Sages-femmes hospitalières : une prime et une hausse de salaire en 2022

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Sage-femme, femme enceinte, ventre
© Courtney Hale

Olivier Véran tente de réparer l’oubli du Ségur de la santé. Le ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé jeudi 16 septembre, lors d’une visio-conférence avec la profession, le versement d’une prime de 100 € net et une hausse de rémunération de quelque 100 € brut par mois à partir de janvier, au bénéfice des sages-femmes hospitalières.

Ces revalorisations figureront dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PFLSS) pour 2022, dont la présentation est prévue le 6 octobre en Conseil des ministres, a indiqué le cabinet à l’AFP. Leur coût est estimé à 40 M€. Au total, les trois quarts des quelque 23 500 sages-femmes exerçant en France vont profiter de cette mesure, selon l’AFP.

Les revalorisations salariales issues du Ségur de la santé, un cycle de consultations organisé en 2020, n’avaient pas bénéficié aux sages-femmes.

« Problématiques croissantes d’effectifs dans les maternités »

Le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes a critiqué les annonces d’Olivier Véran. Après avoir reçu un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), « le ministre des Solidarités et de la Santé a rendu un arbitrage devant répondre au malaise et aux attentes des sages-femmes », explique l’organisme.

« Si des revalorisations inférieures » aux montants proposés par l’Igas « ont été annoncées, ce seul axe est bien insuffisant pour redonner de l’attractivité à la profession et améliorer la prise en charge des femmes et des nouveau-nés », juge le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes dans un communiqué.

Pour l’organisme, le ministère ne traite « pas en profondeur les causes du malaise des sages-femmes » et ignore « les problématiques croissantes d’effectifs dans les maternités ». Le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes estime donc que « la question essentielle de la sécurité et de la qualité de la prise en charge des patientes et des nouveau-nés reste en suspens ».

La profession réclame, parmi diverses revendications, l’intégration dans le statut de praticien hospitalier, une demande que rejette Olivier Véran.

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