Livret A, aides de la CAF ou de Pôle emploi… Le calendrier des revalorisations prévues en 2022

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Billets, cubes en bois, 2022
© Stadtratte

La rémunération des livrets d’épargne réglementés et le montant des prestations sociales vont augmenter en 2022. Voici le calendrier des différentes hausses qui doivent intervenir cette année.

1er février : hausse du taux du livret A, du LDDS, du Livret jeune et du LEP

Le taux d’intérêt du livret a et du livret de développement durable et solidaire (LDDS) va progresser de 0,5 % à 1 % au début du mois prochain.

Le gouvernement de Jean Castex a choisi de suivre la proposition émise le 14 janvier par le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.

La rémunération aurait dû passer à 0,8 %, en stricte application de la formule de calcul du taux d’intérêt, incluant « la moyenne entre le taux interbancaire [à court terme] de la zone euro (€ster) et l’indice des prix à la consommation (IPC) hors tabac de l’ensemble des ménages, appréciés en moyenne sur les six derniers mois », rappelle l’institution dans un communiqué.

Mais, « selon les projections de la Banque de France, l’application de la même formule conduirait à un taux au moins égal à 1 % au 1er août prochain, date de la prochaine révision ». Le gouverneur » estime donc que « cette perspective justifie une dérogation limitée à l’application stricte de la formule de calcul, et propose que le taux du Livret A soit fixé dès le 1er février 2022 à 1 % ».

Le taux minimal du livret jeune, susceptible de bénéficier aux seules personnes de 12 à 25 ans, va également passer de 0,5 % à 1 %. Le rendement du livret d’épargne populaire (LEP), dont l’ouverture et la détention sont soumises à des conditions de ressources, va grimper de 1 % à 2,2 % le mois prochain.

1er avril : prestations familiales, RSA, prime d’activité et ASS

Les prestations familiales, notamment les allocations familiales, doivent augmenter le 1er avril. Leur montant « est déterminé d’après des bases mensuelles de calcul revalorisées au 1er avril de chaque année par application » d’un « coefficient », représentant « l’évolution de la moyenne annuelle des prix à la consommation, hors tabac, calculée sur les douze derniers indices mensuels de ces prix » diffusés par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) « l’avant-dernier mois qui précède la date de revalorisation » (articles L. 551-1 et L. 161-25 du Code de la sécurité sociale). 

Le montant forfaitaire du revenu de solidarité active (RSA), ainsi que le montant forfaitaire et le montant maximal de la bonification principale de la prime d’activité, sont également revalorisés en fonction de ce coefficient (articles L. 262-3 et L. 842-3). Tout comme le montant de l’allocation spécifique de solidarité (ASS, article L. 5423-6 du Code du travail).

La dernière enquête publiée par l’Insee concernant l’évolution des prix à la consommation hors tabac a trait au mois de décembre. En raison de l’inflation, ces prix ont crû de 2,8 % sur un an en décembre, d’après le document paru le 14 janvier.

D’après l’article L. 511-1 du Code de la Sécurité sociale, outre les allocations familiales, les prestations familiales regroupent :

  • le complément familial ;
  • la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) ;
  • les aides personnelles au logement, soit l’aide personnalisée au logement (APL), l’allocation de logement familiale (ALF) et l’allocation de logement sociale (ALS) ;
  • l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) ;
  • l’allocation de soutien familial (ASF) ;
  • l’allocation de rentrée scolaire (ARS) ;
  • l’allocation forfaitaire versée en cas de décès d'un enfant ;
  • l’allocation journalière de présence parentale.

1er juillet : allocations d’aide au retour à l’emploi (ARE)

L’Unédic revalorise à compter du 1er juillet les allocations d’aide au retour à l’emploi (ARE), versées aux chômeurs indemnisés. Cette revalorisation vise les allocations dues au titre du mois de juillet et versées le mois suivant.

Une telle mesure est fondée sur « l’article 20 du règlement d’assurance-chômage annexé au décret n° 2019-797 du 26 juillet 2019 relatif au régime d’assurance chômage », indique l’Unédic à Dossier Familial. Dans le détail, elle touche :

  • le salaire de référence (sans pouvoir être supérieur à quatre fois le plafond de la Sécurité sociale) ;
  • la partie fixe de l’ARE ; 
  • l’allocation minimale ;
  • le seuil minimal de l’ARE versée au demandeur d’emploi en formation ;
  • le plancher relatif à l’application du coefficient de dégressivité ;
  • le montant d’allocation journalière relatif à l’application du coefficient de dégressivité.

Le conseil d’administration prend sa décision « après négociations entre les partenaires sociaux », précise l’Unédic. « En l’absence de décision, la revalorisation est décidée par arrêté du ministre chargé de l’emploi. »

En 2021, une revalorisation de 0,6 % a été mise en œuvre.

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