Retraite : pourquoi ne faut-il pas surestimer la surcote ?

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© Prostock-Studio - iStock

C’est une constante que l’on retrouve au fil des générations récemment parties en retraite : la durée requise pour le bénéfice du taux plein reste le déterminant majeur du départ à la retraite. Autrement dit, la plupart des seniors font valoir leurs pensions lorsqu’ils atteignent le nombre de trimestres requis pour leur génération : 167 s’ils sont nés en 1960, par exemple.

Pour les autres, deux options : soit ils demandent leur retraite dès l’âge légal, quoi qu’il leur en coûte (c’est-à-dire avec une décote viagère), soit ils continuent de travailler pour majorer leurs futures pensions par le biais de la surcote (+ 1,25 % par trimestre travaillé au-delà de l’âge légal et du taux plein pour la retraite de base des salariés) et de points supplémentaires.

Pour autant, cette seconde possibilité se révèle-t-elle toujours être un bon calcul ? Oui, a priori, puisque bénéficier d’une pension plus élevée, c’est se garantir un pouvoir d’achat plus important sur le long terme.

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Plus en détail cependant, Dominique Prévert, dirigeant associé d’Optimaretraite, fait remarquer que « contrairement à ce qu’elles peuvent imaginer, certaines personnes vont certes disposer de meilleures pensions. Mais le surplus créé par la surcote peut se révéler modeste. Par exemple, chaque année travaillée au-delà de l’âge légal et du taux plein ne rapporte que 50 à 60 € par mois en plus lorsque la somme des pensions est de 1 800 € par mois ».

Au regard de l’effort demandé (une année de travail en plus), des éventuelles contraintes professionnelles à supporter (des conditions de travail pénibles) et des contraintes personnelles qui peuvent également peser (des soucis de santé, etc.), les effets de la surcote ne doivent donc pas être surestimés. Inutile donc d’analyser les choses par le seul prisme d’un montant de pension, sans tenir compte, en parallèle, des bénéfices personnels d’un emploi du temps non contraint et d’une liberté nouvelle !

14 % : c'est la part des retraités nés en 1953 partis en 2019 avec une surcote dans le régime général. (Source Drees, 2021).

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