Cinq choses à savoir sur la téléconsultation

Cinq choses à savoir sur la téléconsultation
La téléconsultation est déjà pratiquée depuis une dizaine d’années. - © agenturfotografin

Depuis le 15 septembre, les médecins peuvent proposer à leurs patients d’alterner rendez-vous en face à face et rendez-vous à distance. Sa généralisation est prévue d’ici à 2020.

Comment se passe une téléconsultation ?

La prise de rendez-vous


Le médecin propose à son patient un examen de suivi à distance, avec de la vidéo. Si ce dernier accepte, il lui envoie un lien de connexion vers une plateforme de visioconférence.
 La consultation s’organise, si nécessaire
 en présence d’un personnel de santé : par exemple, un kiné qui rééduque le patient opéré après une rupture de ligament.

Le jour du rendez-vous

Sur la plateforme, le patient autorise l’échange vidéo. Puis le médecin se connecte.

L’examen médical

Il se déroule de la même manière qu’en face à face. À la fin, le patient règle la consultation en ligne, par virement ou carte bancaire. La feuille de soins est émise ensuite.

Après le rendez-vous

Un compte rendu de l’examen rédigé par le praticien est transmis au médecin demandeur et au patient, complétant le dossier médical.

Quel est l’équipement requis ?

Il faut un ordinateur ou une tablette équipés d’une webcam, connectés à la plateforme d’échanges sécurisés. Les patients non équipés ou qui ne sont pas familiers de ces technologies pourront être assistés d’un professionnel de santé équipé, pharmacien ou infirmier à domicile. Autre solution : se rendre dans une cabine de téléconsultation.

Combien ça coûte ?

25 €. C’est le même coût qu’une consultation en face à face, chez le médecin traitant généraliste ou spécialisé en secteur 1, remboursée à hauteur de 70 % par l’Assurance-maladie (100 % en ALD) et, pour le reliquat, par la complémentaire santé.

Depuis quand la téléconsultation est-elle mise en œuvre ?

Depuis une dizaine d’années. La téléconsultation est déjà expérimentée, avec un professionnel de santé à proximité, auprès des détenus, des résidents d’Ehpad et des patients vivant dans un désert médical ou atteints d’une affection longue durée (ALD) ou d’une maladie rare.

Qu’est-ce que la télé-expertise ?

Dès le début 2019, un médecin pourra solliciter l’avis d’un confrère spécialiste avant diagnostic, avec le consentement du patient, pour la lecture d’un scanner ou l’analyse d’une lésion cutanée, par exemple.

  • Merci à la Société française de télémédecine (SFT) : sf-telemed.org.