Acheter un bien immobilier à Toulouse

Avec un marché dynamique à des tarifs encore raisonnables, la Ville rose réserve de belles promesses aux futurs acquéreurs.
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Toulouse pourrait voir son marché immobilier évoluer.
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« À la différence d’autres grandes métropoles, Toulouse se caractérise par une évolution raisonnable de son marché immobilier, avec 2 % d’augmentation moyenne des prix sur un an et un prix moyen abordable qui s’établit autour de 2 500 €/m2 », note Philippe Pailhès, président de la chambre interdépartementale des notaires de Haute-Garonne. Mais, dopée par une croissance démographique soutenue (5 000 nouveaux habitants en moyenne chaque année selon l’Insee), une forte présence étudiante et un bassin d’emploi tracté par l’industrie aéronautique, la capitale de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées pourrait voir son marché immobilier évoluer. Les prix pourraient même s’envoler – comme on le constate déjà à Bordeaux ou à Aix-Marseille – avec l’arrivée, en 2024, de la troisième ligne de métro baptisée Toulouse Aérospace Express et, surtout, le projet de construction de la LGV qui reliera Toulouse à Paris en seulement trois heures et quart.

Saint-Georges

Saint-Georges fait partie, ainsi que Saint-Étienne, les Carmes et le Capitole, des quartiers les plus prestigieux de l’hyper-centre de Toulouse et les plus porteurs actuellement, avec des hausses de prix allant de 2 à 10 % sur une année. « On trouve peu de biens sur le marché dans ce secteur, note Thomas Lepitre, négociateur à l’agence Era Esquirol. Et s’il faut compter un budget moyen de 4 500 €/m2 dans l’ancien, il n’est pas rare que des produits, cotés à 5 000 €/m2 il y a quatre ans, trouvent aujourd’hui des acquéreurs à 7 000 €/m2 ! »

Matabiau

Ce quartier jouit déjà d’une bonne localisation puisqu’il est situé à 200 mètres de l’hyper-centre. Autre caractéristique, « il propose des produits très variés, à savoir des appartements bourgeois dans l’ancien ou dans des copropriétés des années 1980-1990, mais aussi des appartements très grands, de 150 à 170 m2 », ajoute Thomas Lepitre. De plus, sa physionomie est appelée à changer en raison des chantiers en cours de réalisation, comme le nouveau parvis de la gare Matabiau qui sera achevé fin 2019, sa prolongation étant rendue possible par la couverture partielle du canal du Midi, et l’aménagement du quartier de la gare Matabiau avec de nouveaux bureaux et logements (35 % de logements locatifs sociaux et 10 % en accession sociale à la propriété), ainsi que des commerces et services.

Saint-Cyprien

Situé sur la rive gauche de la Garonne, proche de l’hyper-centre grâce à sa desserte en transports en commun, le secteur historique de Saint-Cyprien, doté de galeries et d’un marché couvert historique, affiche une vie de quartier dynamique, aujourd’hui très demandée.

« Autrefois abordable, ce quartier a bénéficié pleinement de l’effet métro après sa mise en service dans les années 1990, explique Philippe Pailhès. Ce qui explique que ses prix, atteignant 3 500 €/m2 en moyenne, soient plutôt élevés pour un quartier des faubourgs. »

Colomiers

Deuxième ville la plus peuplée de Haute-Garonne après Toulouse, Colomiers est au cœur du plus gros bassin d’emploi du département avec sa zone aéronautique. La commune affiche des prix accessibles, 2 200 €/m2 en moyenne.

« Mais la mise en service de la troisième ligne de métro reliant Colomiers à Labège au sud-est de l’agglomération toulousaine et qui passe par l’aéroport Toulouse-Blagnac et la gare Matabiau pourrait changer la donne », explique Axel de Laplagnolle, président de Square Habitat Toulouse. La cote des maisons individuelles pourrait alors grimper.

df
Katia Vilarasau
Publié le