Les médicaments à éviter

Les médicaments à éviter

Certains médicaments sont jugées inutiles ou dangereux, après analyse critiques de médecins. La revue professionnelle Prescrire a même publié une liste de produits à écarter dans son numéro publié en février 2013. Extraits.

Nausées

En cas de nausées ou reflux œsophagiens, le Motilium, connu de tous car longtemps prescrit, est un neuroleptique qui expose à des troubles du rythme ventriculaire et quelquefois même à des morts subites.

La revue Prescrire lui préfère les antiacides ou le recours à l’oméprazol, de type Mopral.

Dermatologie

L’eczéma ne doit plus être traité avec le Protopic, un immunodépresseur qui expose à des risques de cancers cutanés et à des lymphomes. Mieux vaut lui préférer un dermocorticoïde.

Allergies respiratoires

Les allergies respiratoires ne doivent plus être traitées avec du Primalan, un sédatif d’efficacité modeste qui expose à des troubles du rythme cardiaque. La revue Prescrire lui préfère des antihistaminiques tels que Clarityne ou le Zyrtec.

Sevrage tabagique

Le sevrage tabagique devrait être traité sans Champix, ni Zyban, dont l’efficacité est loin d’être prouvée. Surtout, le premier, un antidépresseur masqué, expose à des suicides, et le second à des troubles neurologiques et des dépendances.

Ostéoporose

Sachant qu’il n’existe pas de traitement contre la perte osseuse et que les médicaments en vente comme le Protelos sont d’une efficacité contestée, avec des effets secondaires parfois graves (troubles neuropsychiques et hypersensibilité), la revue Prescrire suggère de privilégier l’apport en calcium et la vitamine D3. Et, si nécessaire : Fosamax.

Maladie d’Alzheimer

Le syndicat de médecins généralistes MG France s’est prononcé contre le renouvellement des médicaments anti-Alzheimer suivants : Donépézil, Galantamine, Rivastigmine, Mémantime. En 2007, la Haute Autorité de santé (HAS) s’est exprimée : ces « quatre médicaments ont des effets modestes et pour certains patients seulement ».

L’Agence, depuis 2011, préconise « une prescription (…) réévaluée au cas par cas, compte tenu des effets indésirables relevés : digestifs, cardiovasculaires et neuropsychiatriques ».

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