Prestations sociales : les propositions des candidats à l’élection présidentielle

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Chacun des douze candidats à l’élection présidentielle formule des propositions concernant les prestations sociales. Dossier Familial passe en revue les éléments des programmes des prétendants, dont les noms apparaissent ici dans l’ordre de la liste validée le 7 mars par le Conseil constitutionnel.

Nathalie Arthaud : 2 000 € minimum

Un minimum de 2 000 € pour tout salaire, [pension de retraite] ou allocation

« Aucun salaire, aucune pension de retraite, aucune allocation » ne doit se situer en deçà « de 2 000 € ! », indique l’enseignante, candidate du parti d’inspiration trotskiste Lutte ouvrière (LO), dans son programme diffusé sur le site Nathalie-arthaud.info. « Il faut leur imposer leur indexation sur le coût de la vie ! », est-il précisé.

Fabien Roussel : le RSA aux jeunes

Hausse « générale des salaires, des minima sociaux et des pensions »

Le candidat du Parti communiste français (PCF) souhaite « [u]n mouvement d’augmentation générale des salaires, des minima sociaux et des pensions », selon son programme diffusé sur le site Fabienroussel2022.fr.

Dus « sans contrepartie de cotisations », les minima sociaux sont destinées « à assurer un revenu minimal à une personne (ou à sa famille) en situation de précarité », explique l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Les principaux sont le RSA, l’allocation aux personnes handicapées (AAH), l’allocation spécifique de solidarité (ASS) et l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa, ancien minimum vieillesse), rappelle l’organisme sur son site.

Ouverture du RSA aux jeunes de moins de 25 ans

Pour Fabien Roussel, le droit au revenu de solidarité active (RSA) doit être ouvert aux personnes ayant moins de 25 ans.

Sauf à remplir de strictes conditions, le RSA ne peut être obtenu par les personnes de moins de 25 ans. Durant la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19, des voix ont réclamé une telle extension, sans obtenir satisfaction auprès du gouvernement.

Progression des retraites

La pension de retraite doit atteindre « 75 % du revenu net d’activité, dans le secteur public comme dans le secteur privé », promet le député communiste.

Retraite à 60 ans

Fabien Roussel souhaite porter un rétablissement de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, contre 62 ans en principe actuellement. « Le départ à 60 ans avec une pension à taux plein sera garanti pour une carrière complète, allant de 18 à 60 ans, avec prise en charge pour les périodes de non-travail (chômage, formation, études, congé parental, maladie, invalidité). La loi permettra des départs anticipés à la retraite pour les personnes exerçant des métiers pénibles ou ayant des carrières longues », est-il écrit dans son programme.

Emmanuel Macron : la fusion du RSA, de la prime d’activité et des APL

Un versement automatique des prestations sociales

Le président de la République, candidat à sa propre succession, n’a pas détaillé son programme pour son éventuel second quinquennat. 

Proche d’Emmanuel Macron, Richard Ferrand, a révélé le 14 mars, au micro de France 5, une proposition de la majorité : le versement automatique des prestations sociales, inspiré du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, mis en œuvre depuis le 1er janvier 2019.

« Beaucoup de personnes qui pourraient bénéficier de droits n’y ont pas recours », a rappelé le président de l’Assemblée nationale, cité par l’Agence France-Presse (AFP). « Cela représente quelques milliards d’euros pour des gens qui en ont besoin. […] De la même manière que nous avons su faire le prélèvement à la source, il convient de faire le versement à la source », a souligné Richard Ferrand.

Le chef de l’Etat souhaite la création d’un dispositif regroupant le revenu de solidarité active (RSA), la prime d’activité et les aides personnelles au logement (APL), comme il l’a redit le 6 janvier à l’Elysée à l’ouverture du congrès de la Fédération des acteurs de la solidarité.

« Je souhaite [...] maintenant que nous puissions avancer jusqu’au bout de cette voie, associée à une réforme en profondeur de notre service public de l’emploi et de l’insertion », a fait savoir Emmanuel Macron.

