Acheter un bien immobilier à Strasbourg

Avec une hausse moyenne de 2,4 % des prix médians au mètre carré en 2018, Strasbourg fait partie des 10 villes qui ont enregistré les plus fortes augmentations.
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La capitale du Grand Est génère une forte demande de logements.
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Avec ses institutions européennes et son pôle universitaire, la capitale du Grand Est génère une forte demande de logements. Ainsi, « le marché de l’immobilier de l’Eurométropole reste dynamique, même si le solde de la population est stable d’une année sur l’autre », explique Daniel Scheid, président de la chambre des notaires du Bas-Rhin. Il affiche également une moyenne de prix accessible, en dépit de fortes disparités entre les quartiers dues à la pénurie de biens et à l’attractivité de certains secteurs résidentiels très recherchés. « Le niveau de prix varie également dans une même rue selon l’emplacement du bien, de l’étage ou de l’orientation, note Gérard Durr, président de la Fnaim du Bas-Rhin. Même si la qualité des biens s’est globalement améliorée, les acquéreurs d’aujourd’hui ne conçoivent pas qu’un appartement ne soit pas aux normes. » Toutefois, selon Daniel Scheid, aucun quartier ou commune de l’Eurométropole ne décroche du marché, « grâce, notamment, aux opérations d’urbanisme menées par la collectivité et son souci de mixité sociale ».

La Petite France

Dans le centre de Strasbourg, inscrit au patrimoine mondial par l’Unesco depuis 1988, « les façades typiques à colombages suscitent toujours autant de coups de cœur, en dépit de la rareté des produits », indique Daniel Scheid. Majoritairement composés de petites surfaces, les biens mis sur le marché tournent autour de 4 000 €/m2 et ils peuvent atteindre les 6 000 €/m2 selon leur état. Ils restent néanmoins intéressants pour les investisseurs, « la demande locative étant très élevée, grâce à la présence de 60 000 étudiants à loger ».

La Robertsau

Ancien village de maraîchers, le quartier de la Robertsau jouit de sa proximité avec les institutions européennes et de ses nombreux espaces verts – forêt de la Robertsau, parc de Pourtalès et parc de la Petite-Orangerie – qui l’ont fait surnommer « le jardin de Strasbourg ». « Ce quartier est bien desservi par les transports en commun, en particulier par le tram dont une nouvelle extension va entrer en service au mois de juin, souligne Daniel Scheid. La présence d’écoles bilingues et de commerces le rend également très attractif. »

Schiltigheim

À 4 km au nord de Strasbourg, Schiltigheim, nommée la cité des brasseurs pour sa concentration en brasseries, est la deuxième ville de l’Eurométropole et la troisième du Bas-Rhin en nombre d’habitants. Naguère populaire, elle est aujourd’hui prisée des jeunes couples et des investisseurs, grâce à de nombreux projets immobiliers réhabilitant d’anciennes friches industrielles, comme l’écoquartier Adelshoffen ou Fischer. « On y trouve des petites maisons relativement abordables, indique Gérard Durr, même si elles se font rares sur le marché. »

Koenigshoffen

Proche du centre-ville et de la gare, le plus vieux faubourg de Strasbourg, encore très accessible, pourrait voir sa cote revalorisée, comme en témoigne la hausse de 4,7 % du prix du mètre carré en un an ! L’arrivée du tramway, en 2020, et le réaménagement de la route des Romains devraient en effet apporter un nouveau dynamisme à cette commune populaire dotée de nombreux atouts patrimoniaux et ancrée dans un parc naturel urbain de 460 hectares. Autres avantages : « Les constructions neuves y sont de qualité, et l’ancien a été bien rénové », selon Gérard Durr.

df
Katia Vilarasau
Publié le