Les meilleurs placements à 40-50 ans pour bien préparer sa retraite

Les meilleurs placements à 40-50 ans pour bien préparer sa retraite
Il est temps de diversifier ses placements : plan d’épargne entreprise, assurance-vie ou immobilier locatif… - © PeopleImages

Il est temps de diversifier ses placements : plan d’épargne entreprise, assurance-vie ou immobilier locatif… Avec une fiscalité douce et une trésorerie pour financer les études des enfants.

Il vous reste encore à travailler entre 20 et 25 ans avant l’heure de la retraite ? Le temps joue pour vous ! Même s’il convient de rester prudent, avec un horizon d’investissement aussi long, vous devrez faire la part belle aux placements dynamiques. Car, en dépit des soubresauts des marchés financiers à court terme, ce sont les placements en actions, les plus risqués, qui rapportent en principe le plus à long terme. Mais compte tenu du poids de la fiscalité des actions détenues au travers d’un compte titres ordinaire, il faut privilégier les supports qui permettent de bénéficier d’un régime fiscal plus avantageux.

Location
Avant de se lancer dans l’investissement locatif, lisez les fiches sur les différents dispositifs (le Pinel, par exemple) sur anil.org.

Alimenter son plan d’épargne entreprise

Si votre employeur vous propose un plan d’épargne entreprise (PEE), vous pourrez vous constituer un portefeuille de titres, via des Sicav et des fonds communs de placement d’entreprise. Premier intérêt de ce support : vous pouvez y verser votre quote-part de participation et vos primes d’intéressement. Ainsi, elles échappent à l’impôt sur le revenu alors que si vous demandez leur versement immédiat, elles seront imposables.

83% C’est le pourcentage de français âgé de 35-44 ans disposant d'un livret d'épargne. Source : baromètre Amundi/tnS Sofres, Les jeunes actifs et la retraite, juin 2013.

Ce supplément de rémunération non imposable est une façon quasi indolore d’épargner sans compromettre l’équilibre de votre budget mensuel. Certains employeurs complètent vos versements par un versement supplémentaire, appelé abondement. Non imposable, il est limité au triple de vos versements, sans pouvoir dépasser 3 043 € en 2015. Les sommes d’argent ainsi placées sont en principe indisponibles pendant cinq ans. Mais en pratique, il existe de nombreux cas de déblocage anticipé qui peuvent vous permettre de récupérer votre épargne avant ce terme : décès, invalidité du conjoint, financement de l’achat de votre résidence principale, mariage ou Pacs, naissance du troisième enfant… Enfin, dernier avantage et non le moindre : les produits des sommes placées sur votre PEE sont exonérés d’impôt sur le revenu, même au-delà de la durée minimale d’indisponibilité de cinq ans.

Sortir du PEA en rente viagère défiscalisée

Autre support d’épargne intéressant dans la perspective de la retraite : le plan d’épargne en actions (PEA) ou le PEA-PME, réservé aux titres de petites et moyennes entreprises. C’est le seul support d’épargne qui offre, après huit ans, la possibilité de sortir en rente viagère exonérée d’impôt sur le revenu !
À défaut d’option pour la rente, vous pourrez retirer votre épargne au fur et à mesure, au gré de vos besoins, en étalant vos retraits dans le temps. Dès lors que vous n’aurez effectué aucun retrait avant le cinquième anniversaire de votre plan, vos gains seront définitivement exonérés d’impôt sur le revenu. En contrepartie, vous ne pouvez ouvrir qu’un PEA et qu’un PEAPME par personne, et vos versements sont respectivement plafonnés à 150 000 € et à 75 000 €. Mais attention à bien évaluer les conséquences de votre choix : avec ce type de plan, votre exposition au risque est maximum… puisque vous ne vous pouvez y loger que des actions.
Seule solution pour réduire le risque à l’approche de la retraite : en réorienter une partie sur des Sicav et FCP, éligibles au PEA, mais qui n’investissent qu’une partie de leur portefeuille en actions – 75 % minimum – et placent les 25 % restant sur des supports moins risqués, comme des titres monétaires.

Produits boursier.
Des renseignements sur les produits boursiers sur le site de l’autorité des marchés financiers : amf-france.org.

