Préparer sa retraite : de l'importance de conserver tous ses bulletins de paie

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© Andrey Popov - iStock

On ne le dira jamais assez : en matière de retraite, les bulletins de paie sont un sésame extrêmement précieux pour faire valoir l’intégralité de vos droits. La raison en est très simple : ces documents permettent aux régimes de retraite de s’assurer, des années, voire des dizaines d’années après, que des cotisations retraite ont bien été précomptées, c’est-à-dire déduites de la rémunération brute, sans avoir pour autant généré l’enregistrement de trimestres ou de points retraite.

« L’ajout de trimestres a posteriori est possible pour des périodes lacunaires, à condition de pouvoir apporter les preuves que les salaires concernés ont bien fait l’objet de prélèvements de cotisations pour la retraite », explique Philippe Bainville, expert retraite à l’Assurance-retraite.

Une preuve indispensable

« Idéalement, cette preuve est apportée par les bulletins de paie. Le contrat de travail ne comporte pour sa part aucun précompte de cotisations. Il peut seulement permettre de rechercher les employeurs archivés », poursuit-il. Dans un esprit similaire, pour faire valoir des droits qui auraient pu être oubliés lors de périodes de chômage ou de maladie, les attestations annuelles Pôle emploi ou les attestations de versement des indemnités journalières de l’Assurance-maladie sont des justificatifs cruciaux, à conserver impérativement jusqu’à la demande définitive de toutes les pensions de retraite.

De multiples sources d'erreurs

Pourquoi, pour une année donnée, alors que l’on a effectivement été salarié, peu ou pas de droits retraite sont-ils reportés, générant un manque de trimestres ou de points ? Il y a de multiples explications : une mauvaise retranscription des salaires ou des cotisations prélevées lorsque les déclarations sociales n’étaient pas numérisées ; des droits acquis inscrits sur le compte d’une autre personne ; une erreur informatique ou, pire, une malversation de l’employeur qui aurait déduit du salaire les cotisations sans jamais les reverser aux caisses de retraite.

 

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