Pouvoir d’achat : les classes moyennes seront gagnantes

Pouvoir d’achat : les classes moyennes seront gagnantes
Tous les Français ne profiteront pas des mesures fiscales et sociales entreprises en 2018 et 2019. - © oonal

D’après une étude de l’Institut des politiques publiques, les réformes fiscales et sociales du gouvernement vont pénaliser les ménages modestes et les retraités aisés. En revanche, les classes moyennes et les ménages les plus riches verront leur pouvoir d’achat augmenter.

Après l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) fin septembre, l’Institut des politiques publiques (IPP), un organisme de recherche indépendant, livre son analyse sur l’impact des mesures des budgets 2018 et 2019 sur le portefeuille des ménages. Le pouvoir d’achat global devrait augmenter de 1,2 milliard d’euros en 2019, l’OFCE tablait sur 1,7 milliard. Mais tous les Français n’en profiteront pas.

Les ménages modestes et les retraités aisés seront perdants

Les 20 % les plus modestes seront perdants, sauf ceux qui bénéficient de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), qui passera en novembre 2019 de 860 à 900 €, ou du minimum vieillesse (+ 35 € en janvier 2019). Cette perte de pouvoir d’achat s’explique par le quasi gel des prestations familiales, des pensions retraites, des allocations logement et par la hausse du tabac (plus un euro au cours de l’année 2019) et des taxes sur les carburants.

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Les 20 % des Français les plus aisés, excepté les 1 % les plus riches qui verront leurs revenus augmenter de 6 %, seront également perdants. Ils ne bénéficient pas de la baisse de la taxe d’habitation mais le gouvernement a promis qu’elle sera supprimée pour l’ensemble des Français d’ici 2021.

Quant aux retraités figurant parmi les 20 % de Français les plus aisés, ils vont perdre jusqu’à 3 % de revenus disponibles en deux ans. Ils sont pénalisés par la sous-indexation des pensions et la hausse de la CSG.

Les classes moyennes et les 1 % les plus riches seront gagnants

A l’inverse, les classes moyennes, c’est-à-dire les ménages compris entre les 20 % les plus pauvres et les 20 % les plus aisés, seront gagnantes. Elles profitent de la suppression progressive de la taxe d’habitation.

Les actifs gagneront également en pouvoir d’achat, grâce à la suppression des cotisations maladie et chômage sur leur feuille de paie et à la baisse de la taxe d’habitation.

Enfin, comme indiqué plus haut, les 1 % de Français les plus riches seront largement gagnants grâce à la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), et à la mise en place du prélèvement forfaitaire unique (PFU).

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