Isoler son logement du sol au grenier

Isoler son logement du sol au grenier

Avec 30 % des déperditions, le toit est la partie névralgique de la maison. L’isolation parfaite du grenier est donc un objectif prioritaire, à condition de ne pas négliger le sol et les fenêtres.

Combles perdus ou aménagés : deux solutions différentes

Le grenier étant souvent très froide l’hiver et très chaude l’été, on utilisera des isolants à forte résistance thermique (R égale ou supérieure à 5).

Dans le cas de combles dits perdus, isoler le plancher seul consomme moins de matériaux et permet à la toiture de conserver une bonne ventilation. On utilise la vermiculite ou de la laine minérale posée en deux couches : une couche entre les poutres et une seconde perpendiculaire par-dessus. Une autre solution consiste à projeter en vrac de la ouate de cellulose sur le sol sur une épaisseur de 230 mm.

Si l'on souhaite aménager les combles, la laine minérale avec pare-vapeur offre un bon compromis, quel que soit le type de chevronnage. Pour une pièce à vivre, telle une chambre ou une salle de jeux, deux cas se présentent. Si le chevronnage est régulier, on pose un isolant entre les chevrons. Puis on agrafe des panneaux de polystyrène sur les liteaux en réservant un petit espace de ventilation.

Si le chevronnage est irrégulier, il est préférable de poser un isolant mince multiréflecteur (rouleau laine verre + couche d'alu longueur 5 m x 1,20 large environ 4,50 € le m2). Ce revêtement souple s'agrafe simplement sur les chevrons, côté alu vers l'intérieur de la pièce. Il existe également des panneaux de laine minérale dotés d'un système d'ossature métallique (de 5 à 8 €/m2). Ils sont fixés mécaniquement sur la charpente.

Isolation du sol

Les pertes thermiques par le sol sont estimées à 7 % en moyenne, mais peuvent atteindre 20 % dans certains cas. Quand le sol couvre une cave ou un garage non chauffés, la technique la plus commune à mettre en œuvre se nomme isolation en sous-face. Elle consiste à isoler par en dessous au moyen de panneaux rigides de polystyrène extrudé ou de polyuréthane. Il faut savoir qu’une telle isolation peut faire perdre parfois de 5 à 10 cm en hauteur et donc pénaliser les personnes de grande taille dans les sous-sols relativement bas de plafond.

Lorsqu’il n’y a pas de vide sanitaire et que la maison est érigée directement à même le sol, on ne peut pas isoler par l’extérieur. Il s'agit alors d'isoler généralement une dalle en béton traditionnelle. On posera sur le sol une ou deux couches de panneaux rigides d’isolant résistant à la compression (polystyrène) sur lesquelles on déroule un film polyéthylène isolant. Le tout est ensuite recouvert d'une autre chape de béton sur un fin treillis métallique soudé en armature.

Le rôle essentiel des fenêtres

La déperdition de chaleur par les fenêtres équipées de simple vitrage atteint près de 13 %. Aujourd'hui, le double vitrage est la première étape de tous les programmes d'isolation thermique et acoustique des maisons comme des appartements, dans le neuf comme en rénovation. En dix ans, la technologie a considérablement évolué et les particuliers doivent se plonger dans la description technique d'un produit très sophistiqué malgré les apparences.

Le principe du double vitrage est d’emprisonner une lame d'air, bon isolant thermique, entre deux couches de verre traité. Si l’on compare les paramètres qui caractérisent ses performances, on se rend compte qu’ils peuvent être très variables d’un produit à l’autre. L’Ug, l'unité de l'isolation thermique, s'exprime W/(m2.K), ce qui correspond au coefficient global de transmission par mètre carré. Plus cette valeur est basse, plus le vitrage est isolant. Ce paramètre intègre les déperditions par conduction et convection à travers le vitrage, ainsi que le rayonnement infrarouge renvoyé vers l’intérieur du logement.

