de balance, stéthoscope et autres instruments de mesure. « De son côté, le médecin doit lui aussi être équipé de solutions sécurisées de vidéo à distance et de messagerie, afin de garantir qualité et confidentialité des échanges oraux ou écrits, recommande Annelore Coury. Par ailleurs, il a le choix de s’équiper et d’utiliser ou non des équipements médicaux connectés. »

Comment s’organise et se déroule la séance ?

Le médecin ou la plateforme de gestion de rendez-vous fixe un créneau puis informe le patient des modalités. « Préalablement à la consultation, il est invité à se connecter, à l’heure prévue, au site ou à l’application », explique Annelore Coury. La consultation s’organise ensuite de la même manière qu’en face-à-face.

Et après la consultation ?

« Le médecin peut établir une prescription, poursuit-elle. La feuille de soins est transmise sous format papier par voie postale ou en version électronique par messagerie. Les soins prescrits sont pris en charge dans les conditions habituelles (voir encadré). » Ensuite, il rédige un compte rendu adressé au médecin prescripteur ou stocké dans le dossier médical partagé (DMP), le carnet de santé numérique qui contient
les informations de santé du patient.

Le ministère des Solidarités et de la Santé (Solidarites-sante.gouv.fr) vous informe, ainsi que la CPAM (Ameli.fr) et la Mutualité sociale agricole (Msa.fr).

df
Yves Deloison
Publié le

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