Que faire en 2021 pour réduire ses impôts en 2022 ?

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11mn de lecture
© Jirapong Manustrong

En vidéo : Comment réduire ses impôts en 2022 ?

Améliorer son quotidien et celui de ses proches

Cette année, vous êtes décidé à déléguer vos tâches ménagères et/ou à adapter votre logement pour mieux vivre votre dépendance ou handicap.

Employer une ou plusieurs personnes à votre domicile et/ou dans votre résidence secondaire

C’est sans aucun doute la façon la plus simple, la moins risquée et la plus efficace pour alléger votre impôt. Que vous employiez un salarié en direct ou que vous passiez par l’intermédiaire d’un organisme de services à la personne, vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt. Peu importe votre âge, votre état de santé ou votre niveau de revenus.

Pensez-y !

Ce crédit d’impôt est pris en compte dans le « plafond global des niches fiscales » qui limite à 10 000 euros par an l’ensemble des avantages dont peut bénéficier un foyer fiscal.

Peu importe également que vous soyez imposable ou non : si vous n’êtes pas imposable, ou si votre impôt est inférieur au montant de l’avantage auquel vous pouvez prétendre, le fisc vous remboursera la totalité du crédit d’impôt dans le premier cas, et la différence dans le second. Le crédit d’impôt est égal à la moitié de vos dépenses : salaires + charges sociales ou factures réglées aux organismes prestataires. Ces dépenses sont retenues dans la limite d’un plafond de 12 000 euros par an, majoré de 1 500 euros par enfant à charge ou par membre du foyer fiscal âgé de plus de 65 ans, dans la limite de 15 000 euros.

Soit un crédit d’impôt de 6 000 euros maximum par an pour un célibataire ou un couple sans enfant, de 6 750 euros avec un enfant ou lorsqu’un des membres du foyer fiscal a plus de 65 ans et de 7 500 euros pour deux enfants ou lorsque les deux époux ou partenaires de pacs ont plus de 65 ans. Et si c’est la première année que vous employez un salarié en direct – c’est-à-dire sans passer par un organisme de services à la personne –, votre plafond de dépenses est augmenté de 3 000 euros, ce qui porte l’avantage maximal à 9 000 euros ! Ce plafond est porté à 20 000 euros pour les contribuables invalides ou ayant à leur charge une personne invalide, soit un avantage maximal de 10 000 euros par an.

Un large éventail de services

Le crédit d’impôt pour emploi d’un salarié à domicile est accordé pour les travaux ménagers et l’entretien de la maison, l’emploi d’une garde d’enfant à domicile et/ou les services d’assistance aux personnes âgées et handicapées. Il l’est aussi pour ces services : cours de soutien scolaire, cours particuliers pour adultes (musique, couture...), petits travaux de bricolage dans la limite de 2 heures par intervention et de 500 euros par an, petits travaux de jardinage (taille des haies...) dans la limite de 5 000 euros par an, assistance informatique dans la limite de 3 000 euros par an...

Installer des équipements spéciaux en cas de dépendance

Que vous soyez propriétaire, locataire, voire simple occupant à titre gratuit de votre résidence principale, vous pouvez prétendre à un crédit d’impôt si vous y faites installer par un professionnel des équipements pour personnes âgées ou handicapées. S’il s’agit d’équipements conçus pour faciliter l’accessibilité du logement, il n’est pas nécessaire que la personne âgée ou handicapée habite dans le logement. En clair, vous pouvez bénéficier de l’avantage si vous faites installer ce type d’équipement en prévision de vos vieux jours.

Seules les caractéristiques des équipements installés comptent. Il doit s’agir d’équipements non amovibles (« installés à perpétuelle demeure », selon l’expression retenue par le Code général des impôts) comme des éviers et lavabos à hauteur réglable, des baignoires à porte, des mains courantes, des appareils élévateurs...

