Victimes : des associations pour vous aider en justice

Victimes : des associations pour vous aider en justice

Grâce à la multiplication des associations et à leurs actions auprès des pouvoirs publics, les victimes ont repris une place prépondérante dans les procès.

Rassemblées, les victimes sont aujourd'hui mieux défendues : dans un tribunal, on écoute davantage l'avocat commun d'un important groupe comme les victimes de l'amiante ou celles de la vache folle ; on en parle davantage dans les médias. Les associations de victimes ont aussi fait bouger les lois.

Une structure d'aide : l'Inavem

La victime qui vient de subir un traumatisme à tendace à se replier sur elle-même. Elle est parfois incapable de demander de l'aide, et à ce titre, des organisations comme l'Inavem (Institut national d'aide aux victimes et de médiation), apportent un soutien matériel, médical, psychologique, ou encore juridique.

Il s'agit d'un groupe d'associations soutenu par l'État. Composé de juristes, de psychiatres, de magistrats, l'Inavem, installé dans toutes les régions, a ainsi forcé les administrations à s'intéresser aux victimes. Aujourd'hui, chaque tribunal compte un bureau d'accueil même s'il n'est pas ouvert à toute heure. Grâce à ce type d'actions, commissariats et gendarmeries savent mieux prendre en compte les dépositions des victimes.

Des associations inspirées du modèle américain

A l'aube des années quatre-vingt-dix, ont fleuri des associations inspirées de l'exemple américain.

Partant de l'idée que seules les personnes ayant connu le même drame peuvent s'entraider, de telles organisations se sont créées après une catastrophe collective (sang contaminé, amiante, Furiani, attentats) dans le but de mieux s'organiser pour le procès à venir, d'échanger les recettes sans passer par les spécialistes.

Une meilleure prise en compte des victimes par les pouvoirs publics

En trente ans, la victime a donc peu à peu gagné sa place. Et force est de reconnaître que c'est grâce aux associations.

Leur influence a commencé à se faire sentir dans les années soixante-dix avec des associations de défense d'un type de victimes : les organismes d'aide aux victimes de l'inceste, les associations de lutte contre le racisme, accompagnant les personnes discriminées, et celles lancées dans la protection des consommateurs aidant les escroqués...

Comment l'Inavem peut-il vous aider ?

L'Inavem apprend par exemple aux victimes qu'un procès civil leur permet d'espérer des dommages et intérêts plus importants ou qu'un procès pénal, moins intéressant financièrement, les décharge de l'obligation de payer les expertises.

De même il les aide dans leurs démarches auprès de la commission d'indemnisation des victimes d'infractions pénales (Civi), installée dans chaque juridiction et composée de trois personnes dont un magistrat.

Cet institut indique aux victimes les documents à présenter pour recevoir une provision destinée à payer un psychothérapeute ou, une fois le procès terminé, pour obtenir de l'État le paiement des dommages et intérêts lorsque le condamné est insolvable.

Institut national d'aide aux victimes (Inavem)

1, rue du Pré-Saint-Gervais
93691 Pantin Cedex
Tél. : 01 41 83 42 00
ou le n° national 08VICTIMES, soit le 08 842 846 37 (prix d'appel local)

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