La CMU-C, une complémentaire santé gratuite

La CMU-C, une complémentaire santé gratuite
La CMU-C est destinée à faciliter l’accès aux soins des personnes disposant de faibles ressources. - © PeopleImages

Parce que la majorité des frais de santé ne sont pas intégralement remboursés par la Sécurité sociale, la mutuelle gratuite destinée aux personnes ayant des ressources limitées permet d’élargir l’accès aux soins.

Avec la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), vous éviterez de vous dispenser de certains frais de santé mal remboursés par la Sécurité sociale. Cet équivalent gratuit d’une mutuelle est en effet destiné à faciliter l’accès aux soins des personnes disposant de faibles ressources. Tous les membres d’un foyer résidant en France de façon interrompue depuis plus de trois mois peuvent être couverts par la CMU-C : conjoint, concubin, partenaire d’un pacs et les enfants à charge de moins de 25 ans.

Fin 2016, près de 5,5 millions de personnes avaient utilisé la CMU-C, d’après les données du fonds CMU.

L’ouverture de ces droits n’est pas automatique, la demande doit être réalisée auprès de sa caisse d’Assurance-maladie. Cette démarche doit être renouvelée chaque année, deux mois avant la date d’échéance des droits.

Des avantages pas toujours accessibles

La CMU-C offre de nombreuses facilités parmi lesquelles figurent :

  • la dispense d’avance de frais lors de consultations chez le médecin, à la pharmacie pour les médicaments sur prescription, au laboratoire d’analyses médicales, etc. Il suffit de présenter sa carte Vitale et l’attestation de droit à la CMU-C ;
  • une prise en charge du ticket modérateur (la part restant habituellement à charge) et du forfait journalier en cas d’hospitalisation ;
  • une prise en charge des dépassements de tarifs (au-delà du ticket modérateur) pour les frais les plus courants (lunettes, prothèses dentaires et auditives), à concurrence d’un plafond.

Stéphane Loiseau, assistant social de Médecins du monde à Montpellier (34), tempère toutefois : « Ces avantages sont trop souvent théoriques, les bénéficiaires pouvant se heurter à des refus de soins chez certains spécialistes, comme les dentistes, à de longs délais de rendez-vous, des résistances à appliquer les tarifs conventionnés, et donc des réclamations de dépassement d’honoraires... Autant d’obstacles qui conduisent à un renoncement de soins aux conséquences néfastes. »

L’ACS pour les non-éligibles

Lorsque les ressources mensuelles du foyer dépassent, dans la limite de 35 %, le plafond d’attribution de la CMU-C, vous pouvez bénéficier de l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS). Elle est versée une fois par an et calculée par personne :

  • 100 euros pour un enfant de moins de 16 ans ;
  • 200 euros entre 16 et 49 ans ;
  • 350 euros de 49 à 59 ans ;
  • 550 euros pour un senior de 60 ans et plus.

Renseignements et liste des contrats donnant droit à l’ACS auprès des caisses d’Assurance-maladie ou sur ameli.fr.