Bien choisir sa tondeuse

Bien choisir sa tondeuse

Votre vieille tondeuse vous a lâché ! Voici les points clés à connaître pour la remplacer. Et choisir le modèle le mieux adapté à la surface de votre pelouse.

Vous hésitez entre une tondeuse à moteur électrique ou à essence, voire un robot ? Premier critère à prendre en compte : la taille de votre terrain. « L’adoption d’un modèle manuel, électrique ou thermique se fait selon un ordre croissant de surface que l’on peut tondre confortablement », explique Pierre Houdard, chef de produit équipement et plein air, chez Truffaut.

Poussée ou autotractée

La puissance du moteur est liée à la ­largeur de coupe, corrélée aux dimensions du ­terrain, et détermine le type de propulsion de la tondeuse, poussée (à condition d’être en bonne forme physique) ou autotractée. « Jusqu’à 48 cm de largeur de coupe, la ­tondeuse peut être poussée. Au-delà, les modèles sont majoritairement ­autotractés », précise-t-il.

Votre choix dépend aussi de vos exigences en termes d’esthétique (gazon anglais, ­pelouse ou prairie) et de ramassage. De ­nombreuses tondeuses sont ­équipées de kits ­mulching, une opération qui consiste à broyer finement l’herbe tondue et à la disperser sur le sol. Cela nourrit la pelouse et évite surtout la corvée de vidage de bac et de traitement des déchets. Mais avec le mulching, le nombre de tontes peut augmenter, et il faudra scarifier le terrain de temps à autre.

Un budget à géométrie variable

Enfin, le budget diffère sensiblement selon la motorisation, la largeur de coupe, la marque (attention aux garanties et au suivi des pièces détachées) et le type de carter. Celui-ci peut être en tôle, peu chère et durable si elle est de bonne qualité, en fonte, lourde et onéreuse, et, de plus en plus, en matériau composite qui présente l’avantage d’être léger, sans risque de corrosion, et solide grâce à son armature métallique.

Il ne faut pas non plus négliger le confort, qui est loin d’être accessoire : « Lorsque l’on monte en gamme, les machines sont mieux isolées contre les vibrations, plus ergonomiques (poignées plus accessibles, poste de pilotage plus confortable…), disposent de grandes et larges roues, de lames débrayables, etc.

Attention, en particulier, à vérifier si le vidage du bac est facile : une fois rempli, il pèse de 20 à 30 kg et sa ­manipulation peut vite devenir contraignante ! », prévient Pierre Houdard.

De la tondeuse manuelle à moins de 100 €, pour les toutes petites surfaces, à la tondeuse autoportée au look de petit tracteur à plus de 1 500 €, le choix est vaste, sans oublier, depuis peu, les robots qui exécutent seuls leur tâche (voir Zoom, ci-dessus).

Dernier élément qui peut également ­influencer votre décision quant à l’investissement à réaliser : on tond en moyenne une vingtaine de fois par an !

Si vous avez une surface de 100 à 200 m2, optez pour les tondeuses à main

  • Largeur de coupe :  De 31 à 45 cm.
  •  Budget :  De 60 à 200 €.
  •  À savoir  Toutes les tondeuses à main sont équipées de lames hélicoïdales, dont la coupe nette fait le bonheur des amateurs de gazon anglais. Écologiques, silencieuses, peu encombrantes, simples à utiliser et à entretenir, elles fonctionnent uniquement à l’huile de coude, ce qui restreint leur usage à de petites surfaces. Équipées d’un bac de ramassage, elles ne supportent pas l’herbe trop haute. Il faut donc prévoir une tonte hebdomadaire.

 Notre conseil : Vérifiez que le terrain est exempt de gravillons ou de cailloux, car cela endommagerait les lames.

Si vous avez une surface jusqu'à 600 m2, choisissez une tondeuse électrique

  • Largeur de coupe :  De 32 à 43 cm.
  •  Budget :  De 100 à 600 € pour les tondeuses à fil et de 300 à 700 € pour celles à batterie.
  •  À savoir  Les tondeuses à fil : alimentées en 220 volts, elles sont légères, peu bruyantes, non polluantes et pas trop chères. Poussées ou autotractées, dotées de moteurs puissants, elles sont faciles à démarrer et à manier. Inconvénient : le fil, qui risque d’être endommagé, limite leur rayon d’action. Car, pour éviter de créer des baisses de tension qui endommageraient le moteur, les rallonges doivent être de diamètre suffisant et ne pas excéder 50 m.
  • Les tondeuses à batteries : elles sont aussi puissantes que les tondeuses sur secteur grâce aux progrès des batteries lithium-ion, qui ont une durée de vie moyenne de 500 charges. Comptez 250 m2 par batterie. Alors, pour augmenter la surface de tonte, équipez-vous de deux batteries. Elles n’existent pas en version autotractée, trop gourmande en énergie.

 Notre conseil : L’affûtage régulier des lames est important pour éviter de faire peiner le moteur.

Si vous avez une surface de 1 500 m2 et plus, misez sur une tondeuse thermique

  • Largeur de coupe : De 41 à 55 cm pour les modèles poussés ou autotractés et de 60 à 100 cm pour les autoportés.
  •  Budget  De 100 à 500 € pour les tondeuses poussées, de 200 à 1 500 € pour les autotractées et de 1 500 à 10 000 € pour les autoportées.
  •  À savoir  Conduits debout (poussés ou autotractés) ou assis (autoportés), ces modèles autonomes fonctionnent avec de puissants moteurs 4 temps. Leur prix et leur consommation varient selon la puissance du moteur, les options ­– éjection latérale, dans un bac arrière ou en mulching (broyage très fin et dispersion sur le sol), boîte de vitesses, lames débrayables, etc. – et le mode de propulsion (poussé ou autotracté). Inconvénients : elles sont lourdes, polluantes, bruyantes et nécessitent un entretien régulier. Maison ne s’échine plus sur les démarreurs manuels qui ont progressé !

Notre conseil : Le super sans-plomb s’altère au bout d’un mois (dans un moteur ou un jerrican). Une vidange totale, carburateur compris, est donc nécessaire lors de l’hivernage, impératif lui aussi.