Retraite : racheter des trimestres en étant jeune, une fausse bonne idée ?

Deux dispositifs permettent de racheter certaines périodes pendant lesquelles vous n’avez pas ou peu cotisé pour votre retraite. Mais les actionner si jeune, est-ce intéressant ?

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris dans votre compte

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
2mn de lecture
© StockRocket

Stage : comptez 411 euros le trimestre

Le premier dispositif concerne les stages accomplis en entreprise dans le cadre de vos études supérieures. La demande doit être formulée dans les deux ans après la fin du stage. Vous pouvez racheter jusqu’à deux trimestres, chaque stage de deux mois autorisant le rachat d’un trimestre. Cette option s’applique aux stages conventionnés, payés à hauteur du minimum légal, d’une durée d’au moins deux mois consécutifs ou non s’ils ont été effectués au cours de la même année scolaire ou universitaire.

Le coût d’un trimestre est fixé à 411,36 euros, 822,72 euros pour deux trimestres, avec la possibilité de payer en 12 mensualités de 68,56 euros ou en 24 mensualités de 34,28 euros. Ce qui a priori ne semble pas trop élevé. Mais pour racheter deux trimestres, il faut avoir travaillé en tant que stagiaire pendant au moins 4 mois, perçu une gratification limitée à 2 400 euros environ pendant toute cette période (660,60 euros pour un mois de 22 jours et 546 euros pour un mois de 20 jours ouvrables).

En outre, vous devez sortir 822,72 euros de votre poche. Tout compte fait, c’est cher payé, même si les 822,72 euros versés à la caisse de retraite sont déductibles de votre revenu imposable. Surtout que les trimestres rachetés amélioreront seulement le taux de votre retraite et ne seront pas retenus en tant que trimestres cotisés pour calculer votre durée d’assurance. Autre inconvénient, le rachat intervient à plus de quarante ans de la retraite. Autant dire que vous n’avez aucune certitude sur l’intérêt de ce rachat, et il se peut même que ces trimestres ne vous servent à rien si les règles changent.

Études supérieures : jusqu’à 1 408 euros le trimestre

Le second dispositif concerne les années d’études supérieures. Si vous rachetez jusqu’à 4 trimestres correspondant à ces années dans les dix ans suivant la fin de vos études, vous pouvez profiter d’un abattement de 670 euros ou de 1 000 euros selon l’option de rachat choisie (respectivement, taux seul ou taux et durée d’assurance) sur le tarif applicable en fonction de votre revenu annuel.

Ainsi, le coût de rachat d’un trimestre d’études pour un salarié du privé de 25 ans s’élève, selon l’option :

  • en cas de revenus inférieurs à 30 852 euros annuels, à 549 euros (1 219 − 670) ou à 806  euros (1 806 − 1 000) ;
  • en cas de revenu annuel d’activité compris entre 30 852 et 41 136 euros, à 4,39 % du revenu annuel moins 670 euros ou à 6,50 % du revenu annuel moins 1 000 euros ;
  • en cas de revenu d’activité supérieur à 41 136 euros , à 955 euros (1 625 − 670) ou à 1 408 euros (2 408 − 1 000).

Malgré tout, racheter des trimestres en début de carrière est un pari risqué, comme dans le cas du rachat de trimestres de stage.

Bientôt ou déjà à la retraite : recevez nos articles par email
Chaque semaine, recevez les dernières actualités "retraite" pour faire les bons choix !

Bon à savoir // Pas plus de 4 !

Si vous rachetez deux trimestres de stage, vous ne pouvez racheter que deux années d’études supérieures à tarif préférentiel.

df
-
Publié le

Partager cet article :