Isolation et ventilation : le duo gagnant

Isolation et ventilation : le duo gagnant

Les travaux d'isolation qui visent à limiter les déperditions de chaleur ne doivent pas rendre un logement hermétique ni le priver de sa ventilation naturelle. Complément souvent indispensable, l'installation d'une ventilation mécanique contrôlée (VMC) est un paramètre à intégrer.

L'aération naturelle d'une maison se réalise par les joints des fenêtres, les seuils de porte, les bouches d'aération au bas des murs. Ce phénomène dépend essentiellement du vent, des conditions climatiques. Son débit très aléatoire conduit à une sous-ventilation néfaste ou à une surconsommation de chauffage. Recevoir de l'air frais régulièrement et en quantité optimale rend l’habitat économe, sain et confortable.

Garantir un taux d'humidité idéal

Les experts estiment que le taux d'humidité idéal d'un logement se situe entre 30 à 50 %. Ainsi, dans un milieu trop sec, certaines personnes vulnérables souffrent de gerçures cutanées, d’irritations nasales et de la gorge voire de difficultés respiratoires. À l'inverse, dans un milieu trop humide, la prolifération de bactéries et de moisissures peut entraîner des irritations de la peau, des maux de tête, des infections respiratoires ou encore de sévères réactions allergiques (asthme, rhinite allergique).

Des petits équipements existent pour diminuer le taux d'humidité ambiant. Il suffit d'installer dans la cuisine, la salle d'eau et les WC un extracteur individuel sur une bouche d'aération (coût : 30 à 60 € l'unité).

Plus chère mais plus efficace, l'installation d'une VMC (ventilation mécanique contrôlée) permet le renouvellement de l'air de l’ensemble de la maison ou de l'appartement. Le principe est simple : un caisson d’aspiration placé dans les combles extrait l’air des pièces de service (cuisine, salle de bains et WC) que l’on a dotées de bouches d’extraction. L’air des pièces voisines, équipées de grilles d’aération classiques, suit le flux engendré par la dépression. Cette technique permet de ventiler au juste débit selon le taux d'humidité.

VMC double flux plus performante

La version "simple flux" comprend des admissions d'air dans les pièces à vivre (chambres, salon, etc.) généralement au niveau des fenêtres et des bouches d'extraction dans les pièces humides (cuisine, salle de bains, buanderie, etc.).

La ventilation mécanique contrôlée "double flux" permet d’économiser de l’énergie. Son principe vise à réchauffer l'air neuf introduit dans le logement en récupérant la chaleur de l'air évacué. L'économie sur les pertes d'énergie est de 70 %. Cependant, ce système coûte environ 600 € (contre 60 € pour VMC simple flux) et nécessite d'importants travaux de montage et d'isolation des gaines. Une telle installation s'amortit en moyenne en dix ans. Cette période correspond à la durée de vie de l'équipement.

Une VMC requiert également un entretien annuel de l'ordre de 150 € si l'on fait appel à une entreprise. Le passage des gaines d'extraction de la VMC réclame des travaux importants. Ajoutons le coût du câblage électrique, cette installation réalisée par un professionnel revient entre 1 000 à 2 000 € suivant les cas. Par ailleurs, ce matériel relativement bon marché à l'achat, s'avère hélas gourmand en énergie car une partie de l'air chauffé est évacuée.

Important : la VMC ne dispense pas d'aérer en grand le logement tous les jours. On commence par couper les appareils de chauffage puis on ouvre en grand les fenêtres pendant cinq minutes. Durant cette période, les murs et le mobilier n’ont pas le temps de se refroidir. Ce court mais important renouvellement d'air permet de réduire la ventilation sans faire chuter la température intérieure excessivement. En revanche, il est parfaitement contre-productif de laisser une fenêtre entrebâillée en laissant le chauffage allumé.