Le président de la République avait annoncé le 13 septembre 2018 la mise en place d’un revenu universel d’activité (RUA) lors de la présentation de la stratégie nationale contre la pauvreté. Mais la pandémie de Covid-19 a bouleversé le calendrier initial de cette réforme.

Un relèvement de l’âge légal de départ à la retraite

Le président de la République « envisage désormais » un relèvement de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 65 ans, a révélé le 9 mars Les Echos.

Dans un discours télévisé diffusé le 9 novembre 2021, le chef de l’Etat avait affiché son souhait pour un relèvement de « l’âge légal » de départ à la retraite, fixé sauf exceptions à 62 ans, mais également pour les mesures suivantes :

  • la fin des « régimes spéciaux » 
  • l’harmonisation des « règles entre public et privé » ;
  • la fixation d’un seuil minimal de pension de retraite de 1 000 € pour les personnes ayant accompli « une carrière complète ».

Jean Lassalle : hausse des APL

Extension du droit au RSA aux jeunes de moins de 25 ans

Le député, candidat du parti Résistons !, qui a indiqué le 15 mars devant les trois principales associations d’élus envisager retirer sa candidature à l’élection présidentielle, formule dans son programme, diffusé sur Jl2022.fr, la proposition d’une extension du revenu de solidarité active (RSA) « aux jeunes sur critères de revenus et/ou sous conditions de formation ».

Non-prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul des droits à l’AAH

Les droits de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) doivent être déterminés sans tenir compte des revenus du conjoint, du concubin ou du partenaire de Pacs, selon Jean Lassalle.

Les seuils d’âge de la prestation de compensation du handicap (PCH) doivent être supprimés.

Hausse des APL

Le candidat de Résistons ! appelle à une augmentation des aides personnelles au logement (APL), « notamment pour les plus jeunes ».

Marine Le Pen : « priorité nationale »

« Des aides sociales » pour les seuls « Français »

Adepte de « la priorité nationale », changement de dénomination de la « préférence nationale » qu’elle préconisait comme son père, Jean-Marie Le Pen, la candidate du Rassemblement national (RN) indique dans son programme en ligne sur le site Mlafrance.fr, vouloir une réservation des « aides sociales aux Français », les « prestations de solidarité » comme le RSA ou l’ASS devant être soumises à l’accomplissement de « cinq années de travail ».

Réindexation des retraites sur l’inflation

Marine Le Pen réclame un rétablissement de l’indexation des « retraites sur l’inflation, pour un pouvoir d’achat respectueux d’une vie de travail ».

Revalorisation de l’Aspa à 1 000 € par mois et hausse des petites pensions

Pour la députée, il faut « revaloriser » l’Aspa « à 1 000 € par mois et augmenter les petites retraites ».

Possibilité de prendre sa retraite à 60 ans

Marine Le Pen indique être favorable à la possibilité que les assurés « qui ont commencé à travailler avant 20 ans pendant quarante annuités » prennent « leur retraite à 60 ans ». Elle affirme rejeter « tout allongement de l’âge de départ à la retraite ».

Un ministère consacré à la lutte contre les fraudes

La candidate du RN souhaite la mise sur pied d’« un ministère de la lutte contre les fraudes (fiscales, aux cotisations et prestations sociales, aux importations, ententes, etc.) ».

Eric Zemmour : expulsion des chômeurs étrangers

Pas d’« aides sociales non contributives » versées aux « étrangers extra-européens »

Le candidat de Reconquête ! propose la suppression des « aides sociales non-contributives (allocations familiales, aides au logement, RSA, minimum vieillesse…) pour les étrangers extra-européens », est-il écrit dans le programme diffusé sur le site Programme.zemmour2022.fr.

Cette mesure doit financer « la baisse de la contribution sociale généralisée (CSG) s’appliquant de manière dégressive pour tous les salaires allant du Smic à 2 000 € », dans les secteurs privé et public, afin d’augmenter ces rémunérations ainsi que les revenus « des indépendants ».

Encouragement au déménagement des chômeurs

Eric Zemmour compte faciliter « la mobilité des chercheurs d’emploi sur le territoire en versant directement la moitié des droits au chômage en cas de déménagement pour prendre un nouvel emploi ».

