Logement : ces travaux qui allègent les impôts

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© Sinenkiy - iStock

Les frais déductibles de vos revenus locatifs

Si vous louez en non-meublé et optez pour le régime réel, vous avez le droit de déduire de vos revenus locatifs certaines dépenses (dont vous devrez pouvoir produire des justificatifs si l’administration fiscale vous les demande) liées au logement et effectivement réglées au cours de l’année : intérêts d’emprunt contracté pour l’achat, primes d’assurance, frais de gérance locative, taxe foncière, frais de procédure, notamment.

25 % : c'est le droit au crédit d'impôt ouvert, sous conditions, par les dépenses liées à l'adaptation du logement pour les personnes âgées, handicapées ou en perte d'autonomie.

Il est même possible de déduire des dépenses que vous avez réglées pour le compte du locataire si, bien qu’elles lui incombent, vous n’avez pas pu en obtenir le remboursement au 31 décembre de l’année au cours de laquelle il a quitté les lieux : factures d’eau, de chauffage, d’ascenseur, taxe d’enlèvement des ordures ménagères, etc.

Profitez du déficit foncier

Vous avez aussi le droit de déduire certains travaux que vous avez réalisés dans le logement que vous louez. Il est fréquent que le montant total des déductions dépasse celui des loyers encaissés : vous constatez ainsi un déficit foncier. Ce déficit peut, l’année où il est réalisé, et seulement cette année-là, être déduit de vos autres revenus soumis à l’impôt sur le revenu au barème progressif.

Astuces

Une belle occasion de faire des économies. Ce report sur le revenu global ne peut dépasser 10 700 €. Si le montant de votre déficit foncier est supérieur, vous ne déduisez donc que 10 700 €. Le reste sera mis en réserve et pourra être déduit, au cours des dix années suivantes, mais seulement de vos revenus fonciers (et non de votre revenu global).

Un avantage fiscal qui peut freiner la revente

Vous vous réjouissez de voir votre revenu imposable diminuer grâce à des travaux qui ont créé un déficit foncier ? « N’oubliez pas que cet avantage fiscal ne vous est définitivement acquis qu’à condition de continuer à louer votre bien au moins jusqu’au 31 décembre de la troisième année suivant celle au titre de laquelle vous avez profité de cette aubaine », précise Olivier Rozenfeld, président de Fidroit. Autrement dit, vous devez éviter de revendre le bien avant cette échéance. « À défaut, l’impôt sera recalculé comme si les déficits constatés ne pouvaient être déduits que des seuls revenus fonciers. »

Les cas particuliers

Si vous avez encaissé 2 000 € de loyers dans l’année, payé 2 100 € d’intérêts d’emprunt et 2 500 € d’autres charges déductibles, vous déduisez d’abord les intérêts d’emprunt des revenus fonciers. Ces intérêts sont supérieurs de 100 € aux revenus encaissés. Ce déficit de 100 € ne peut être déduit du revenu global, il le sera seulement des revenus fonciers des dix années suivantes. Mais il reste les 2 500 € d’autres charges, qui créent un déficit foncier de 2 500 €, imputable sur vos revenus.

Si, en dehors de vos loyers, vos ressources sont modestes, il est possible que le déficit foncier constaté dépasse votre revenu global.

Vous effectuez des travaux dans votre résidence principale

Très peu de travaux réalisés dans la résidence principale ouvrent droit à un avantage fiscal. Mais c’est encore le cas, notamment, des travaux d’adaptation du logement à la perte d’autonomie ou au handicap, ou facilitant l’accès du logement aux personnes âgées ou handicapées. Exemples : rampes, douche sécurisée, volets roulants... Ce dispositif, qui a été reconduit à plusieurs reprises dans le passé, s’applique pour l’instant aux travaux facturés au plus tard au 31 décembre 2023.

Vous pouvez en bénéficier que vous soyez propriétaire, locataire ou occupant sans titre. Ces travaux donnent droit à un crédit d’impôt égal à 25 % de la dépense, à condition d’avoir été réalisés par une même entreprise (la facture peut vous être demandée par l’administration fiscale). Ils ne sont pris en compte que dans la limite d’un plafond de 5 000 € pour une personne seule, 10 000 € pour un couple marié, majoré de 400 € par personne à charge.

À savoir : ce plafond n’est pas annuel mais pour une période de cinq ans consécutifs. Si vous l’avez déjà utilisé en 2020 à hauteur de 2 000 €, par exemple, et que vous êtes célibataire, vous ne pouvez plus en profiter qu’à hauteur de 3 000 € jusqu’en 2025.

Attention : selon les travaux, il peut être nécessaire, si l’administration fiscale l’exige, de justifier de l’état de la personne dépendante ou handicapée, par exemple en attestant qu’elle bénéficie de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA).

En vidéo : 36 astuces pour mieux déclarer ses impôts

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    Vous faites installer une borne de recharge pour les véhicules électriques

    Une nouvelle disposition fiscale permet également de bénéficier d’un crédit d’impôt pour l’acquisition et la pose (ces dépenses d’acquisition et de pose doivent avoir été facturées par la même entreprise) d’une borne de recharge pour véhicule électrique effectuées entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2023. Ce crédit d’impôt est égal à 75 % du montant des dépenses engagées, dans la limite de 300 € par système de charge. Un seul système de charge peut bénéficier de cet avantage par logement pour un célibataire, contre deux systèmes pour les couples soumis à une imposition commune.

    Ce nouveau crédit d’impôt s’applique aussi bien pour une résidence principale que secondaire, que vous en soyez propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit. Peu importe également le niveau de vos revenus. En revanche, le matériel installé doit répondre à des normes précises fixées par décret. Il s’agit des bornes de recharge pour véhicule électrique dont les types de prise respectent la norme NF EN 62196-2. La facture doit être tenue à la disposition de l’administration fiscale et comprendre la mention du lieu de réalisation des travaux, la nature de ces travaux ainsi que la désignation, le montant et, le cas échéant, les caractéristiques techniques des systèmes de charge.

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