Acheter un bien immobilier à Lyon

Forte de son rayonnement international et surtout de son bassin d’emploi très dynamique, la capitale des Gaules tout comme sa métropole voit ses prix exploser.
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L’attractivité de la métropole lyonnaise ne se dément pas.
© Pierre-Jean DURIEU

Beaucoup de demandes et très peu d’offres. À Lyon, le marché immobilier connaît actuellement une forte tension entraînant une hausse des prix. En cause ? L’attractivité de la métropole lyonnaise qui ne se dément pas. « Chaque année, le nombre d’habitants augmente », constate Anne de Planchard du cabinet Immocréation. En dix ans, la population intramuros est passée de 475 000 personnes à plus de 500 000, selon l’Insee. Extrêmement dynamique économiquement, accueillant de nombreux sièges sociaux de grandes entreprises comme GL Events ou Euronews, la capitale de la région Auvergne-Rhône-Alpes, forte de son rayonnement international, bénéficie également d’un pôle universitaire très développé. La présence de nombreux étudiants rend la ville et les communes alentour très séduisantes pour les investisseurs.

D’autant que, confirme Alexandre Schmidt, président de la Fnaim du Rhône, « la qualité des transports en commun dans la métropole donne un accès rapide au centre-ville, où que l’on se trouve dans l’agglomération ».

1er arrondissement

Le plus petit de tous les arrondissements lyonnais est aussi celui qui présente l’un des plus forts potentiels de la commune avec, notamment, le secteur de La Martinière, souligne Sandrine Celle, notaire à Lyon et membre du groupe Monassier : « Situé entre la place des Terreaux et les pentes de la Croix-Rousse, ce quartier a en effet été réhabilité récemment avec la rénovation des Halles, le plus ancien marché couvert de la commune. » La proximité de la ligne A du métro et de la place de l’hôtel de ville contribue à faire de ce secteur un emplacement de choix, offrant des immeubles cossus du XIXe siècle et des bâtiments de style canut aux très grandes fenêtres et hauteurs sous plafond de près de quatre mètres. Prix médian : 5 080 €/m2.

2e arrondissement

Constituant le cœur de la commune, la Presqu’île est l’un des quartiers les plus prisés par les acquéreurs qui y trouvent le charme de l’ancien associé au dynamisme d’une vie commerçante et culturelle. « Ce secteur convient très bien aux personnes qui aiment le mouvement et l’activité autant le jour que la nuit », explique Anne de Planchard. Pour trouver un peu plus de calme, direction au sud pour le nouveau quartier Confluence et ses résidences neuves construites par de grands architectes, comme Jean Nouvel. Mêlant bureaux, centre commercial et immeubles de logement, « cette zone est très belle, mais il lui manque encore un petit supplément d’âme », tempère Sandrine Celle. Comptez 4 460 €/m2 (+ 36,8 % en cinq ans).

3e arrondissement

Situé sur la rive gauche du Rhône, c’est l’arrondissement le plus peuplé de Lyon et l’un des plus variés. Quasiment situé en face de la Presqu’île et offrant de jolies promenades le long des quais, le secteur de la préfecture est particulièrement recherché pour l’élégance de ses immeubles haussmanniens. Conséquence de ce succès, les prix immobiliers y sont parmi les plus élevés de la commune (5 020 €/m2 de prix médian). Plus abordables, à 3 990 €/m2, les alentours de la gare de La Part-Dieu sont en pleine mutation, associant logements, centre d’activités tertiaires, infrastructures sportives et lieux culturels. Une zone pleine d’avenir même si « elle reste, pour le moment, davantage un secteur d’affaires qu’un quartier de vie », prévient Sandrine Celle. Un peu plus excentré, mais surtout beaucoup plus résidentiel et donc parfait pour les familles, le secteur Montchat, à l’est, propose des maisons cossues des années 1930 et quelques petits immeubles de deux ou trois étages. Dans le secteur Genas-Montchat, les appartements se négocient encore à 3 530 €/m2, la hausse des prix en cinq ans n’ayant atteint « que » 13,5 %, contre 37,3 % et 20,4 % dans les deux précédents quartiers du 3e.

4e arrondissement

Avec son marché, ses nombreux cafés et ses restaurants, la Croix-Rousse est souvent considérée comme un petit village. « C’est justement cette impression d’être à Lyon sans vraiment y être qui séduit les acheteurs », analyse Alexandre Schmidt. Situé sur l’une des collines de la commune, à seulement deux stations de métro de l’hôtel de ville, ce fief historique des canuts offre, en plus d’une belle vue sur Lyon, un joli mélange architectural. Les constructions anciennes du XIXe siècle côtoient quelques immeubles de standing des années 1970 ainsi que des maisons, le tout dans une ambiance un peu bobo, accessible pour 4 660 €/m2 en prix médian (+ 23,5 % en cinq ans).