Expulsion des personnes de nationalité étrangère au chômage depuis plus « de six mois »

Si l’écrivain d’extrême droite venait à être élu à la présidence, il ferait prononcer l’expulsion des « étrangers au chômage au terme d’un délai de six mois de recherche d’emploi infructueuse ».

Revalorisation des plus « petites retraites »

Eric Zemmour propose une revalorisation « jusqu’à 600 € par an » des « petites retraites inférieures à 1 300 € mensuels », qui doivent être exonérées de CSG et de contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS). 

« Cette mesure sera également financée par la suppression des aides sociales non contributives pour les étrangers extra-européens », est-il précisé.

Fin de la prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l’AAH

Le candidat nationaliste affirme vouloir soutenir « les couples en déconjugalisant l’AAH ».

Jean-Luc Mélenchon : le Smic à 1 400 €

Modification de l’indemnisation des chômeurs

Remettant en cause la réforme de l’assurance-chômage mise en œuvre en 2021, le candidat de La France insoumise (LFI) propose une indemnisation des « chômeurs en fonction de leurs derniers salaires, grâce à une assurance calculée à partir du premier jour de travail », indique le programme de Jean-Luc Mélenchon « L’avenir en commun » diffusé sur Laec.fr.

« Sécurité sociale professionnelle »

Partisan d’une « sécurité sociale professionnelle », le député des Bouches-du-Rhône souhaite une garantie du « maintien du revenu en cas de reconversion ou de formation ».

Revalorisation des pensions au niveau du Smic

Les pensions dues aux assurés ayant accompli « une carrière complète » doivent être portées « au niveau du Smic revalorisé » à un montant de 1 400 €. L’Aspa doit correspondre « au niveau du seuil de pauvreté ».

Droit à la retraite à 60 ans

Jean-Luc Mélenchon promet le rétablissement du « droit à la retraite à 60 ans à taux plein pour quarante annuités de cotisations ».

Les retraites doivent être indexées sur les salaires. Les périodes de perception du RSA doivent être prises en compte « pour valider des trimestres en vue de la retraite ».

Anne Hidalgo : un minimum contributif à 1 200 €

Un « minimum jeunesse » et « une dotation en capital » pour les plus jeunes

La candidate du Parti socialiste (PS) indique dans son programme diffusé sur le site 2022avechidalgo.fr vouloir la création d’« un minimum jeunesse, qui sera ouvert à tous les jeunes de plus de 18 ans, sous conditions de ressources, c’est le cas dans 23 des 27 pays de l’Union européenne. Ce droit sera assorti d’un accompagnement garanti vers l’emploi, la qualification et l’autonomie »

Toute personne atteignant sa majorité bénéficiera d’« une dotation en capital de 5 000 € », afin de « lui permettre de financer ses projets professionnels et personnels ».

Revalorisation des petites retraites

Anne Hidalgo promet une revalorisation des « petites retraites, en portant les montants nets du minimum vieillesse à 1 000 € et du minimum contributif à 1 200 €, en permettant que chaque heure travaillée ouvre à cotisation pour la retraite ».

Si elle était élue à la présidence de la République, la maire de Paris ne compte pas porter une modification de « l’âge légal de départ » à la retraite. Anne Hidalgo argue que « [l]a pérennité du système de retraite n’est menacée ni à court terme ni à long terme ».

Des « mesures sociales » dans le cadre d’« une règle d’or climatique »

Anne Hidalgo propose l’inscription dans les textes « d’une règle d’or climatique pour assurer la transparence et la pertinence des usages : 50 % pour des dépenses accélérant la transition écologique et 50 % pour des mesures sociales en faveur des ménages particulièrement impactés par la transformation de nos modes de vie ou déjà en difficulté sociale ».

Amélioration des conditions d’indemnisation par l’assurance-chômage

Evoquant un renforcement du « service public de l’emploi », la maire de Paris promet une amélioration de « l’indemnisation des démissionnaires, des travailleurs indépendants et des salariés précaires » et une « portabilité intégrale des droits » au cours de la carrière.

