Loyers : Paris, Nice, Marseille-Aix, agglomérations les plus chères de France

Loyers : Paris, Nice, Marseille-Aix, agglomérations les plus chères de France
Paris est la ville française aux loyers les plus élevés. - © Nikada

Les loyers de relocation médians s’élèvent à 19,6 € par mètre carré dans l’agglomération de la capitale, estime la cellule économique de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM), qui rappelle que les « petites surfaces » sont plus onéreuses que les autres.

La moitié des loyers à la relocation exigés par les bailleurs dans l’agglomération parisienne dépassaient 19,6 € par mètre carré au troisième trimestre 2017, une autre moitié se situaient en deçà. C’est le niveau de loyer médian évalué par la cellule économique de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM), qui place toujours Paris comme la ville française aux loyers les plus élevés, dans une étude parue en janvier.

Mais il y a « de fortes disparités […] entre les différents arrondissements de la capitale, tout comme il existe des différences de prix entre types d’appartements. Plus ces derniers sont grands, plus le loyer diminue », rappelle dans un communiqué l’Observatoire statistique des locations (Oslo) de cette organisation de professionnels de l’immobilier.

La « cherté des petites surfaces s’explique par une demande plus forte, mais aussi par une plus grande rotation des locataires. Souvent loués par les étudiants, les studios sont parfois inoccupés pendant les deux mois d’été », indique l’Oslo, qui décrit un mécanisme de rattrapage du manque à gagner par « un loyer plus élevé ».

Le classement des dix plus grandes agglomérations

L’Oslo classe les agglomérations de plus de 500 000 habitants en fonction du niveau de loyer médian. Après Paris, viennent :

  • Nice (15,7 € par mètre carré) ;
  • Marseille-Aix (13,1 € par mètre carré) ;
  • Lille (12,6 € par mètre carré) ;
  • Bordeaux (12,6 € par mètre carré) ;
  • Toulon (12,3 € par mètre carré) ;
  • Lyon (12,2 € par mètre carré) ;
  • Toulouse (11,7 € par mètre carré) ;
  • Grenoble (11,5 € par mètre carré) ;
  • Nantes (11,5 € par mètre carré).

Près de 7 millions de biens

Composé à 70 % d’appartements et à 20 % de maisons, le parc locatif privé comptait 6,7 millions de logements au 1er janvier 2017. Les biens concernés « sont répartis de façon très inégale dans l’Hexagone puisque 21 départements en concentrent la moitié seule », explique l’Oslo. Ce parc « est très urbain : la moitié des logements » se trouvent « dans des agglomérations de plus de 200 000 habitants ».

Il est largement composé de biens « de petite taille : 17 % de studios et 26 % de deux-pièces », précise l’observatoire.