Balcon, terrasse... Quel revêtement de sol extérieur choisir chez-soi ?

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© ronstik - iStock

Les gravillons : le plus abordable

Pour délimiter un coin terrasse dans le jardin, pourquoi ne pas adopter la solution des graviers ? Il en existe de diverses couleurs : gris, blanc (attention à l’éblouissement s’ils sont brillants), rose, jaune... Pour empêcher les mauvaises herbes d’y pousser, installez un feutre géotextile sur toute la surface que vous aurez d’abord légèrement décaissée. Reste à y déposer les gravillons et à les compacter. Afin d’éviter qu’ils ne s’éparpillent sur la pelouse, prévoyez de délimiter la terrasse avec des bordures extérieures, par exemple en brique ou en ardoise.

Avantages/inconvénients

Rapide et facile à faire soi-même, la terrasse en gravillons est la solution parmi les moins onéreuses. L’entretien est simple. Il suffit d’arracher régulièrement les mauvaises herbes qui réussissent à passer au travers du textile. Par contre, ce n’est pas la solution la plus confortable, difficile en effet de marcher pieds nus sur un sol en gravier.

Durée de vie 

Illimitée tant que vous ajoutez des graviers dès qu’ils se raréfient.

Astuces

Combien ça coûte ? Environ 20€/m2.

Détail malin

En jouant avec les différentes couleurs de gravillons, on peut créer des motifs, comme un tapis.

La pelouse artificielle : pour les petits espaces

Vous pouvez opter pour un revêtement en gazon synthétique sur votre terrasse comme sur votre balcon. Ce tapis vert se place sur le sol naturel d’un jardin (prévoir alors un feutre géotextile entre la terre et le faux gazon) ou sur un sol bétonné. La hauteur des fibres, donc des brins d’herbe, varie entre 6 et 50 millimètres. Plus ils sont longs, plus le tapis est lourd et dense, plus c’est confortable. En polypropylène (moins cher mais au contact moins agréable), en polyéthylène ou en polyamide (plus cher mais plus doux), préférez les gazons à mémoire de forme : le revêtement reprend son aspect initial après avoir été écrasé par un support de parasol, par exemple.

Des microtrous sont prévus pour drainer les eaux de pluie. Côté couleur, les plus sophistiqués mélangent des nuances de vert et même un peu de brun (pour imiter les brins brûlés par le soleil) au lieu d’un vert unique, plus artificiel. Pour mieux vieillir au soleil et au froid, préférez-les traités anti-UV, anti-gel, voire anti-chlore si le revêtement est à proximité d’une piscine.

© Dmytro Varavin - iStock

Avantages/inconvénients

Pas besoin d’avoir recours à un professionnel, des tutos sur internet vous guident pour le poser (sur les sites des grandes enseignes de bricolage et de jardinage, notamment). Ramassage des feuilles mortes, balayage, soufflage... l’entretien d’un gazon synthétique est limité. Et pas de corvées d’arrosage ni de tonte.

Durée de vie

Bien soigné et selon la qualité de départ, un gazon artificiel peut durer plus de 10 ou 20 ans.

Astuces

Combien ça coûte ? De 10 à 40 €/m2.

Détail malin 

La pelouse s’achète sous forme de rouleaux, mais aussi de dalles, plus faciles à poser.

Le bois : le plus déco

Une terrasse en bois donne tout de suite une impression chaleureuse et chic à votre extérieur. Vous avez le choix entre du bois naturel et du bois composite. Le premier vient soit des forêts européennes (pin, chêne), soit des forêts tropicales (teck, ipé, padouk). Selon l’essence, la teinte et la résistance varieront. Les bois exotiques, plus chers, sont plus denses et solides et ne nécessitent pas de traitement (contrairement au pin, par exemple) pour résister à la pluie, au soleil. Le bois est catégorisé en cinq classes définissant son degré de résistance naturelle ou obtenue par traitement. Pour une terrasse en extérieur, il faut au moins une classe 3 ou 4, voire 5 en bord de mer. Le bois composite est un mélange de sciure de bois, de résines plastiques et de colorants, d’antioxydants.

Avantages/inconvénients

Le bois naturel européen réclame, sinon un traitement, au moins un entretien régulier (nettoyage au balai-brosse, ponçage pour éviter les échardes, dégriseur si le bois vire au gris, saturateur pour le nourrir...). Le bois exotique a juste besoin d’un bon nettoyage par an, par exemple à l’aide d’un Kärcher, à basse pression. Le bois composite n’a pas d’échardes, ne demande pas d’entretien particulier à part un brossage avec un balai-brosse et de l’eau savonneuse ; il est résistant mais il doit renfermer au moins 50 % de bois pour ne pas présenter un aspect sol en plastique. Il est moins écologique et moins confortable par forte chaleur.

Durée de vie

Pin : entre 10 et 15 ans / Mélèze : entre 20 et 30 ans / Bois exotiques : plus de 40 ans / Bois composite : en moyenne 25 ans.

Astuces

Combien ça coûte ? De 50 à 80 €/m2 pour les essences européennes. De 100 à 200 €/m2 pour les bois exotiques. De 90 à 150 €/m2 pour le bois composite. À ces sommes s’ajoute le prix de la pose par un artisan : entre 40 et 60 €/m2.

Détail malin

Acheté sous forme de caillebotis plutôt qu’en lattes, le sol sera facile à poser, sans l’aide d’un professionnel.

Le saviez-vous ?

Afin de lutter contre la déforestation et l’exploitation anarchique des forêts tropicales, vérifiez que le bois choisi est marqué PEFC (programme européen des forêts certifiées) ou FSC (Forest Stewardship Council). Deux labels qui garantissent la traçabilité du bois et le respect de règles de gestion dans les plantations concernées.

