Centrale nucléaire : les consignes en cas d'accident

Centrale nucléaire : les consignes en cas d'accident

Vous vous situez à proximité d'une centrale nucléaire et un accident majeur est intervenu : appliquez les consignes de sécurité prévues par le ministère de l'Intérieur pour vous protéger.

Des sirènes d'alerte

En cas de danger immédiat dû à un accident nucléaire à proximité de chez vous, le réseau national d’alerte (RNA) déclenche ses sirènes afin d’alerter la population.

Les sirènes émettent un signal composé de trois séquences sonores d’une minute et 41 secondes. Un silence de cinq secondes sépare chacune des séquences. Vous avez probablement déjà entendu les essais des sirènes, le premier mercredi de chaque mois à midi.

Dans les zones rurales ou isolées, l’alerte sonore peut être relayée par des haut-parleurs fixés sur des voitures.

La fin d'une alerte est signalée par un signal sonore continu d’une durée de 30 secondes.

Accident nucléaire : les premiers gestes à effectuer

Dès que vous entendez le signal sonore d’alerte :

  • Si vous êtes à l'extérieur, rejoignez le bâtiment le plus proche pour vous abriter.
  • Si vous êtes chez vous ou au travail, ne sortez pas.
  • Éteignez la climatisation, le chauffage et la ventilation.
  • Fermez les portes et les fenêtres.
  • Ecoutez la radio (Radio France, radios locales).
  • Regardez la télévision (chaines d’informations continues).

Il est également conseillé de :

  • Ne pas rester dans votre véhicule.
  • Ne pas aller chercher vos enfants à l’école (les enseignants se chargeront de leur sécurité).
  • Ne pas téléphoner (les réseaux doivent rester disponibles pour les secours).
  • Ne pas rester près des vitres.
  • Ne pas ouvrir les fenêtres par curiosité.
  • Ne pas allumer de flamme.
  • Ne pas fumer.
  • Ne pas quitter un lieu abrité sans consigne des autorités.

Les objets de première nécessité à posséder chez soi en cas d'accident nucléaire

  • Une radio et une lampe de poche avec des piles.
  • Des réserves d’eau potable.
  • Des gobelets.
  • Des couvertures.
  • Des rubans adhésifs et des ciseaux pour obstruer toutes les ouvertures.
  • Des chiffons pour boucher les aérations.
  • Une trousse de premiers soins et des médicaments indispensables.
  • Un seau et des sacs plastiques si vous n’avez pas accès aux sanitaires.
  • Des papiers d’identité (livret de famille, carte d’identité…)

Les comprimés d’iode contre les rejets radioactifs

L’Autorité de sureté nucléaire (ASN) indique qu’en cas d’accident nucléaire, les comprimés d’iode (constitué d’iodure de potassium, appelé iode stable) associés à la mise à l’abri d’une personne est un moyen de protéger efficacement la thyroïde conte les effets des rejets radioactifs.

Le rejet d’iode radioactif dans l’atmosphère constituerait le risque sanitaire le plus important pour la population. Respiré ou avalé, ce dernier se fixerait sur la glande thyroïde et pourrait accroître le risque d’apparition de cancer de cet organe, surtout chez les enfants. L’iode stable sature la glande qui ne peut plus capter ou fixer l’iode radioactif.

Quand prendre les comprimés ?

En cas d’accident nucléaire, le comprimé doit être pris uniquement lorsque le préfet en donne la consigne. L’efficacité de l’iode est de 24 heures. Les comprimés présentent une efficacité optimale s’ils sont avalés deux heures avant les rejets radioactifs.

Qui dispose de comprimés d'iode ?

En France, seule la population qui réside dans un rayon de 10 km autour des 19 centrales est toujours approvisionnée par l'intermédiaire des pharmacies de proximité. Il revient au préfet de donner la consigne aux habitants d'ingérer le médicament.

Pour faire face à un risque d'exposition radioactive plus large que le périmètre de 10 km autour des centrales, chaque préfet dispose d'un stock de comprimés d'iode à distribuer. Ces boîtes sont entreposées par le service des armées. En cas d'alerte plus étendue, et sur instruction du préfet, les habitants devront se rendre dans leur bureau de vote, munis de leur livret de famille, pour retirer les comprimés d'iode.

Comment ingérer les comprimés d'iode ?

Toutes les personnes non allergiques à l’iode peuvent absorber ces comprimés. La posologie est à adapter en fonction de l’âge des personnes :

  • 2 comprimés pour les adultes et les jeunes de plus de 12 ans. La posologie est la même pour les femmes enceintes ;
  • 1 comprimé pour les enfants de 3 à 12 ans ;
  • un demi-comprimé pour les enfants de 1 mois à 3 ans ;
  • un quart de comprimé pour les bébés jusqu’à 1 mois.

En cas d’allergie connue à l’iode, il est nécessaire d'anticiper en demandant conseil à son médecin traitant.

De l'iode pour les animaux de compagnie ?

« Il est possible de donner un quart ou un demi-comprimé à un animal de compagnie (chien ou chat), selon sa taille. Il faut en amont demander conseil à un vétérinaire », informe l’Autorité de sureté nucléaire.