5e arrondissement

« C’est un secteur à part avec le Vieux-Lyon et son habitat d’époque médiévale et Renaissance. Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, ce quartier est très recherché par ceux qui aiment la ville, le jour et la nuit. Car l’activité touristique y est intense, avec beaucoup de bars et de boîtes de nuit », détaille Anne de Planchard. Ici, les appartements montent à 4 430 €/m2. Pour trouver plus tranquille, direction la colline de Fourvière. Moins accessible car desservi uniquement par le funiculaire, ce secteur peine un peu plus à convaincre les acheteurs, malgré des vues magnifiques sur Lyon. Pour autant, il offre de belles opportunités à 3 580 €/m2 de prix médian. Là, les immeubles des années 1970, pas encore aux normes énergétiques, s’y vendent à des prix très abordables.

6e arrondissement

La proximité du parc de la Tête d’Or et de ses 117 hectares, la qualité des établissements scolaires (lycées du Parc et Édouard-Herriot en tête), le voisinage de la gare de la Part-Dieu, une bonne desserte par les transports en commun... font de cet arrondissement cossu un emplacement rêvé. Notamment pour une clientèle familiale qui aspire à trouver à se loger dans les beaux immeubles haussmanniens de ce secteur chic et bourgeois. D’où des prix parmi les plus élevés de Lyon. Si le côté du quartier situé vers le parc de la Tête d’Or, à 5 080 €/m2, est pauvre en commerces et manque un peu de chaleur, « celui plus proche de la préfecture, autour de la place du Maréchal-Lyautey, s’affirme comme beaucoup plus dynamique », note Alexandre Schmidt. Avec un prix médian au mètre carré similaire.

7e arrondissement

À proximité des quais du Rhône et non loin de la gare de la Part-Dieu, cet arrondissement et plus particulièrement le secteur de La Guillotière sont « en devenir, indique Alexandre Schmidt. Les acheteurs l’ont bien compris car ils commencent à s’y intéresser dans la mesure où ils restent proches de la Presqu’île, même à pied ». Il suffit en effet de traverser un pont pour se retrouver place Bellecour.

Encore populaire, ce secteur en passe d’être réaménagé propose un bon rapport qualité/prix au sein du quartier Victor-Bach-Saint-Louis qui a connu l’une des plus fortes progressions de prix en cinq ans (32,7 %), pour atteindre les 4 220 €/m2.

Autre coin de l’arrondissement prometteur, à 3 620 €/m2 aujourd’hui : la ZAC des Girondins, avenue Jean-Jaurès, où les anciennes friches industrielles cèdent la place à un nouveau quartier qui comptera, d’ici à 2027, 2 900 logements, 65 000 m2 de bureaux et 10 200 m2 de services et de commerces.

8e arrondissement

C’est peut-être l’un des secteurs sur lequel parier pour l’avenir avec, entre autres, l’arrivée de la ligne 6 du tram, notamment dans le quartier de Moulin-à-Vent, où le mètre carré médian vaut actuellement 2 610 €. « C’est une zone étonnante, sourit Cécile Colombat. Elle témoigne d’un dynamisme important, avec la construction d’immeubles neufs au milieu d’ensembles plus anciens, et surtout elle évolue grâce à l’introduction de la verdure dans un secteur qui était jusque-là très urbain. » Même chose du côté Mermoz, en bordure du périphérique, qui fait l’objet d’un grand projet d’aménagement urbain, avec la modernisation de l’habitat et du cadre de vie et des espaces publics repensés. Le mètre carré médian s’y vend 2 590 € (+ 11,5 % sur cinq ans).

Villeurbanne

Limitrophe de Lyon et reliée à elle par deux lignes de métro, un tram-train et trois lignes de tram (une 4e est attendue d’ici à 2024), la commune est en plein rajeunissement. « Pour le même budget, les acheteurs peuvent s’y offrir une surface beaucoup plus grande qu’à Lyon. Une très bonne alternative pour une clientèle de jeunes actifs », précise Sandrine Celle.

D’autant que la ville est en passe de se transformer totalement avec le prolongement du quartier historique des Gratte-Ciel qui verra la construction de bureaux, d’un cinéma, d’un complexe sportif, d’une résidence pour étudiants et de 900 logements. Des occasions y sont à saisir pour qui recherche une maison, notamment du côté du secteur des Poulettes qui propose des petits pavillons ouvriers, tandis que les appartements s’y échangent pour 2 920 €/m2 en prix médian.

Saint-Genis-Laval

Avec l’arrivée de la ligne B du métro dans la commune d’ici quatre ans, c’est un lieu d’avenir pour les amateurs de maisons. Ville verte avec 330 hectares de terres cultivées à deux pas du centre, des sentiers de randonnée et la présence de plusieurs ruisseaux, elle est aussi très dynamique économiquement. Ses trois centres d’activités et près de 800 entreprises et commerces y concentrent quelque 10 000 emplois. Pour des prix encore peu élevés pour la métropole, elle permet aux familles lyonnaises prêtes à s’éloigner un peu de dénicher de jolies propriétés avec jardin.

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df
Anne-Lise Defrance
Publié le

Immobilier, droit du travail, retraite...

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