Immobilier : "Les hausses de prix intempestives, c'est fini", selon la Fnaim

Immobilier : "Les hausses de prix intempestives, c'est fini", selon la Fnaim

Un volume de transactions en baisse, de crédits en berne, une méfiance des ménages à l'égard de la conjoncture immobilière. Au 3ème trimestre 2012, le marché de l'ancien est au ralenti. Explications.

Le marché de l'immobilier ancien peine à reprendre en cette fin d'année.

Au 3ème trimestre, le marché est toujours attentiste, caractérisé par une baisse des transactions et des volumes de crédit ", a résumé Jean-François Buet, qui succédera le 1er janvier à René Pallincourt à la tête de la Fnaim. A cela s'ajoute des ménages peu confiants dans la conjoncture immobilière.

Plusieurs facteurs expliquent cet attentisme : le contexte économique défavorable, la montée du chômage, des conditions d'accès au crédit plus contraignantes, mais aussi un sérieux manque de visibilité sur le plan fiscal.

Volume de crédit et prix en légère baisse

Côté volumes, ils sont en baisse de 15 % depuis le début de l’année. 

A la fin de l'année, le nombre de transactions devrait être inférieur à 700 000, alors qu’il avait atteint les 808 000 en 2011», indique la Fnaim.

Ce que recherchent les acquéreurs : ce sont des petits prix, aux alentours de 150 000 euros, explique M. Buet. Au-delà de 250 000 euros, les transactions sont bien plus rares".

Autre conséquence de cet attentisme : le volume des crédits, qui enregistre une baisse de plus de 30 % entre septembre 2011 et septembre 2012.

Les prix ? La baisse reste limitée dans la mesure où l'offre est toujours inférieure à la demande. Sur an un, en moyenne, au niveau national, les prix sont en recul de 1,1 % (0,7 % pour les appartements, 1,3 % pour les maisons). Au troisième trimestre 2012 par rapport au 2ème trimestre 2012, ils chutent de 1,1 % en Île-de-France et de 0,4 % en province (-0,6 % sur l'ensemble de la France).

Biens sûr, tout dépend de la région, du type de bien, de son état et de son emplacement.

En cœur de ville d'une grande agglomération (Bordeaux, Lyon, Lille, Nantes etc) pour les biens en bon état, bien situés, desservis par les transports, les prix restent stables. En revanche, plus on s'éloigne de ce coeur de ville, -ou du centre-ville pour les villes de taille moyenne- , plus la baisse est marquée. Le recul peut atteindre jusqu'à - 15 à - 20 % dans certaines zones rurales.

"Pas d'effondrement des prix"

Pour 2013, "la baisse des prix sera, en moyenne, au maximum de 5 %", explique M. Buet.

Pas d'effondrement donc, mais une chose est sûre, « les augmentations intempestives des prix, c'est fini ». Et d’ajouter, « les vendeurs doivent réajuster leur prix afin de coller à la situation du marché » pour retrouver une dynamique sur le marché.

Des annonces d'aides en faveur des primo-accédants, une fiscalité claire et lisible permettront de relancer le marché", a rajouté Jean-François Buet.

Point positif pour l'heure, les taux d’emprunt sont historiquement bas.

« En octobre, les taux ont bel et bien atteint des niveaux inédits et bien inférieurs au plus bas d'octobre 2010, indique Sandrine Allonier, responsable des études économiques de meilleurtaux.com. Ceci bénéficie à l'emprunteur qui peut actuellement renégocier son crédit ou obtenir des conditions exceptionnelles pour financer son projet immobilier".

Selon l'observatoire du Crédit Logement/CSA, le taux moyen national est de 3,44 % sur 17,25 ans.

Il peut être sous la barre des 3 % pour les très bons dossiers.

Cliquez sur la carte pour agrandir :

 

 Source : Fnaim octobre 2012

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