La consultation d'un médecin à l'hôpital

La consultation d'un médecin à l'hôpital

Tous les patients ne "séjournent" pas à l’hôpital. Il est possible d’y consulter des médecins, le plus souvent spécialistes pointus dans leur domaine, dans le cadre de "consultations externes".

Généralement, c’est le médecin traitant qui oriente son patient vers un médecin hospitalier. À l’exception de certaines spécialités en accès direct (gynécologie, ophtalmologie, pédiatrie, psychiatrie), il faut en effet passer par lui pour bénéficier du remboursement maximal de la Sécurité sociale.

Problème : il faut parfois attendre longtemps avant de pouvoir décrocher un rendez-vous avec le médecin de son choix.

Par ailleurs les tarifs de consultation au sein d’un établissement public sont au tarif du secteur 1 de l'Assurance-maladie, c’est-à-dire au tarif le plus bas, ce qui est rarement le cas des spécialistes en clinique.

Pour réduire les délais à l’hôpital, il est conseillé de consulter un des médecins du service plutôt que le chef de service. L’attente est alors divisée par deux. Autre solution : consulter le chef de service en consultation privée. Attention alors à se faire communiquer les tarifs, car il a le droit, dans ce cas, à des dépassements d’honoraires.

Les formalités à accomplir pour une consultation à l'hôpital

En pratique, dès l’arrivée à l’hôpital, et avant la consultation, il faut se rendre à la caisse des soins externes, située au bureau des admissions de l’hôpital. Pour bénéficier d’une prise en charge totale ou partielle, il faut présenter les documents suivants :

  • carte vitale et attestation l’accompagnant ;
  • pièce d’identité en cours de validité ou carte de séjour ;
  • attestation de déclaration du médecin traitant, dans le cadre du parcours de soins coordonné ;
  • carte de complémentaire santé ;
  • tout document justifiant d’une situation particulière (carnet de soins pour pensionnés de guerre, carnet de maternité, feuillet d’accident du travail, etc.).

À l’issue de la consultation, il faut retourner à la caisse des soins externes pour régler les frais de consultation.

L'activité libérale au sein de l’hôpital

Les hôpitaux publics disposent d’un secteur dit "d’activité libérale". Ce dispositif assez ancien – il a été mis en place en 1960 – "permet aux médecins de garder une clientèle libérale à l’hôpital en utilisant les équipements et le personnel hospitalier, sur leur temps de travail, et de s’assurer ainsi des revenus complémentaires à leur rémunération publique forfaitaire", explique Marie-Laure Moquet Anger, professeur à l’université Rennes-1 où elle dirige le master Droit, santé, éthique.

Le patient qui le souhaite peut être admis en consultation ou en hospitalisation dans le secteur d’activité libérale d’un praticien hospitalier. Les coûts ne sont évidemment pas les mêmes.

Bon à savoir : même si un praticien est autorisé à pratiquer des dépassements d’honoraires, ceux-ci doivent être déterminés avec tact et mesure. D’ailleurs ils sont désormais plafonnés. Au-delà d’un certain seuil, une procédure de sanction peut être déclenchée. Tout abus est à signaler à l’ordre des médecins.

Le principe de la clinique ouverte

Il existe aussi, dans certains hôpitaux, le régime dit de la "clinique ouverte". Il s’agit de "structures d’hospitalisation particulières" dans lesquelles il est possible de se faire admettre en faisant appel aux médecins et personnels paramédicaux de son choix, autres que ceux exerçant dans l’hôpital. Les honoraires sont fixés entre le patient et les professionnels de santé, même si le patient verse ces honoraires par l’intermédiaire de l’hôpital.

Et aussi sur Dossier familial