En revanche, s’il s’agit d’équipements permettant d’adapter votre logement à la perte d’autonomie ou au handicap, un des membres de votre foyer fiscal doit être titulaire d’une pension d’invalidité pour une invalidité d’au moins 40 %, titulaire de la carte « mobilité inclusion » portant la mention « invalidité », « priorité » ou « stationnement pour personnes handicapées » (ou une carte d’invalidité équivalente délivrée avant le 1er juillet 2017) ou une personne âgée dépendante éligible à l’allocation personnalisée d’autonomie (classée en GIR 1 à 4). Le crédit d’impôt est égal à 25 % du montant de la facture TTC (coût des équipements et frais de main-d’œuvre). Le montant des dépenses est retenu dans la limite de 5 000 euros (10 000 euros pour un couple marié ou pacsé) apprécié sur cinq années consécutives. Il est majoré de 400 euros par personne à charge.

Acquérir des systèmes de charge pour véhicule électrique

Quel que soit le niveau de vos revenus, vous pouvez prétendre à un crédit d’impôt spécifique si vous faites installer dans votre résidence, principale et secondaire (à condition qu’elle ne fasse pas l’objet d’une location), une borne de recharge pour une voiture électrique. Peu importe que vous soyez propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit. Si vous êtes marié ou pacsé, vous pouvez bénéficier de cet avantage pour l’installation de deux bornes de recharge. Pour ouvrir droit au crédit d’impôt, les dépenses d’acquisition et de pose doivent être facturées par la même entreprise. Le crédit d’impôt est égal à 75 % du montant des dépenses de fourniture et de pose, sans pouvoir dépasser 300 euros par borne de recharge. Soit un crédit d’impôt de 600 euros maximum dans le cas d’un couple soumis à imposition commune souhaitant installer deux systèmes de charge.

Faire un don

Que vous consentiez un don en argent ou engagiez des frais en tant que bénévole dans une activité associative, votre geste vous permet de bénéficier d’une réduction d’impôt. La liste des organismes habilités à recevoir des dons du public est longue : fondations et associations reconnues d’utilité publique (Fondation de France, Croix-Rouge française, etc.) ; organismes d’intérêt général ayant un caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire, sportif, familial, culturel ; associations d’aide aux personnes en difficulté fournissant gratuitement des repas et des soins ou favorisant le logement ; associations cultuelles ou de bienfaisance ; établissements d’enseignement supérieur ou d’enseignement artistique, publics ou privés, à but non lucratif ; fondations d’entreprises, universitaires, hospitalières, etc. Vous pouvez aussi profiter de cet avantage pour les dons et les cotisations versés à des partis politiques ou à un candidat pour financer sa campagne électorale.

Ces versements sont plafonnés par le Code électoral à 4 600 euros par élection et à 7 500 euros pour le financement des partis politiques, tandis que le Code général des impôts limite le montant des dons et cotisations pris en compte pour la réduction d’impôt à 15 000 euros par foyer fiscal par an. Pour les dons accordés aux organismes d’aide aux personnes en difficulté et aux victimes de violence domestique, la réduction est égale à 75 % des versements, ces versements étant retenus dans la limite de 1 000 euros. Pour le surplus et les dons aux autres organismes, partis politiques compris, la réduction est égale à 66 % des sommes versées, retenues dans la limite de 20 % du revenu imposable. Si vous dépassez cette limite de 20 %, l’excédent est reportable sur les cinq années suivantes et vous permet de bénéficier de la réduction d’impôt dans les mêmes conditions. À noter, le montant de ce crédit d’impôt n’est pas pris en compte dans le « plafond global des niches fiscales » de 10 000 euros.

Réaliser un investissement locatif

Afin d’encourager les particuliers à investir dans l’immobilier, l’acquisition d’un logement destiné à être mis en location permet de bénéficier d’une réduction d’impôt étalée dans le temps. Calculée sur le prix de revient du logement (retenu dans la limite de 300 000 euros), son taux dépend de la durée de votre engagement de location : 12 % pour 6 ans, 18 % pour 9 ans ou 21 % pour 12 ans. Soit une réduction maximum de 6 000 euros par an pendant 6, 9 ou 12 ans. Accessibles dans le neuf (dispositif Pinel) comme dans l’ancien à rénover (dispositif Denormandie), ces régimes ont de nombreuses contraintes. Une fois les travaux de construction ou de rénovation achevés, vous devez prendre l’engagement de louer le logement, non meublé, de manière continue en tant que résidence principale à un locataire dont les ressources ne doivent pas dépasser des plafonds qui dépendent de la composition de son foyer et de la localisation du logement.

