Les clés du crédit à taux variable

Les clés du crédit à taux variable

Sur fond de baisse, les taux révisables redeviennent plus attractifs que les fixes. Avant de vous laisser tenter, penchez-vous sur les mécanismes de révision de la formule.

Taux fixe ou taux révisable ? Votre conseiller a beau vous vanter les mérites de sa formule variable, vous hésitez. Avec un taux fixe, le montant de votre mensualité et la durée de votre crédit sont définis dès le départ et ne bougeront jamais.

Avec un taux variable, aucune garantie en ce sens, mais des conditions d’emprunt plus favorables, permettant parfois de gagner 50 à 60 € sur une mensualité. Très tentant !

Le taux variable, une formule qui peut comporter des risques

Mais cette économie n’a rien de définitif. Un taux variable suit les mouvements - à la hausse comme à la baisse - d’un indice de référence, généralement l’Euribor 3 mois ou 1 an, lui-même dépendant des marchés financiers.

La formule n’est donc pas sans risque, surtout si elle ne comporte aucun verrou de sécurité. Dans un passé récent, certains emprunteurs en ont fait les frais. Désormais, toute offre doit présenter des mécanismes de sécurité.

Une meilleure compréhension du taux variable

"Il fallait remettre de l’ordre, car un taux variable est, en principe, moins cher, mais comporte une part de risque", indique Philippe Caplet, qui dirige le Centre d’information bancaire.

Raison pour laquelle, le 23 mai 2008, la Fédération bancaire française (FBF) et l’Association française des sociétés financières (ASF) ont pris douze engagements pour améliorer la compréhension des emprunteurs sur les implications de leur choix.

Parmi ces engagements qui sont aujourd’hui opérationnels, quatre ont retenu notre attention.

Quatre engagements mis en pratique

Interdiction de pratiquer un taux d’appel.

Parmi les engagements les plus importants, l’interdiction de pratiquer un taux d’appel, c’est-à-dire un taux plus réduit que ceux qui sont pratiqués sur le marché et qui, dès la première révision, augmente même si l’indice de référence n’a pas bougé.

La hausse du taux est limité.

"Autre engagement : une offre de prêt maîtrisable qui limite l’impact de la hausse du taux, une avancée très importante", se réjouit Philippe Caplet. Deux solutions sont possibles. La première consiste à vous proposer un taux capé (3 points maximum). Ainsi, par exemple, un taux de 3,50 % ne pourra jamais progresser au-delà de 6,50 %.

La seconde privilégie la variation de votre mensualité à l’évolution de l’inflation et répercute l’éventuel surplus sur la durée du crédit. Dans ce cas, cette durée n’excédera pas cinq ans ou 20 % de la durée initiale du crédit.

Des simulations d'évolution du taux.

"Autre avancée, la banque s’engage à fournir trois simulations d’évolution de taux, l’une à la baisse (– 2 points), l’autre à la hausse (+ 2 points), la troisième étant laissée à l’initiative de la banque", poursuit Philippe Caplet.

Les conditions de mise en œuvre précisées.

Et si le prêt comporte des souplesses (modulation ou report de mensualité, remboursement anticipé, passage à taux fixe…), leurs conditions de mise en œuvre doivent être précisées (par exemple, tarif payant ou pas, délai…).

Désormais mieux encadrées, les propositions de crédit à taux variable devront vous permettre de faire un choix éclairé.

En savoir plus sur le crédit à taux variable

  • Fédération bancaire française : www.fbf.fr (rubrique "La banque des particuliers", puis "Crédit immobilier").
  • Les Clés de la banque : www.lesclesdelabanque.fr (rubrique "Particuliers", puis "Thématiques", "Emprunter", "Les solutions", "Crédit immobilier").