Chauffage au bois, une bonne solution ?

Chauffage au bois, une bonne solution ?

Économique et écologique, le chauffage au bois a conquis plus de 7 millions de Français. Nos conseils pour revoir votre installation, qu’elle soit d’appoint ou générale.

Près d’un tiers du territoire français est couvert de forêts, ce qui fait du bois une énergie non seulement renouvelable mais aussi disponible localement pour la plupart des régions.

Et peu chère : de 0,028 € à 0,055 € le kWh pour les chaudières à bois contre :

  • 0,058 € pour le gaz naturel ;
  • 0,092 € pour le fioul ;
  • 0,125 € pour le propane ;
  • 0,129 € pour l’électrique, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

En outre, le bilan carbone du chauffage au bois est neutre : le CO2 produit par la combustion du bois est équivalent au CO2 absorbé par les forêts.

Limiter l’émission de polluants

Cependant, la combustion du bois émet des polluants. Pour limiter au maximum ces émissions, choisissez un appareil affichant le label Flamme verte qui distingue les appareils les plus performants et les moins polluants (flammeverte.org).

La qualité de l’installation est aussi déterminante  : l’annuaire Qualibois répertorie les installateurs qualifiés.

Choisir du bois certifié

Les bois durs (chêne, bouleau, frêne…) offrent une combustion plus longue. Tous les combustibles, y compris les granulés et les plaquettes, peuvent bénéficier de certifications garantissant la qualité du produit, son degré d’humidité, son pouvoir calorifique…

Choisissez des produits labellisés NF Bois de chauffage, NF Granulés biocombustibles, Din Plus ou encore France Bois Bûche.

Les recettes d’une bonne combustion

En brûlant, le bois émet du monoxyde de carbone, du méthane, des dioxines, du benzène et des particules. Ces émissions vont surtout contaminer l’air extérieur et non celui du logement.

La couleur de la fumée est un bon indicateur de la qualité de la combustion :

  • blanche – parce que constituée essentiellement de vapeur d’eau –, elle apporte la preuve d’un bon fonctionnement ;
  • bleue ou noire, elle témoigne d’un problème.

Il faut veiller en premier lieu à avoir un appareil récent, bien installé et bien entretenu. Ensuite, c’est la qualité du combustible qui compte : achetez-le chez un professionnel et stockez-le à l’abri de la pluie.

Les inserts ou les poêles 

Installer un insert ou un foyer fermé améliore considérablement le rendement : jusqu’à 70 % pour un insert récent (de 1000 à 6000 €).

Quant aux poêles, ils sont encore plus efficaces  : 80 % pour un poêle à bûches (de 1 000 à 5 000 €) et 85 % pour un poêle à granulés (de 3 000 à 8 000 €). Au prix de l’appareil, il faut ajouter des frais d’installation, compris entre 5 000 et 15 000 €.

Les poêles sont faits soit en acier, soit en fonte.

À bûches ou à granulés, ces poêles demandent un peu de manutention : les premiers doivent être rechargés deux à trois fois par jour, les seconds toutes les vingt-quatre ou quarante-huit heures.

Les poêles à accumulation 

Les poêles de masse ou à accumulation, réalisés en pierre réfractaire, très lourds (de 1 à 5 tonnes), fonctionnent à plein régime durant deux heures puis libèrent la chaleur accumulée le restant de la journée.

Ils coûtent entre 5 000 et 15 000 €. Du fait de leur masse, leur mise en chauffe est longue. Ce type de poêle n’est pas conseillé pour les résidences secondaires.

Choisir un système central

Si vous disposez déjà d’une installation de chauffage central, il suffit de remplacer l’ancienne chaudière par un modèle à bois, manuel (chaudière à bûches) ou automatique (chaudière à plaquettes ou à granulés).

Pour déterminer la puissance nécessaire, il faut tenir compte à la fois du volume à chauffer et de l’isolation de la maison. Il est inutile, et même nocif, de surdimensionner son installation car ces chaudières sont conçues pour fonctionner à puissance maximale.

Le choix du modèle dépend aussi de votre capacité de stockage. Enfin, si votre logement est équipé d’un système électrique, outre la chaudière, il faudra en plus installer un réseau de tuyaux.

Les chaudières à granulés 

Automatisées, elles ne demandent pas de manutention et sont proposées dans une gamme de puissances très étendue, ce qui permet d’adapter très précisément le modèle à son logement. Leur rendement peut atteindre jusqu’à 95 % et leur prix varie de 7 000 à 15 000 €.

Mais attention, le stockage des granulés demande deux fois et demie plus de place que le fioul pour la même capacité.

Ces chaudières sont aussi plus chères que les modèles d’entrée de gamme à bûches (à partir de 1 500 €) mais qui demandent, elles, à être rechargées plusieurs fois par jour et dont le rendement est légèrement inférieur (90 %).

Les chaudières à plaquettes 

Il existe également des chaudières à plaquettes de bois, qui coûtent de 12 000 à 22 000 €.

Ici, pas de manutention puisque l’alimentation est automatique, mais mieux vaut avoir de la place car les plaquettes prennent encore plus d’espace que les granulés.

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