Yannick Jadot : création d’un revenu citoyen

Un « revenu citoyen »

« Pour lutter contre la pauvreté et favoriser l’émancipation de notre jeunesse, nous instaurerons un revenu citoyen qui sera versé automatiquement à partir de 18 ans et garantira que personne ne vive avec moins de 918 € mensuels grâce à un revenu de base relevé à 740€, cumulé avec les allocations logements et la prime d’activité », explique le candidat Europe Ecologie-Les Verts (EELV) dans le programme que nous a transmis son équipe de campagne.

Allocations familiales pour tous « dès le premier enfant »

Sous un éventuel quinquennat de Yannick Jadot, « les allocations familiales seront fixées à 70 euros par mois et par enfant, dès le premier enfant ».

Droit à l’AAH sans prise en compte des revenus du couple

Pour le député européen, les droits de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) doivent être calculés sans tenir compte des revenus du conjoint, du concubin ou du partenaire de Pacs.

Des retraites au-delà du seuil de pauvreté

« Aucune personne âgée ne vivra sous le seuil de pauvreté », indique Yannick Jadot.

Pas de report de l’âge légal de départ

« En aucun cas nous ne reporterons l’âge légal de départ à la retraite. Nous permettrons au contraire à toutes celles et ceux qui ont exercé des métiers pénibles de partir plus tôt à la retraite, car rien n’est plus injuste que les inégalités d’espérance de vie en bonne santé entre les différentes catégories socio-professionnelles », ajoute le prétendant écologiste.

Valérie Pécresse : du travail en échange du RSA

Rétablissement de l’universalité des allocations familiales

La candidate du parti Les Républicains (LR) est favorable aux « allocations familiales universelles et revalorisées, versées dès le premier enfant », est-il écrit dans son programme publié sur le site Valeriepecresse.fr.

Absence d’allocations logement et familiales avant cinq ans de résidence régulière pour les personnes étrangères

Les personnes de nationalité étrangère devront résider cinq ans sur le territoire de manière « légale » avant d’avoir droit aux « allocations logement et familiales ».

Baisse des allocations-chômage « en cas de refus d’une formation dans un secteur en formation »

« Je ferai la réforme de l’assurance-chômage », promet Valérie Pécresse. Les allocations d’aide au retour à l’emploi (ARE) « seront réduites de 30 % en cas de refus d’une formation dans un secteur en tension ».

Obligation d’accomplir 15 heures d’activité par semaine pour les titulaires du RSA

Pour elle, les titulaires du revenu de solidarité active devront accomplir « 15 heures d’activité par semaine ».

Revalorisation des retraites les plus faibles

« Plus une seule retraite » ne sera « inférieure au Smic net pour les personnes ayant cotisé toute leur vie », indique la présidente du conseil régional d’Île-de-France.

Absence de prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l’AAH

Pour Valérie Pécresse, il faut une « déconjugalisation de l’AAH, pour ne pas pénaliser les personnes en situation de handicap qui veulent vivre en couple ».

Hausse de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans

L’âge légal de départ à la retraite doit être relevé à 65 ans d’ici à 2030, selon Valérie Pécresse, qui souhaite « la prise en compte de la pénibilité et des carrières longues ».

Philippe Poutou : allocations et Smic au même niveau

« Un présalaire d’autonomie » correspondant à 75 % du Smic

Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), formation d’inspiration trotskiste propose la création d’un « présalaire d’autonomie » permettant de « se loger, s’émanciper de ses parents, choisir et apprendre un véritable métier, ne pas être obligé d’accepter n’importe quel job ». Le montant de cette prestation doit atteindre 1 350 €, soit 75 % du Smic, lequel doit grimper à 1 800 € net, selon son programme diffusé sur le site Poutou2022.org

La nouvelle aide sociale doit être financée, « en créant une nouvelle branche de la Sécurité sociale, donc en augmentant la part socialisée du salaire », les cotisations sociales. « Cela coûterait 110 Md€ par an », évalue le NPA. « Ce nouveau revenu viendra en remplacement des bourses et allocations actuelles » que perçoivent les jeunes. Le programme de Philippe Poutou ne précise pas la tranche d’âge à laquelle sera ouvert le droit au présalaire d’autonomie.