Pendant toute la durée couverte par l’engagement de location, le loyer ne doit pas dépasser un plafond qui dépend de la localisation de l’immeuble. Alors que le dispositif Pinel ne s’applique que dans trois zones géographiques (Zones A, A bis et B1) où la tension entre l’offre et la demande de logements est la plus forte, le dispositif Denormandie est accessible dans plus de 235 villes labellisées « Cœur de ville » ou ayant signé une opération de revitalisation de territoire.

Investissement locatif : les conditions pour bénéficier de cet avantage en 2022

Lors de la régularisation de l’impôt à payer sur vos revenus de 2021, il ne suffit pas d’avoir signé un contrat de réservation ou une promesse d’achat cette année. Il faut que les travaux de construction pour un bien acheté neuf sur plan ou les travaux de rénovation pour un logement ancien à rénover aient été achevés en 2021.

Investir dans le capital d'une PME

Investir en direct dans le capital d’une PME ou souscrire des parts de fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI) et de fonds d’investissement de proximité (FIP) dédiés au financement de PME innovantes ou régionales permet de bénéficier d’une réduction d’impôt égale à 25 % des sommes versées.

En cas de souscription directe, ces versements sont retenus dans la limite annuelle de 50 000 euros (pour une personne seule) ou de 100 000 euros (pour un couple marié ou pacsé). En cas de souscription au travers de fonds spécialisés, les versements sont retenus dans la limite de 12 000 euros (personne seule) et de 24 000 euros (couple) pour chaque catégorie de fonds.

Seule différence : en cas de souscription en direct, la réduction d’impôt est assise sur la totalité du montant des versements, tandis qu’en cas de souscription par le biais de FCPI et de FIP, elle est assise sur le quota d’investissement dans des PME éligibles que ces fonds s’engagent à atteindre (ce quota doit être au minimum de 70 %). Dans tous les cas, la réduction n’est acquise définitivement que si vous conservez vos parts ou actions jusqu’au 31 décembre de la cinquième année suivant celle de la souscription. Soit jusqu’au 31 décembre 2026 pour une souscription réalisée en 2021, étant précisé que les sociétés de gestion des FIP et de FCIP peuvent prévoir une durée de vie des fonds, éventuellement prorogeable, plus longue que ce délai minimum de conservation.

Epargner pour sa retraite

Successeur du PERP et des contrats Madelin, le PER individuel permet de se constituer un complément de ressources liquidé sous forme de rente viagère ou de capital. Les versements effectués chaque année sur ce support sont déduits de votre revenu imposable (ou de vos bénéfices professionnels si vous êtes indépendant) dans la limite d’une enveloppe annuelle, avec report possible des enveloppes non utilisées des trois années précédentes. Pour les salariés, cette enveloppe est égale à 10 % des revenus professionnels net de frais de l’année précédente, avec un minimum de 4 114 euros et un maximum de 32 909 euros pour les versements effectués en 2021.

Pour les indépendants et chefs d’entreprise, imposés selon un régime réel d’imposition, leurs versements sont déductibles de leurs bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou de leurs bénéfices non commerciaux (BNC) – et non de leur revenu global – dans la même limite que celle prévue pour les contrats d’épargne retraite Madelin. Elle s’établit en un premier plafond, égal à 10 % de leurs bénéfices imposables, auquel s’ajoute un second plafond de 15 % pour la fraction du bénéfice comprise entre un et huit plafonds de la Sécurité sociale. Soit un minimum de 4 114 euros et un maximum de 76 102 euros pour 2021. L’économie d’impôt apportée par cette déduction étant proportionnelle à votre niveau d’imposition, elle sera d’autant élevée que vous êtes lourdement imposé. Verser 1 000 euros sur un PER vous fera économiser 450 euros d’impôt si vous êtes dans la tranche à 45 %, 110 euros si vous ne dépassez pas celle à 11 % et rien du tout si vous n’êtes pas imposable.

L'abondement sur le Percol

Si votre employeur a mis en place un Percol, vous pouvez parvenir au même résultat en procédant à des versements volontaires. Mais vous pourrez peut-être profiter en plus d’un abondement supplémentaire de votre entreprise !

 

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