Prothèses dentaires : certaines pourraient être totalement remboursées

Prothèses dentaires : certaines pourraient être totalement remboursées
L’Assurance maladie propose la prise en charge intégrale des prothèses les plus visibles et les plus basiques. - © yoh4nn

L’Assurance maladie négocie actuellement une nouvelle convention tarifaire avec les dentistes dans l’idée de permettre un « reste à charge zéro » pour certaines couronnes. Toutes ne sont pas concernées, loin s’en faut.

En début de semaine, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a confirmé la promesse de campagne d’Emmanuel Macron de rembourser intégralement les prothèses auditives, dentaires et les lunettes d’ici 2022, en précisant par ailleurs que « ça ne sera pas le même calendrier » selon les soins.

Elle a ainsi promis que d’ici à la fin de l’année 2018, on pourra soigner ses dents sans débourser un euro. La Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) a proposé aux chirurgiens-dentistes un projet de convention tarifaire.

Dans ce document dévoilé par Le Parisien, la Cnam propose trois modes de prise en charge différents pour les soins prothétiques (inlay, prothèses, couronnes…).

Trois niveaux de remboursement

> Pour les soins prothétiques essentiels (46,6 % des actes), le patient ne débourserait rien. Il s’agit, par exemple, des couronnes en métal (les dents grises) ou les couronnes blanches uniquement pour les dents de devant. Pour ces soins, les dentistes devront baisser leurs tarifs. Un effort estimé à 390 millions d’euros par an.

> Pour les soins intermédiaires, comme les couronnes de bonne qualité, le « reste à charge [devrait être] modéré » si les dentistes acceptent de baisser leurs tarifs de 174 millions d’euros.

> Pour les actes « plutôt haut de gamme », les tarifs resteraient libres et ne seraient pas remboursés.

Les dents visibles mieux remboursées

Le projet propose de faire varier le niveau de remboursement selon la localisation de la dent et le matériau utilisé. Les soins sur les dents visibles (incisives et canines) seront mieux remboursés que ceux sur les dents intermédiaires (prémolaires) et les dents arrières (molaires). Au total, la Cnam exige des dentistes 562 millions d’euros de baisse de prix de la part des dentistes.

Une réunion est prévue mi-mars pour obtenir l’accord des syndicats de chirurgiens-dentistes.