Comment calculer la surface de plancher d'un logement ?

Avant de faire construire ou d’agrandir votre maison, vous devez mesurer la surface de plancher. A quoi correspond-elle ? Que faut-il déduire pour avoir une donnée exacte ? Quels éléments doivent être pris en compte dans le calcul . Découvrez comment calculer facilement la surface de plancher de votre logement.

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Calcul de la surface totale de plancher
© Alberto Masnovo

Avant de faire construire ou d’agrandir votre maison, vous devez mesurer la surface de plancher. Voici comment la calculer.

A quoi correspond la surface de plancher ?

En vigueur depuis 2012, la surface de plancher permet de savoir si un projet de construction neuve ou d’extension d’un logement existant doit faire l’objet d’une déclaration préalable ou d’un permis de construire. Si la surface finale est supérieure à 150 m2, le recours à un architecte est obligatoire.

Elle correspond à la somme des surfaces de tous les niveaux construits, clos et couverts, dont la hauteur de plafond est supérieure à 1,80 m. Elle se mesure à l’intérieur, de mur à mur, au-dessus des plinthes sans intégrer l’emprise au sol des embrasures des ouvertures des pièces. Dans les combles, la hauteur se mesure à partir de la face interne de la toiture (sans prendre en compte l’épaisseur des matériaux isolants, ni l’embrasure de la fenêtre de toit).

Quelle différence entre surface habitable et surface de plancher ?

Attention, la surface de plancher ne doit pas être confondue avec la surface habitable (Loi Carrez) qui concerne uniquement l'acquisition d'un lot d'une copropriété.

Quels sont les éléments à déduire ?

 

Certaines surfaces sont ensuite déduites pour obtenir la surface de plancher définitive (article R.111-22 du Code de l’urbanisme) :

 

  • les surfaces correspondant à l'épaisseur des murs entourant les embrasures des portes et fenêtres donnant sur l'extérieur ;
  • les espaces non clos, comme les terrasses et les balcons, même s’ils sont partiellement couverts ;
  • les vides et les trémies qui correspondent aux escaliers et ascenseurs ;
  • les surfaces aménagées pour le stationnement des véhicules motorisés ou non, y compris les rampes d'accès et les aires de manœuvres ;
  • les surfaces de plancher des combles non aménageables pour l'habitation ou pour des activités à caractère professionnel, artisanal, industriel ou commercial (par exemple, plancher ne supportant pas un tel usage) ;
  • les surfaces de plancher des caves ou des celliers, dès lors que ces locaux sont desservis uniquement par une partie commune.

Quels sont les éléments à prendre en compte ?

 

En revanche, restent compris dans le calcul les éléments suivants :

 

  • les gaines et conduits de cheminées, même s’ils sont à une hauteur inférieure à 1,80 m
  • les surfaces de placards
  • les foyers de cheminée
  • le sous-sol, la cave, le cellier avec accès direct à la maison et dont la hauteur est supérieure à 1,80 m, même si le sol est en terre battue 
  • les vérandas
  • la margelle, la terrasse ou le dallage des piscines couvertes et closes avec une hauteur sous couverture supérieure à 1,80 m. En revanche, le bassin ne constitue pas un plancher ! La plupart des piscines extérieures, dont seul le bassin est couvert, non plus.

 

Bon à savoir

Un abri de jardin dont la surface au sol est inférieure ou égale à 5 m2 et dont la hauteur est inférieure ou égale à 12 mètres n’est pas considéré comme une construction et son édification est d’ailleurs dispensée de toute autorisation d’urbanisme. Il n’est donc logiquement pas compté dans la surface de plancher.

Pour vous aider à calculer la surface de plancher de votre construction, vous pouvez utiliser la fiche mise en ligne par le ministère chargé de l’urbanisme.

 

 

 

 

df
Nathalie Coulaud
Mis à jour le

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