La pierre : l'effet naturel

Granit, ardoise, marbre, quartzite... les dalles de pierre naturelle offrent toute une panoplie de styles et de couleurs pour habiller votre terrasse 100 % nature. La pierre reconstituée ou composite est fabriquée à partir de pierre concassée sous forme de grains très fins, puis mélangée à du ciment et des colorants. Elle se présente aussi sous forme de dalles.

© little_honey - iStock

Avantages/inconvénients

La pierre naturelle ou composite résiste au froid (attention, selon la région où vous habitez, certaines supportent cependant moins bien le gel), aux taches (les pierres poreuses doivent être traitées), aux rayures, aux chocs... La pierre composite est nettement moins chère.

La pierre naturelle, très lourde, se pose sur un sol excavé recouvert d’un lit de sable ou de gravillons ; un travail de pro qui nécessite des outils pour la taille. Quant à la pierre composite, plus régulière et légère, elle se pose plus facilement, sur une dalle en béton par exemple, comme un carrelage.

Durée de vie 

Les pierres naturelles sont inusables et traversent les siècles en se patinant joliment (attention, elles peuvent devenir glissantes). La pierre composite peut durer plus de 50 ans mais elle s’use et ternit avec le temps.

Astuces

Combien ça coûte ? Pierres naturelles : à partir de 30 €/m2 et jusqu’à 200 euros.
Pierres composites : à partir de 20 €/m2. La pose par un professionnel est facturée entre 20 et 120 €/m2.

Détail malin 

Préférez une pierre de la région, adaptée au climat, et une finition striée ou brossée, moins glissante que polie ou sablée.

Faut-il un permis de construire pour réaliser une terrasse ?

Si la terrasse est de plain-pied, vous n’avez pas besoin d’autorisation. Le permis de construire n’est obligatoire que si elle est surélevée d’au moins 60 centimètres (par exemple, une terrasse sur pilotis à cause d’un terrain pentu) et si son emprise au sol est supérieure à 20 m2. Entre 5 et 20 m2, une simple déclaration préalable de travaux, à la mairie, suffit. Au-dessous de 5 m2, aucune démarche n’est requise.

Si votre logement se situe dans un site classé, protégé ou dans une copropriété, des contraintes peuvent exister, y compris pour les matériaux utilisés pour le sol de la terrasse. En cas de doute, avant d’entamer les travaux, consultez le service d’urbanisme à la mairie ou le règlement de votre copropriété.

Le carrelage : le choix le plus large

Grand choix de coloris, de matières (grès cérame, terre cuite, ciment...), de tailles, de formes (dalles XXL, mosaïques, tomettes...) et de prix, le carrelage habille avantageusement le sol et peut créer une unité, l’impression d’agrandir votre logement s’il prolonge à l’extérieur le sol intérieur. Choisissez-le spécial extérieur, résistant au gel, pas trop poreux et traité antidérapant. Les carreaux se collent idéalement sur une chape en béton ou en ciment légèrement pentue pour l’évacuation des eaux de pluie.

Avantages/inconvénients

Le carrelage est très facile à entretenir : de l’eau, du détergent et de l’huile de coude. Il peut cependant être sensible aux chocs, s’ébrécher.

Durée de vie

Plus ou moins résistant selon sa qualité, il peut durer des dizaines d’années.

Astuces

Combien ça coûte ? À partir de 10 €/m2 et entre 35 et 90 €/m2 pour la pose, selon que les carreaux sont scellés ou collés, de grand ou petit format.

Détail malin

La main-d’œuvre pour poser des carrelages sera la même, que le carrelage soit cher ou bon marché. Mieux vaut donc investir dès le départ pour des carreaux de bonne qualité.

Le béton : pour le style

Le béton procure à votre terrasse un aspect moderne, design. Il n’est pas toujours gris et peut prendre de la couleur si on le choisit teinté, voire imprimé. Il peut aussi être lissé et traité pour résister aux intempéries.

© welcomia - iStock

Avantages/inconvénients 

Facile d’entretien, il est très résistant mais ne vieillit pas toujours très joliment. S’il devient vilain, il pourra servir de support à un sol pierré ou carrelé. En cas de fissure, il suffit de boucher et de remettre une couche en ragréage pour reconsolider le tout.

Durée de vie 

Des décennies.

Astuces

Combien ça coûte ? De 15 à 40 €/m2.

Détail malin

Attention, le béton ciré, donc glissant, est à réserver aux espaces intérieurs. Lissé à l’hélicoptère, mécaniquement, plutôt qu’à la main ou à la truelle, la surface sera plus unie et plus esthétique.

« Des terrasses à poser vous-même »

L'avis de Jean-François Laguenière, architecte décorateur à Paris.

Pour sortir des sentiers battus, voici trois idées de terrasses à composer (vous pouvez jouer avec les formes et les couleurs pour créer des motifs). Pas besoin de sceller ni de faire des joints : sur un espace légèrement décaissé recouvert d’une sous-couche géotextile puis d’un lit de sable qui stabilise le terrain, les matériaux sont à poser tout simplement.

  • Les pavés autobloquants, parfois en pierre naturelle ou reconstituée, mais le plus souvent en béton. Ils se posent à la façon d’un puzzle, en s’imbriquant les uns dans les autres.
  • Les dalles de cailloux lavés composées d’une couche de béton, de sable et de gravillons décoratifs liés par un mortier. Elles se posent côte à côte.
  • Les dalles en opus incertum sont des pierres naturelles cassées, de forme irrégulière. Ces revêtements sont très résistants (ils durent une cinquantaine d’années) et peu coûteux (entre 10 et 30 €/m2). Autre avantage, ils pourront être déplacés si la terrasse change de forme ou de place.

 

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