Âge pivot de la retraite, c’est quoi ?

Âge pivot de la retraite, c’est quoi ?
L’exécutif envisage la mise en place d’un âge pivot de la retraite. - © goodluz

Le gouvernement d’Edouard Philippe étudie la fixation d’un seuil en deçà duquel les assurés subiraient, de façon temporaire, un malus sur le montant de leur pension.

Pas de modification de l’âge légal de départ à la retraite, mais la mise en place d’un âge pivot : le gouvernement d’Edouard Philippe explore cette piste dans le cadre de la préparation de sa réforme des retraites, ont rapporté lundi 8 octobre les quotidiens Le Monde et Les Echos.

Dans l’hypothèse où cette mesure entre en vigueur, si vous prenez votre retraite avant l’âge pivot, vous risqueriez de subir un malus temporaire jusqu’à ce que vous atteigniez ce seuil.

Quel serait cet âge pivot ? Selon Les Echos, une fixation à 63 ans est envisagée.

Engagement de campagne

La mesure permettrait au chef de l’Etat, Emmanuel Macron, d’éviter de trahir son engagement de campagne de ne pas modifier l’âge légal de départ à la retraite, à 62 ans. L’âge légal est le seuil à partir duquel vous pouvez partir à la retraite. Il se distingue de l’âge de la retraite à taux plein, à partir duquel vous pouvez percevoir une pension à taux plein quel que soit le nombre de trimestres, à 67 ans pour les personnes nées à partir du 1er janvier 1955.

« Il y aura toujours un âge légal de la retraite à partir duquel on pourra liquider ses droits. Il restera à 62 ans », indiquait le candidat pendant la campagne présidentielle.

Mais Emmanuel Macron précisait dans son programme : les personnes « qui le souhaitent pourront choisir de travailler plus longtemps afin d’améliorer leur pension ».

Une partie du gouvernement et le haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, doivent s’entretenir mercredi 10 octobre avec les organisations syndicales et patronales à Matignon, pour établir un bilan des concertations menées sur la réforme.

Uniformisation des règles

Cette dernière, qui sera matérialisée dans un projet de loi présenté en 2019 en Conseil des ministres, doit prévoir la création d’un système universel de retraites. Un dispositif conçu pour favoriser les passages entre les statuts (salariés, indépendants, agents publics, etc.) et uniformiser les règles applicables aux différents régimes.

Dans le système universel, « un euro cotisé » permettrait d’obtenir « les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé », expliquait Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle.