L'isolation des fenêtres de votre logement

L'isolation des fenêtres de votre logement

Pour compléter l’isolation, le changement de fenêtres peut s’avérer payant. À condition de porter son choix sur un double vitrage et de changer les menuiseries, si nécessaire, en respectant les normes donnant droit au crédit d’impôt.

 

 

Comme pour l’isolation des murs ou des combles, remplacer les fenêtres et portes-fenêtres peut permettre de bénéficier d’une sensible réduction de la consommation de chauffage. Pour preuve, la part des vitrages à performances renforcées est passée de 51 % à 85 % en six ans. Cet avantage est complété par un crédit d’impôt, sous réserve de respecter la réglementation en vigueur.

Celle-ci impose de ne pas dépasser un certain coefficient de transmission thermique, désigné par la lettre U et exprimé en watts par mètre carré, qualifiant la performance des parois vitrées. Plus U est faible, meilleure sera l’isolation de la vitre. On parle ainsi de « Ug » pour les vitrages, de « Uw » pour les fenêtres ou de « Ud » pour les portes. Il est à noter que pour les modèles de fenêtres de taille identique, une déclaration de travaux doit être faite auprès de la mairie, tandis que pour les modèles de taille différente, une demande de permis de construire doit être déposée.

13 % : c’est le taux du crédit d’impôt accordé sur les travaux d’isolation des parois vitrées (équipement seulement), réalisés avant le 31 décembre 2012 sur les travaux d’isolation des parois vitrées (équipement seulement), dans un logement de plus de deux ans, pris dans la limite de 8 000 € pour une personne (16 000 € pour un couple), plus 400 € par personne à charge. Cela sous réserve de respecter les normes suivantes : Uw (coefficient de transmission thermique) ≤1,4 pour les menuiseries PVC, Uw≤1,6 pour celles en bois et Uw≤1,8 celles métalliques (fenêtres double vitrage dont l’épaisseur totale est supérieure à 24 mm).

Un double vitrage pour mieux isoler

Le choix du vitrage dépend de nombreux paramètres : étanchéité du logement, exposition, zone climatique, hauteur de la fenêtre, etc.
Le survitrage. C’est le moins coûteux, mais aussi le moins efficace. Il consiste simplement à doubler le vitrage existant avec des profilés spécifiques (ouvrants démontables ou fixes). D’ailleurs, les thermiciens le déconseillent.

Le double vitrage. C’est le plus couramment posé, notamment pour une exposition plein sud. Les triples vitrages, encore peu fréquents, peuvent se justifier avec une exposition au nord, mais seulement dans un logement très bien isolé. Le double vitrage comprend deux parois séparées par une lame d’air sec ou de gaz inerte. Plus cette lame est épaisse, plus le double vitrage est isolant. Si l’épaisseur des vitres importe peu, un gaz rare (argon ou krypton) isolera mieux que de l’air sec. Exemple : dans un double vitrage standard de 4/12/4, les deux vitres d’une épaisseur de 4 mm sont séparées par une lame d’air de 12 mm d’épaisseur. Son coefficient de transmission sera compris entre 1,6 et 1,9.

Encore plus efficace, le double vitrage peu émissif, ou à isolation renforcée (VIR), présente sur une des faces internes une fine couche translucide d’oxydes métalliques qui réduit les pertes de chaleur d’environ 30 %. Son pouvoir isolant est deux à trois fois supérieur à celui d’un double vitrage ordinaire s’il est couplé avec un gaz rare.

Ainsi, un vitrage 4/16/4 argon a un coefficient de transmission d’1,2. Attention, l’épaisseur minimale de la lame d’air exigée par la réglementation pour bénéficier du crédit d’impôt dépend du type de menuiserie (bois, aluminium ou PVC) et du type de fermeture (fenêtre coulissante, avec ou sans ajours…). à noter encore que pour un logement exposé à des nuisances sonores, un double vitrage « asymétrique » (10/10/4) présente une meilleure isolation acoustique.

Pour remplacer huit ou neuf fenêtres en double-vitrage ordinaire :
-  Budget (1) : de 6 000 à 8 000 €.
- Gain sur les consommations : 4 %.
- Retour sur investissement : 10 à 12 ans.

(1) Chiffres estimés par l’Agence nationale de l’habitat pour une maison ancienne de 100 m2 habitables, avec 15 m2 de surface vitrée (huit ou neuf fenêtres), en région parisienne, et équipée d’un système de chauffage de plus de quinze ans (base tarifs juillet 2010).

Changement de fenêtres : trois matériaux pour les menuiseries

Si les menuiseries sont en mauvais état, leur remplacement s’impose. Deux possibilités : changer l’ensemble de la fenêtre (le dormant, ou partie fixe, et l’ouvrant), ou seulement l’ouvrant en veillant à ce que la liaison avec le dormant soit parfaitement réalisée. Tous les matériaux (PVC, bois, aluminium ou PVC) présentent de bonnes performances thermiques, mais leur impact indirect sur l’environnement est loin d’être le même.
Le PVC. D’un bon rapport qualité-prix, il s’adapte facilement à l’existant et ne demande pas d’entretien. Mais ce matériau issu du pétrole exige beaucoup d’énergie pour sa fabrication, et son élimination est très polluante.

L'aluminium. Sa rigidité le rend idéal pour les grandes baies vitrées et les fenêtres coulissantes. Sa fabrication demande de l’énergie, mais il est recyclable indéfiniment.

Le bois. Sur le plan écologique, il est à privilégier, à condition qu’il soit local (chêne, pin, mélèze…) ou issu de forêts gérées durablement (labels FSC ou PEFC). Sa fabrication nécessite peu d’énergie et il est entièrement recyclable. Suivant l’essence choisie, il peut nécessiter de l’entretien (traitements, peinture…).

N’oubliez pas les volets !

Dans le cadre d’une rénovation destinée à améliorer l’isolation, la pose de volets n’est pas obligatoire. Toutefois, s’il y en avait avant les travaux, ils doivent être maintenus ou remplacés. Si des coffres roulants sont installés ou remplacés, ils doivent aussi être isolés pour un maximum d’efficacité.

Décoder les certifications

 Associé à la marque NF ou à la certification CSTBat, le label Acotherm garantit les performances acoustiques et thermiques des fenêtres (vitrage et encadrement) en aluminium, PVC ou bois. Il se définit en classes thermiques (Th) suivant leur performance d’isolation thermique. Indépendant, le label Cekal « Isolation thermique renforcée » (Ug inférieur ou égal à 2) concerne pour sa part 95 % des vitrages en France, dont il garantit l’étanchéité pendant dix ans.

En savoir plus sur l'isolation des fenêtres

-  L’Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil) dispose de 75 agences départementales.
Coordonnées au 0 820 16 75 00 et sur www.anil.org.
-  Livret de l’Ademe « Améliorez le confort de votre maison, l’isolation thermique » : sur www.ecocitoyens.ademe.fr.
- Le Webzine du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) : www.cstb.fr/archives-webzine/baies-et-vitrages.html.