Les allocations-chômage, l’AAH et l’Aspa au niveau du Smic

Le candidat du NPA, conseiller municipal de Bordeaux, propose un relèvement des « allocations chômage, adulte handicapé et du minimum vieillesse à hauteur du salaire minimum ».

« Nous ne croyons pas qu’en ayant un revenu garanti, on arrêterait de travailler. Cela permettrait d’imposer un rapport de forces vis-à-vis du patronat pour choisir un métier qui nous plaît, de meilleures conditions de travail et de rémunération », justifie Philippe Poutou.

L’allocation aux adultes handicapés doit représenter l’équivalent du salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic). Le Smic doit être porté à 1 800 € net.

Le retour de la retraite à 60 ans

Philippe Poutou réclame le retour de la « retraite à 60 ans », le seuil devant être fixé à « 55 ans pour les travaux pénibles », pour un coût de quelque 60 Md€.

Nicolas Dupond-Aignan : suppression de l’aide médicale de l’Etat

Assouplissement des conditions d’éligibilité aux allocations familiales

Sans prôner un rétablissement de l’universalité des allocations familiales, Nicolas Dupont-Aignan souhaite une multiplication par deux du « plafond de revenus » permettant de percevoir ces prestations, d’après son programme à télécharger sur le site 2022nda.fr.

Ces aides doivent être ouvertes « dès le premier enfant » et être rendues « plus incitatives pour le troisième enfant »

Restriction des conditions d’accès aux allocations familiales pour les personnes étrangères

Les personnes de nationalité étrangère « devront avoir une résidence habituelle depuis plus de cinq ans sur notre territoire » pour obtenir les allocations familiales.

Un « accès aux aides sociales » sous conditions

Le candidat de Debout la France (DLF) propose de soumettre « l’accès aux aides sociales à la volonté d’insertion dans la société », est-il écrit dans son programme publié sur le site 2022nda.fr.

Une obligation pour les titulaires du RSA d’accomplir « une journée de mission d’intérêt général par semaine »

Nicolas Dupont-Aignan souhaite que soit exigée de « toute personne au RSA en état de travailler » l’accomplissement d’« une journée de mission d’intérêt général par semaine pour la collectivité (région, municipalité...) ».

Cinq ans d’attente avant de percevoir certaines aides sociales

Il souhaite la mise en place d’« un délai de carence de cinq ans à compter de l’arrivée sur le territoire national pour l’aide au logement, les allocations familiales, la protection médicale universelle (ex-CMU) et le RSA ».

Droits à la complémentaire santé solidaire pour les personnes de plus de 65 ans

D’après le candidat de Debout la France, il faut mener un élargissement des « conditions d’accès » à la complémentaire santé solidaire « pour les plus de 65 ans afin que les plus anciens ne soient pas abandonnés faute de soins ».

Fin de l’aide médicale de l’Etat

L’aide médicale de l’Etat (AME), accordée aux personnes étrangères en situation irrégulière, doit être remplacée « par une aide médicale exceptionnelle et provisoire qui ne concernerait que les urgences sanitaires et les maladies contagieuses », selon Nicolas Dupond-Aignan.

AAH : revalorisation et déconjugalisation

Le député de l’Essonne juge l’obtention de l’AAH « trop difficile » et le montant de cette prestation sociale « insuffisant » du point de vue « de nombreuses personnes en situation de handicap ». Il propose donc une revalorisation de cette aide à hauteur de 160 €, « pour atteindre le seuil de pauvreté de 1 060 € ». Pour lui, l’AAH doit être indexée sur l’évolution.

Nicolas Dupont-Aignan réclame également la non-prise en compte « des ressources du conjoint dans le calcul de l’AAH ».

Indexation des retraites sur l’inflation

D’après le candidat de DLF, les pensions doivent être indexées « a minima sur l’inflation ».

L’« âge minimum de départ de départ à la retraite » ainsi que « la durée de cotisations actuelle » vont être maintenus sous un éventuel quinquennat de Nicolas Dupont-Aignan.

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