Choisir un climatiseur

Choisir un climatiseur

La climatisation n’est plus un luxe. Du coup, les fabricants multiplient les modèles. Avant d’acheter, plusieurs critères – performance énergétique, bruit et respect de l’environnement – sont à examiner soigneusement.

Un petit air frais souffle chez les particuliers. L’installation d’appareils fixes (splits) à l’intérieur de la maison, alimentés par une pompe à chaleur, se généralise.

"C’est un confort incontestable, surtout l’été. Cela permet de continuer à vivre normalement, même aux heures les plus chaudes, sans avoir en permanence les volets fermés", explique Brigitte qui habite dans le Var. Attention cependant : si vous souhaitez obtenir un rendement optimal de votre appareil, la pose ne s’improvise pas.

Du froid et du chaud

Le type de climatisation le plus fréquemment conseillé pour les particuliers est le "split" : le système comprend une unité extérieure, fixée sur la façade de l’habitation ou placée sur un balcon, et une unité intérieure (split) ou même plusieurs (multi-splits) qui délivrent du froid dans la (ou les) pièce(s) de votre choix.

Ces unités, dans lesquelles circule un fluide frigorigène, sont reliées entre elles par des tubes. L’air de la pièce, rafraîchi au contact de l’unité extérieure, est distribué à l’intérieur grâce à un ventilateur et aux liaisons souples (tuyaux). Un thermostat électronique permet de régler avec précision la température souhaitée.

Afin d’éviter tout choc thermique, il est préférable que l’écart entre la température ambiante d’une pièce et l’extérieur n’excède pas 7 à 8 °C.

La plupart des splits sont désormais "réversibles", c’est-à-dire chauffants.

S’assurer de l’efficacité frigorifique de l’appareil

Tous les climatiseurs ne présentent pas les mêmes performances énergétiques. Avant d’effectuer un choix, il convient d’étudier le coefficient d’efficacité frigorifique (EER, en watt).

De quoi s'agit-il ? Ce chiffre traduit la capacité de l’appareil à faire baisser la température. Plus il est élevé, plus la diminution de la température dans la pièce est rapide. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) conseille d’opter pour un appareil dont l’EER est supérieur à 3.

Consulter l’étiquette énergie

Il faut aussi prendre en compte la puissance réelle consommée (en kW) et la nature du gaz frigorifique. Les fluides réfrigérants de type "CFC", nuisibles pour l’environnement et qui seront interdits en 2015, sont à proscrire.

"Il est préférable de choisir des fluides dits “verts” (ou HFC), comme le R410A, qui ne détruisent pas la couche d’ozone", recommande Claude Fayet, conseiller du Syndicat des entreprises de génie climatique.

Consultez également l’étiquette énergie : la mention A+++ garantit un appareil économe en énergie. Et préférez un modèle qui ne dépasse pas de 5 décibels le jour et de 3 la nuit le niveau de bruit ambiant. Vous serez ainsi certains d’être en conformité avec la nouvelle réglementation acoustique (NRA).

Solliciter un professionnel

Le choix de la puissance de l’appareil dépend notamment du volume de la pièce, du nombre de fenêtres, de l’isolation, de l’exposition et du nombre d’occupants. "Afin d’acquérir un matériel adapté à vos besoins, il est indispensable de faire appel à un frigoriste qualifié afin qu’il établisse un bilan thermique de chaque pièce à rafraîchir", rappelle Claude Fayet, qui estime le coût de l’installation entre 1 500 et 5 000 euros, selon le volume.

Il faut prévoir des travaux relativement importants, les tuyauteries devant être intégrées dans la décoration, et l’unité extérieure fixée sur la façade ou posée sur une dalle au sol.

Si vous habitez une copropriété

Vous devez obtenir au préalable l’autorisation de l’assemblée générale, votée à la majorité absolue (article 25 de la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis).

Profiter d’un crédit d’impôt ou d'une TVA réduite

Si l’installation est réalisée par un professionnel dans un logement que vous habitez à titre de résidence principale comme propriétaire ou locataire, vous bénéficiez d’un taux de TVA de 7 % (10 % à partir du 1er janvier 2014).

Le logement doit être achevé depuis au moins deux ans.

Attention : seuls les travaux et équipements facturés par un professionnel sont concernés.

Si vous achetez un climatiseur et le faites installer par une entreprise, vous êtes soumis au taux de TVA normal fixé à 19,6 % (20 % au 1er janvier 2014).

Si vous optez pour un système de pompe à chaleur présentant un coefficient de performance énergétique (COP) supérieur ou égal à 3,3, vous profitez également d’un crédit d’impôt sur le revenu de 50 % de la facture TTC. Le prix doit être payé entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2015 (article 200 quater du code général des impôts). Le logement est nécessairement l’habitation principale du propriétaire ou du locataire choisissant le système de pompe à chaleur. Le montant du crédit d’impôt est plafonné à 8 000 euros pour une personne seule et à 16 000 euros pour un couple marié ou uni par un PACS. Ces sommes sont majorées de 400 euros par enfant à la charge d’un des deux membres du foyer fiscal et de 800 euros par enfant commun.

Prévoir un contrat d’entretien

Une climatisation nécessite un entretien régulier. Une visite annuelle doit être effectuée par un prestataire ayant obtenu un agrément préfectoral l’autorisant à manipuler des fluides frigorifiques. Il vérifiera s’il n’y a pas de fuites, dépoussiérera le système et désinfectera les unités intérieures.

Votre installateur vous proposera un contrat d’entretien au moment des travaux d’aménagement. Avant de le signer, vérifiez son coût – il peut varier de moins de 100 à plus de 200 euros –, et la fréquence des visites.

Un climatiseur mobile, pour quoi faire ?

Il permet de rafraîchir de petites surfaces sans avoir à réaliser de travaux. Un simple flexible évacue l’air chaud au travers d’une fenêtre ou d’une porte entrebâillée. Équipé de roulettes, il peut être facilement déplacé d’une pièce à une autre. Mais il est nettement moins performant qu'un climatiseur fixe et beaucoup plus bruyant, car le moteur est situé dans l’appareil. Vous pouvez en trouver dans les grandes surfaces de bricolage à partir de 300 euros.