Prévenir les maladies tropicales

Prévenir les maladies tropicales

Voyager en zone tropicale nécessite quelques précautions. Sous peine de voir le séjour gâché par des ennuis de santé.

Antilles, Réunion, Indonésie, Thaïlande, Sénégal, ces destinations lointaines séduisent de plus en plus les Français. Il est essentiel, avant le départ et au cours du séjour, de respecter des règles simples pour éviter de contracter une maladie tropicale - un grand nombre sont transmises par les moustiques.

Pour certaines affections, un traitement préventif ou un vaccin existe, d'où l'importance de partir déjà vacciné.

Il est essentiel de s'informer le plus tôt possible. Un mois ou deux avant le départ, le premier réflexe est donc de consulter son médecin traitant. Il va s'assurer que vous êtes à jour de vos vaccins obligatoires en France et des rappels (diphtérie, tétanos, polio notamment). Il pourra aussi vous prescrire quelques médicaments de confort (antidiarrhéique, antiseptique, par exemple) et vous aidera à constituer votre pharmacie de voyage.

Les vaccins essentiels

Selon votre destination, certaines vaccinations sont recommandées ou obligatoires. Si vous partez en Afrique subsaharienne, au Sénégal par exemple, ou plus largement dans la zone intertropicale d'Afrique ou d'Amérique du Sud, vous devez être vacciné contre la fièvre jaune, car cette maladie transmise par les moustiques est mortelle.

La vaccination n'est pas nécessaire pour séjourner dans les Antilles, mais elle l'est pour la Guyane. Le vaccin coûte environ 45 €.

Si vous partez dans un pays où l'hygiène est précaire - c'est le cas de certains pays d'Asie ou d'Afrique -, prévoyez une vaccination contre l'hépatite A, dont le coût s'élève à 43 € environ.

Des traitements contre le paludisme

Renseignez-vous également sur l'existence ou non du paludisme dans le pays d'accueil. Transmis par des moustiques, il est présent dans toutes les zones tropicales d'Amérique du Sud, d'Asie et d'Afrique.

Si le traitement n'est pas nécessaire dans les Antilles, sauf en République dominicaine, il l'est pour partir dans certaines régions de la Guyane ou à Mayotte. Il est déconseillé aux femmes enceintes et aux enfants de se rendre dans les zones de forte transmission du paludisme.

En fonction de votre zone de voyage, le médecin vous prescrira un antipaludéen adapté. Il en existe principalement trois catégories, dont le prix par boîte varie de 9 € pour la Nivaquine à 23 € pour la Savarine et 48 € pour le Lariam, ce dernier étant prescrit pour les voyages dans les zones où les affections sont particulièrement résistantes aux médicaments antipaludéens.

Attention aux moustiques !

Le traitement doit être commencé avant le départ, poursuivi pendant le séjour et après le retour. Mais ce n'est pas tout ! Les moustiques peuvent transmettre des maladies pour lesquelles il n'existe ni traitement préventif ni vaccin.

C'est le cas de la dengue, présente notamment dans les zones tropicales d'Amérique (Brésil, Guyane, certaines îles des Caraïbes) et depuis le 1er mai 2014, en France métropolitaine avec 33 cas importés. Ou du chikungunya, dont des épidémies sévissent dans l'océan Indien (Réunion, Mayotte…) et actuellement aux Antilles avec 90 000 personnes malades depuis le début de l'année.

La dengue se manifeste par une forte fièvre, des maux de tête, des nausées et des boutons, le chikungunya également par une forte fièvre et des maux de tête intenses. Et le traitement antipaludéen n'est pas efficace à 100 %.

Des précautions essentielles sur place

Ne négligez pas les précautions à prendre sur votre lieu de vacances. Le paludisme et le chikungunya sont transmis par des moustiques qui piquent le soir et la nuit, la dengue par des moustiques qui piquent le jour.

Vous devez porter des vêtements à manches longues et des pantalons imprégnés d'insecticide.

Pensez aussi à appliquer des produits répulsifs sur toutes les parties découvertes du corps.

Enfin, l'utilisation la nuit d'une moustiquaire imprégnée d'insecticide est recommandée. Vous pouvez acheter des moustiquaires déjà imprégnées en pharmacie ou dans les magasins d'articles de voyage (40 € environ chez Decathlon) ou acheter un kit d'imprégnation en pharmacie (entre 15 et 20 €).

Paludisme : rester vigilant au retour

Il est fondamental de poursuivre le traitement antipaludéen aussi longtemps que le médecin l'a prescrit, pendant une à quatre semaines. Tous les ans, on dénombre 5 000 cas chez les voyageurs. À la moindre fièvre dans les semaines qui suivent un voyage en zone tropicale, il faut consulter en urgence.

La fièvre est le principal signe du paludisme. Elle peut s'accompagner de maux de tête, de vomissements, de courbatures, de douleurs, de toux.

On peut mourir du paludisme parce qu'on ne consulte pas assez vite le médecin. Or, une simple prise de sang permet de détecter la maladie et de définir le traitement.

Fièvre et douleurs sont aussi le signe du chikungunya et de la dengue. Il n'existe pas de traitement contre ces maladies, qui guérissent en quelques semaines. Le médecin prescrira des médicaments pour faire tomber la fièvre et soulager les douleurs.

Qui contacter ?

- Centre médical de l'Institut Pasteur
209-211 rue de Vaugirard, 75015 Paris
Site Internet : www.pasteur.fr

- Ministère des Affaires étrangères
Conseils aux voyageurs sur le site www.diplomatie.gouv.fr

- Comité d'informations médicales (Cimed)
Site Internet : www.cimed.org

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