Diversifier son épargne avec l’assurance-vie

Si l’idée de tout miser sur des actions vous effraie, l’assurance-vie est une solution. Sur une durée longue, les contrats multisupports sont à privilégier. Ils associent un fonds en euros – présentant les mêmes caractéristiques en termes de rendement et de sécurité que les contrats en euros – et plusieurs supports d’investissements ou unités de compte – présentant des profils de risque et de rendement variés. En choisissant parmi les différentes unités de compte proposées, vous vous constituez un portefeuille sur mesure en fonction de votre sensibilité au risque.
Tant que vous n’effectuerez aucun retrait, vos gains seront provisoirement exonérés d’impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux seront dus sur les intérêts des contrats et fonds en euros). En cas de retrait, partiel ou total, après huit années, les gains contenus dans les retraits sont imposables s’ils sont supérieurs à 4 600 € par an, pour une personne seule, ou à 9 200 € par an pour un couple.
Autrement dit, tant que vous n’atteignez pas cette limite, vous ne payez pas d’impôt sur le revenu ; au-delà, vos gains sont soumis à l’impôt sur le revenu, au barème progressif ou sur option à un prélèvement forfaitaire de 7,5 % seulement.

Bénéficier des contrats d’épargne retraite Madelin

Les indépendants – artisans, commerçants et professions libérales – peuvent souscrire un produit qui leur est spécifiquement réservé : les contrats d’épargne retraite Madelin. Les supports financiers sont les mêmes que ceux utilisés dans le cadre de l’assurance-vie et du Perp : des contrats en euros ou des contrats en unités de compte. Mais à l’heure de la retraite, l’épargne est obligatoirement convertie en rente viagère, sans possibilité de sortie en capital.

45 ans, c’est en 2014 l’âge moyen de debut de preparation a la retraite. Source : barometre deloitte, les français et la preparation de la retraite, decembre 2014.

« Ces contrats offrent une possibilité de déduction fiscale très élevée, de l’ordre de 70 000 € maximum par an. Il n’y a pas mieux sur le marché. De nombreux contrats garantissent la table de mortalité qui sera utilisée pour convertir le capital en rente, ou utilisent un taux technique différent de 0 %, ce que ne permet pas un Perp par exemple. Enfin, ils offrent de nombreuses options à la sortie, comme la possibilité de choisir une rente à annuités garanties », explique Bruno Chrétien, président de l’Institut de la protection sociale.

Investir dans l’immobilier locatif

L’achat d’un logement en vue de le louer est aussi un bon moyen de préparer sa retraite. En combinant achat à crédit et un des dispositifs fiscaux en faveur de l’immobilier locatif, vous constituerez un patrimoine à peu de frais – les loyers couvrant vos échéances – et réduirez vos impôts durant votre vie active. Une fois à la retraite, si vous continuez à louer le bien, il vous procurera des revenus complémentaires.
Mais vous pouvez aussi l’envisager comme un moyen de financer le logement que vous occuperez durant vos vieux jours. Selon le type d’investissement envisagé, il existe plusieurs régimes : réduction d’impôt Pinel si vous préférez le neuf, Censi-Bouvard si vous optez pour l’investissement clés en main dans une résidence service, Malraux pour les amateurs de belles pierres… Sans oublier les SCPI (société civile de placement immobilier) qui vous permettent, avec une mise de fonds plus minime, de bénéficier des mêmes avantages que l’investissement en direct mais sans les soucis de gestion.

L'AVIS D'EXPERT : Marc Darnault, associé dirigeant d’OptimaRetraite

Les chiffres parlent d’eux-mêmes ! À effort d’épargne comparable – 50 € par mois –, plus on commence tôt à mettre de l’argent de côté pour sa retraite, plus le capital constitué sera élevé et plus la rente attendue sera elle-même importante [voir tableau page 37]. autre intérêt de cette stratégie, notamment pour ceux qui sont encore éloignés de l’âge de la retraite : se constituer un supplément de retraite à titre individuel permet d’être moins dépendant des régimes de retraite obligatoires, dont l’avenir est incertain. C’est en outre indispensable pour les commerçants et artisans qui percevront aussi des retraites obligatoires moins élevées, parce qu’ils cotisent moins pour leur retraite que dans les autres régimes.

Plus on épargne tôt, plus le capital sera élevé !