Bientôt des consultations médicales par Internet

Bientôt des consultations médicales par Internet

ACTU > Consulter son médecin par Internet, pourrait devenir possible dans les années à venir. Un décret autorise en effet le praticien à établir un diagnostic et une ordonnance à distance. Celle-ci serait ensuite envoyée par e-mail au patient.

De façon plus générale, la télémédecine pourrait se développer sous toutes ses formes :

  • la téléconsultation, qui aurait pour objet de permettre à un professionnel médical d’assurer une consultation à distance à un patient ;
  • la téléexpertise, qui permettrait à un médecin de solliciter à distance l’avis d’un ou plusieurs autres confrères afin d’affiner un diagnostic ;
  • le suivi à distance, dite "télésurveillance" médicale, qui permettrait à un médecin d’interpréter à distance les données nécessaires au suivi médical d’un patient.

Des téléconsultations pour lutter contre la désertification médicale

Pour la Caisse nationale d’assurance maladie, les consultations à distance permettraient un meilleur accès aux soins dans les zones peu médicalisées. D’ores et déjà, quelques services hospitaliers pratiquent la surveillance à distance de certaines pathologies. Le suivi à distance permettrait un retour plus précoce au domicile après une hospitalisation et éviterait des déplacements en ambulance ou des visites à domicile.

Consultation par Internet : les modalités

Ces pratiques de télémédecine nécessiteront l’accord du malade. La sécurité des échanges entre patient et médecin devra être garantie : chaque acte de téléconsultation commencera par l'authentification des intervenants. De plus, un dossier médical du patient sera tenu par chaque professionnel médical intervenant à distance. Il comportera : le compte rendu de la consultation, les actes et prescriptions médicamenteuses effectués dans ce cadre, l’identité des professionnels, la date et l’heure de l’acte.

La Caisse nationale d’assurance maladie n’a, à l’heure actuelle, clarifié ni le montant des actes ou honoraires, ni leur remboursement. Les projets de télémédecine seront validés par les agences régionales de santé. Les professionnels qui l’exercent déjà ont dix-huit mois pour se mettre en conformité. De leur côté, les syndicats de médecins se montrent sceptiques sur ces innovations et attendent davantage de précisions sur les modalités d'application de ces nouvelles mesures.

Décret n°2010-1229 du 19 octobre 2010 (J.O. du 21)

Pour une analyse de cette nouvelle tendance, lisez le billet de notre blogueur Joël Chaboureau : Médecins-Robots