RSA, APL, prime d'activité... Sans ces aides sociales, 22 % des Français seraient pauvres

Un récent rapport publiée par la Drees révèle que, sans le versement chaque année de plus de 27 milliards d'euros de minima sociaux à près de 7 millions de Français, le taux de pauvreté en France grimperait instantanément de 8 points. 

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© Chainarong Prasertthai

En France, les dépenses liées au versement des minima sociaux s'élevaient à 27,2 milliards d'euros en 2018, soit 1,2 % du produit intérieur brut (PIB). Une hausse de 0,7 % par rapport à l'année 2017. Au total, ce sont 6,9 millions de personnes qui bénéficient de ces prestations sociales, soit 10 % de la population française. Par ailleurs, on estime à 14,1 % la part de la population métropolitaine considérée comme pauvre « monétairement », c'est-à-dire que leur niveau de vie est inférieur à 60 % du niveau de vie médian, soit 1 041 euros par mois. Parmi eux, plus de 4,4 millions de personnes vivent avec moins de 837 euros par mois. 

Un récent rapport consacré à la redistribution via les prestations sociales a été publié par ce mardi par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), organisme rattaché au ministère de la Santé. Le constat est clair : sans les minima sociaux, la part de ces Français considérés comme pauvres grimperait à 22,1 %, soit plus d'un habitant sur cinq. 

Des dispositifs efficaces contre les inégalités

Contrairement aux impôts directs qui, selon la Drees, ne participent à la réduction du taux de pauvreté de seulement 0,8% principalement en réduisant le niveau de vie médian et, de fait, le seuil de pauvreté, le versement des prestations sociales non-contributives, c'est-à-dire sans cotisations préalables - telles que les minima sociaux, les prestations familiales, les allocations logement ou encore la prime d'activité - ont un impact plus décisif sur la lutte contre la pauvreté en France. 

« En 2017, les prestations sociales non-contributives (prestations familiales, aides au logement, minima sociaux, Garantie jeunes et prime d’activité) représentent 20 % du revenu disponible des ménages modestes et 41 % de celui des ménages pauvres. Elles augmentent le niveau de vie des personnes pauvres de 346 euros par mois en moyenne » précise le rapport de la Drees. 

Prime d'activité et chèque énergie plébiscités

Ce sont deux mesures fortes en matière de prestations sociales qui ont suivi la crise des « Gilets jaunes », fin 2018 : l'élargissement de l'accès au chèque énergie et la hausse de la prime d'activité. Le résultat est désormais clair : ces deux dispositifs sociaux ont connu un véritable boom du nombre de leurs bénéficiaires au cours de l'année 2019. 

Ainsi, le nombre de chèques énergie envoyés aux ménages a augmenté de 59 % en un an, pour atteindre 5,7 millions d'unités l'an dernier. Ils étaient également 4,50 millions de foyers à bénéficier de la prime d’activité sur cette même période. Une hausse qui s'explique notamment par la revalorisation de la bonification délivrée par la Caisse d'allocations familiales (CAF) et par la médiatisation du dispositif qui a poussé bon nombre de personnes éligibles à y avoir recours pour la première fois. 

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