Comparatif des pouvoirs isolants (Ug) :

  • Simple vitrage : 5,8
  • Double vitrage, lame d’air 12 mm : 3,0
  • Double vitrage, lame d’air 12 mm, couche à émissivité moyenne : 2,3
  • Double vitrage, lame d’air 12 mm, couche à faible émissivité : 1,9
  • VIR, lame d’argon 12 mm, couche à faible émissivité : 1,6
  • VIR, lame d’argon 16 mm, couche à faible émissivité : 1,1.

L’importance de l’épaisseur de la lame d’air

La seconde indication essentielle du vitrage concerne ses dimensions. Par exemple, la mention 4/16/4 signifie 4 mm de verre, 16 mm d'air (ou d'argon) et 4 mm de verre. Attention ! le degré d'isolation n'est pas proportionnel à l'épaisseur de la lame d'air. En effet, l'isolation maximale est obtenue pour une lame d'air de 14 à 16 mm. Une épaisseur supérieure à 16 mm ou inférieure à 14 mm produit une isolation moins importante !

Deux types de certification permettent également de tester la fiabilité des fenêtres. Le marquage CEKAL garantit la qualité de fabrication du double vitrage. Cekal est l’organisme certificateur que les vitrages sont isolants, feuilletés ou trempés. Il certifie notamment la résistance à la pénétration de l'humidité des joints d'assemblage, les performances acoustiques et les performances thermiques.

Le label AEV Acotherm, attribué par le CSTB (Comité scientifique et technique du bâtiment), définit les performances acoustiques et thermiques des fenêtres dont le classement AEV signifie :

  • A : perméabilité à l’air (1 = normal, 2 = amélioré, 3 = renforcé)
  • E : étanchéité à l’eau (1 à 3 ou E pour exceptionnel)
  • V : résistance au vent (1 à 3 ou E pour exceptionnel).

La plupart des fenêtres sont classées A2E3V2.

Quel type de menuiserie choisir pour les fenêtres ?

Trois matériaux présentent chacun ses atouts et ses inconvénients. Attention, selon la région ou dans le cas d’une copropriété, certaines règles existent qui peuvent exclure tel ou tel type de matériaux.

Le PVC ne nécessite pas d'entretien, offre une bonne étanchéité. Il existe en plusieurs coloris. Mais ces derniers peuvent mal résister au temps.

Le bois apporte une note plus noble et plus chaleureuse, c'est aussi la matière originelle des menuiseries traditionnelles. Le pin d'Oregon et le pin des Landes restent les plus performants. Inconvénient : il faut l'entretenir régulièrement et le protéger par de la peinture ou du vernis.

L'aluminium permet de façonner des ouvrants très épurés et discrets qui apportent un maximum de lumière. Il s'utilise brut ou sous divers coloris de laque. Les modèles les plus performants comportent des joints à rupture de pont thermique. Mais ils sont souvent plus chers.

Selon le budget et l'état du châssis de la fenêtre, les professionnels laissent le choix entre une dépose totale ou une rénovation. En rénovation, le châssis reste en place et reçoit la nouvelle fenêtre. Cette solution plus économique provoque cependant la perte de 10 à 20 % de surface vitrée. Si le châssis est résistant, on peut procéder à un survitrage de chaque ouvrant. L'installation d'une double fenêtre offre essentiellement une bonne isolation acoustique.

Été comme hiver, l’importance des volets

Les volets jouent un rôle important dans la protection thermique, aussi bien en hiver qu'en été. Côté matériaux, le bois offre esthétique et confort, mais nécessite un entretien régulier. Les volets en PVC résistent bien à la chaleur, au gel et la pollution. On apprécie leur étanchéité à l'air et à l'eau. Leurs homologues en aluminium présentent les mêmes qualités. Toutefois, les déperditions de chaleur sont plus importantes et leur coût élevé.

Réalisés sur mesure, les volets roulants composés d'un sandwich aluminium-polyuréthane-aluminium offrent la meilleure isolation. Les modèles haut de gamme en bois sont les plus esthétiques. Ces types de volets peuvent être automatisés, avec notamment la possibilité de les manœuvrer tous ensemble. Bien pratique dans une grande maison.