Lentilles ou verres progressifs : le match

Lentilles ou verres progressifs : le match

Peu d'entre nous y échappent : après 45 ans, on voit de moins en moins bien de près. Difficile alors de se passer de lunettes...Sauf si on choisit des lentilles. Dans quels cas utiliser les lentilles ou les lunettes ? Quel est le temps d'adaptation ? Quelle est l'offre ? Quels sont les tarifs ? Enfin, comment est-on remboursé ? Assistez au match et choisissez votre camp.

      1.  Les contre-indications

Lunettes : une vision très différente entre l’œil droit et l’œil gauche ou si les deux yeux ne fonctionnent pas bien ensemble (problème de vision binoculaire) ou, encore, lors de la pratique de certains sports.

Lentilles: l’absence de larmes ou le travail de nuit, en atelier où flottent des poussières de bois ou de limaille. Mieux vaut également s’abstenir si l’on redoute l’opération de pose et dépose.

      2.  Adaptation

Lunettes : le temps d’adaptation est souvent très court si l’on garde les lunettes sur le nez en permanence. Attention toutefois dans les escaliers. Généralement, un mois suffit pour s’habituer. À défaut, l’opticien changera les verres en accord avec votre ophtalmologue.

Lentilles : le temps d’adaptation est très rapide. L’opticien opère un compromis de confort entre le besoin de correction et la vision sollicitée : travail de loin (conducteurs) ou travail de près (lecture, saisie sur écran). Il prête les lentilles et procède aux adaptations nécessaires dans les trois mois.

      3.  L'offre

Lunettes : devant Hoya (Japon) et Zeiss (Allemagne), Essilor (France), leader sur le marché, propose une gamme de verres répondant à tous types de besoins : travail en faible luminosité, longues heures sur l’ordinateur, conduite automobile, activités sportives, etc.
Avantage : un certificat d’authenticité est remis à chaque porteur de verres progressifs qui permet de les refaire à l’identique en cas de perte de ses lunettes.

Lentilles : depuis cinq ans, plusieurs marques ont lancé des lentilles progressives : Bausch & Lomb, Ciba Vision, Dencott et Menicon. Elles peuvent être journalières (jetables), mensuelles ou annuelles.

Dans ces trois gammes, elles peuvent être souples (vision simultanée) ou rigides (vision alternée). Ces dernières sont de meilleure qualité optique, mais moins confortables. Avantage : les lentilles sont invisibles et offrent une liberté de mouvement et un champ visuel total (aucune monture ne cerne la vision).

      4.  Tarifs

Lunettes : le traitement antireflet est compris sur tous les verres progressifs Varilux (Essilor).

  • Environ 250 € pour chaque verre Varilux Comfort.
  • 400 € pour un résultat sur mesure avec des verres Varilux Ipseo, prenant en compte les habitudes de comportement (mobilité de la tête ou des yeux) et la physiologie de l’œil.

À ces prix s’ajoute un traitement polarisant (contre l’éblouissement sur l’eau) ou de transition, pour s’adapter à la luminosité (verres qui foncent avec la lumière). Avantage : l’opticien vous propose un devis, voire plusieurs à votre demande.

Lentilles : la gamme de prix est très large.

  • De 20 à 40 € la boîte de 6 lentilles souples, chez Dencott.
  • Autour de 200 €, la boîte de 6 lentilles rigides toujours chez Dencott.
  • 188 € la boîte de 6 paires de lentilles souples Pure Vision Multifocale, à raison d’une paire par mois, chez Bausch & Lomb.

Au prix des lentilles, il faut ajouter celui des produits de nettoyage, vendus par les opticiens ou en pharmacie.

     5.  Remboursement

Lunettes : l’Assurance-maladie ne rembourse monture et verres (base variable selon la correction) qu’une fois par an. Tous les tarifs sont donnés sur www.ameli.fr  (cliquer sur Assurés/Soins et remboursements).

  • Pour les plus de 18 ans, 60 % de 2,84 € pour la monture.
  • Pour les moins de 18 ans, 60 % de 30,49 €. Les complémentaires santé fonctionnent le plus souvent sur un forfait optique annuel. Astuce : commander les verres de base la première année et les solaires l’année suivante.

Lentilles : l’Assurance-maladie ne rembourse pas les lentilles qui corrigent uniquement la presbytie. Lorsqu’elles corrigent en même temps d’autres troubles de la vision, l’Assurance-maladie ne rembourse les progressives qu’une fois par an pour certaines indications.
Par exemple, pour une forte myopie (supérieure à 8 dioptries), un astigmatisme ou un strabisme accomodatif : 60 % d’un forfait de 39,48 € par œil.

Certaines complémentaires santé interviennent selon le contrat souscrit.