Installer la climatisation

Installer la climatisation

Le souvenir de la dernière canicule vous donne des envies d'air frais ? De l'appareil mobile d'appoint au système fixe, il y en a pour tous les goûts et tous les coûts.

La grande majorité des acheteurs de climatiseurs désirent pouvoir rafraîchir l'ambiance d'une pièce ponctuellement, lors des fortes chaleurs.

Quelle méthode de refroidissement ?

En appartement comme en maison, il est possible d'acquérir un climatiseur mobile, dont le principe de fonctionnement est le même que celui d'un réfrigérateur : un compresseur comprime un fluide frigorigène qui se détend en produisant du froid.

Il se présente comme un équipement de la taille d'un radiateur électrique d'appoint. Il contient tous les éléments permettant de réaliser le cycle de la climatisation : un compresseur, un condenseur, un détendeur et un évaporateur. Tous sont réunis par un système de tuyaux dans lequel s'écoule un fluide frigorigène.

Seuls varient ensuite les systèmes d'évacuation des calories contenues dans le fluide. Tandis que certains appareils mobiles sont équipés de bacs de condensation qu'il est nécessaire de vider régulièrement, d'autres sont munis d'une gaine d'évacuation. Celle-ci doit s'évacuer vers l'extérieur, en passant par exemple par une fenêtre entrebâillée.

Une installation simple

La mise en route de ces appareils mobiles est extrêmement aisée, puisqu'il suffit de les brancher sur le réseau électrique. Deux points faibles toutefois : d'une part, ce système de fonctionnement intégré peut représenter une gêne sonore à cause du compresseur. D'autre part, le fait de devoir laisser ouverte une fenêtre pour laisser passer la gaine d'évacuation peut devenir contre-productif, la chaleur entrant alors plus facilement dans la pièce, ce qui entraîne une consommation électrique plus importante.

Etre 500 et 1 200 €

Si l'option du climatiseur mobile est extrêmement prisée par tous ceux qui vivent en appartement, c'est en raison de son coût, oscillant entre 500 et 1 200 € selon les marques et la puissance, et de sa facilité d'installation. Il est, en revanche, souvent difficile de pouvoir engager les travaux nécessaires à la mise en place d'un système plus puissant ou plus confortable, en raison du manque de place ou bien de l'interdiction de toucher aux façades de certains immeubles.

Nos conseils

Tous les climatiseurs n'offrent pas le même rendement. Le coefficient

de performance (COP) permet aux acheteurs de connaître la performance de chaque machine en fonction de la quantité d'électricité consommée. À regarder de près lors de l'achat… Et à garder présent à l'esprit lors du fonctionnement de la climatisation, en évitant d'ouvrir les fenêtres !

On recommande également de respecter certains écarts thermiques, le niveau programmé de l'installation ne devant pas, pour des raisons de santé, être inférieur de plus de 8 °C à la température extérieure en été.

La signature d'un contrat de maintenance est également recommandée au moment de l'achat. Il est en effet très important qu'un spécialiste révise au moins une fois par an l'ensemble du dispositif. La vérification périodique des filtres, leur nettoyage et leur changement, le cas échéant, s'imposent pour conserver une bonne hygiène de l'air intérieur.

L'assistance d'un tel spécialiste est également précieuse en raison du haut degré de technologie de ces appareils, dotés, dans leur grande majorité, de télécommandes et de fonctions de programmation…

Les atouts de la climatisation réversible

Pour répondre à certaines critiques soulignant la lourdeur de cet investissement, les constructeurs ont développé des climatiseurs réversible. Dans la majorité des appareils proposés, l'évaporateur et le condenseur peuvent échanger leurs rôles sur demande, le climatiseur devenant alors un appareil de chauffage.

Cette fonction n'entraîne qu'une faible augmentation du coût initial (environ 10 %). Et, dans une zone ne connaissant pas de températures inférieures à - 10 °C, un climatiseur réversible peut remplacer les convecteurs électriques et se montrer alors bien moins gourmand qu'eux en électricité.

Que dit la copropriété ?

Dans le cas des appareils dits "splits", c'est-à-dire composés d'équipements à éléments séparés, le compresseur doit être installé à l'extérieur de l'appartement ou de la maison, suspendu à la façade de l'immeuble ou posé sur un balcon ou bien dans un jardin. Deux tuyaux relient cette unité extérieure au bloc présent à l'intérieur, ce qui entraîne bien souvent le percement de parois ou de murs pour l'installation.

Ce système est appelé "monosplit" lorsqu'il n'existe qu'une unité intérieure. Il devient "multisplit " lorsque du bloc extérieur partent plusieurs gaines reliées à différentes unités de climatisation disséminées dans l'habitation.

L'intervention d'un professionnel

La complexité de ce système nécessite alors l'intervention d'un installateur spécialisé, qui devra notamment assurer la parfaite étanchéité de l'installation (les éléments chlorés contenus dans certains fluides frigorigènes représentent un danger pour l'environnement). On passe ainsi à une autre gamme de prix, puisque le coût de cette opération, matériel compris, revient à environ 100 € le mètre carré. Pour équiper une surface de 100 m2, par exemple, il faut compter 10 000 €.

Des contraintes juridiques

Le système de climatisation se fixe sur les parties communes, il est nécessaire de faire inscrire par le syndic le projet d'installation à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale. Il est conseillé de demander à une ou plusieurs entreprises un dossier technique complet et de préciser quelles sont les parties communes qui seront concernées par une telle installation.

Communiqué au syndic, ce dossier pourra ensuite être joint à la convocation des copropriétaires à l'assemblée générale. Celle-ci devra autoriser les travaux à la majorité absolue de tous les copropriétaires (majorité de l'article 25 de la loi du 10 juillet 1965).

À défaut de réunir cette majorité, et si le projet a recueilli au moins le tiers des voix de tous les copropriétaires, la même assemblée peut procéder immédiatement à un second vote qui devra se prononcer à la majorité simple des voix exprimées des copropriétaires présents ou représentés (majorité de l'article 24). Si le projet a recueilli moins d'un tiers des voix de tous les copropriétaires, une nouvelle assemblée générale peut être convoquée dans les trois mois et statuer à la majorité de l'article 24.